Lyon : A peine revenu, Gérard Collomb entre officieusement en campagne et s’érige en fervent défenseur de l’écologie

RETOUR L’ancien ministre de l’Intérieur a participé à une conférence de presse à Lyon, où il a surtout évoqué les grandes lignes du développement de la ville…

Caroline Girardon

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Lyon, le 17 octobre 2018 - David Kimelfled (à gauche), Georges Képénékian (au centre) et Gérard Collomb ont tenu une conférence de presse pour évoquer le conseil municipal extraordinaire du 5 novembre, sans donner d'informations précises pour autant.
Lyon, le 17 octobre 2018 - David Kimelfled (à gauche), Georges Képénékian (au centre) et Gérard Collomb ont tenu une conférence de presse pour évoquer le conseil municipal extraordinaire du 5 novembre, sans donner d'informations précises pour autant. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Georges Képénékian, maire démissionnaire de Lyon, David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon et Gérard Collomb ont affiché mercredi leur unité.
  • Ils tenaient une conférence de presse avant le conseil municipal extraordinaire du 5 novembre au cours duquel Gérard Collomb devrait être réélu maire de Lyon.
  • Mais il a surtout été question des développements de la ville.
  • L’ancien ministre de l’Intérieur a donné l’impression d’être déjà en campagne.

Une conférence de presse pour évoquer le conseil municipal extraordinaire du 5 novembre. Au casting, David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon, Gérard Collomb de retour entre Rhône et Saône et Georges Képénékian, maire démissionnaire de la ville. Ce dernier, qui « a assumé le job pendant 15 mois » a souhaité faire le point ce mercredi matin sur ce qu’il appelle « un épisode technique ».

« J’aurais pu continuer un peu plus », plaisante-t-il. Mais voilà, l’élu, salué pour « sa loyauté et sa fidélité », a remis sa démission au préfet du Rhône pour rendre sa place à Gérard Collomb aux commandes de la mairie de Lyon. Le système est bien huilé. Et l’ancien ministre de l’Intérieur n’aura qu’à s’asseoir dans son fauteuil pour reprendre les rênes de la ville. Sans que l’exécutif municipal ne change… Ou presque. Et cela jusqu’aux prochaines élections municipales de 2020.

Faire taire « la rumeur publique »

« Il faut déjà gagner en 2020, nous ne sommes pas les seuls sur la place », martèle Gérard Collomb, évacuant les questions sur la répartition des postes en cas de victoire. Pas question de dire s’il envisage de se présenter uniquement à la mairie ou s’il compte se positionner pour la présidence de la Métropole de Lyon, occupée actuellement par David Kimelfeld. Les trois hommes ont souhaité afficher publiquement leur unité pour faire taire « la rumeur publique ».

« Attribuer les places que l’on pourrait avoir, avant même les échéances électorales n’est sûrement pas la bonne méthode », répond-il, ajoutant : « Nous le ferons ensemble, unis. Nous porterons les projets à trois. » Même s’il n’y a que deux places à pourvoir en cas de victoire. Et en matière de projets, Gérard Collomb avait déjà un discours bien rodé. Un discours de campagne, diront certains observateurs.

Qualité de l’air et enjeux de santé

Le futur maire de Lyon s’est montré bien plus bavard pour évoquer les enjeux à venir en matière de questions sociales, de transports, d’attractivité et surtout d’environnement. L’écologie dont il semble être devenu subitement un fervent défenseur.

« Quand on voit Pékin où l’on ne voit plus le ciel​, qui est une ville où les enfants étaient confinés dans une chambre pendant plusieurs jours, il est de temps de se saisir du problème à bras-le-corps, lance Gérard Collomb. Nous avons des défis à relever sur ce qui tourne autour des problèmes de santé, de la qualité de l’air. »

« Les innovations vont nous permettre de changer les choses. Lorsque vous allez à Confluence, vous voyez les premiers immeubles à énergie positive. Le mariage entre ville et nature, nous le réalisons chaque jour sur Lyon », ajoute-t-il, conscient qu’il « faut passer à une autre étape » : « Jamais rien n’est acquis ». En politique non plus…