VIDEO. «Nous avons été traités comme des organisations terroristes», se défend Jean-Luc Mélenchon

ENQUETE Jean-Luc Mélenchon est au cœur d’une polémique après sa réaction véhémente lors de la perquisition qui s’est tenue au siège de son parti…

L.Br.

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Jean-Luc Mélenchon a dénoncé vendredi 19 octobre 2018 "une nouvelle campagne d'affabulations", après la publication d'une enquête sur les comptes de campagne de La France insoumise.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé vendredi 19 octobre 2018 "une nouvelle campagne d'affabulations", après la publication d'une enquête sur les comptes de campagne de La France insoumise. — AFP

Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé ce vendredi depuis le siège de La France insoumise (LFI). Le chef de file des Insoumis a tenu à s’expliquer à la suite de la polémique sur sa colère pendant la perquisition menée chez lui et au siège de l’organisation politique. Il a notamment demandé que les documents personnels qui ont été saisis lui soient rendus.

« Jamais on a en même temps perquisitionné les personnes et les sièges politiques. Que craignait-on de nous ? Tout cela a été orchestré pour donner une matière première médiatique. (…) Nous sommes sous le feu d’une offensive politique organisée par toute la macronie », a-t-il déclaré lors de son allocution. « Nous avons été traités comme des organisations terroristes. » Depuis deux jours, le député est au cœur d’une tempête politique après s’être opposé avec virulence aux perquisitions menées dans le cadre de ces deux procédures. Sur des vidéos de l’opération, Jean-Luc Mélenchon appelle ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer au siège parisien du mouvement où une perquisition est en cours. On le voit également bousculer un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interpose.

Des documents personnels saisis

« Les photos personnelles les plus intimes, y compris celles de nos vacances, ont été saisies. Pourquoi ils ont absolument tout pris ? Nous ne savons pas quel matériel a été emporté. Nous demandons l’annulation de cette perquisition. J’indique à la Cnil que des fichiers ont été pris et nous voulons savoir où ils sont passés », poursuit Jean-Luc Mélenchon.

Le député des Bouches-du-Rhône est accusé d’avoir employé des assistants parlementaires européens au service de son parti en France. « On s’est étonné que je me sois emporté. Mais c’est un droit pour nous d’être dans notre siège », a expliqué Jean-Luc Mélenchon. « Je réaffirme sur l’honneur que nous nous sommes toujours conformés au règlement européen. (…) Nous sommes de bonne foi », a tenu a rappeler le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée.