VIDEO. France insoumise: Mélenchon «ne regrette rien» de son attitude lors des perquisitions

REACTION « Je ne proteste pas qu’on puisse me perquisitionner mais nous ne sommes pas dans une procédure judiciaire normale», a justifié le leader de la France insoumise...

Manon Aublanc

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Jean-Luc Mélenchon se distingue.
Jean-Luc Mélenchon se distingue. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

« J’ai le droit de me fâcher. » Au lendemain des perquisitions, notamment chez lui et au siège du parti, Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France insoumise, a assuré ne rien regretter de sa vive réaction et a dénoncé une « volonté d’intimidation ».

Mardi, le domicile de Jean-Luc Mélenchon et le siège de la France insoumise ont été perquisitionnés dans le cadre de l’enquête sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens, mais aussi sur les comptes de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle.

« Personne n’est au-dessus des lois »

Le député des Bouches-du-Rhône a dénoncé une « énorme opération de police politique », le jour du remaniement. « Je ne regrette rien. On m’interdit d’entrer dans le siège de mon propre mouvement et c’est moi qui vais regretter ? », a déclaré l'élu de Marseille au micro de BFMTV.

« Personne n’est au-dessus des lois », a reconnu le député, avant d’ajouter : « On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs dans tout le pays, c’est pas normal, donc j’ai le droit de le dire, j’ai le droit de me fâcher ».

« On peut tout perquisitionner, mais pas ma liberté de penser »

« Je ne proteste pas qu’on puisse me perquisitionner mais nous ne sommes pas dans une procédure judiciaire normale. Mon avocat ne peut pas venir chez moi. Il y a eu dix perquisitions, ils ont pris les ordinateurs (…) On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs », a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

« On peut tout perquisitionner, mais pas ma liberté de penser », a assuré l’élu, qui a justifié : « Le ton est monté (…) C’était un moment de tension et de passion ». « Ce qui s’est passé hier (mardi), c’est pas la peine d’en faire un fromage, sinon pour se poser des questions politiques, qui a décidé de tout ce bazar le jour du remaniement ? », a conclu le patron de la France insoumise.