Benoît Hamon ne se rangera pas derrière Jean-Luc Mélenchon, le «nouveau César» de la gauche

TOUJOURS PAS Ce week-end, plusieurs personnalités ont annoncé leur décision de quitter le Parti socialiste pour se rapprocher de La France insoumise…

Manon Aublanc

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Benoît Hamon a fondé Générations le 1er juillet 2017.
Benoît Hamon a fondé Générations le 1er juillet 2017. — XAVIER VILA/SIPA

Le torchon continue de brûler entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Alors que plusieurs personnalités du PS ont décidé de rejoindre La France insoumise, le patron de Génération.s, lui, a indiqué, lundi au micro de Radio Classique, que cette initiative ne « l’intéressait pas beaucoup ».

D’abord Marie-Noëlle Lienemann, puis Emmanuel Maurel. Plusieurs personnalités ont annoncé, ce week-end, leur décision de quitter le Parti socialiste pour se rapprocher de La France insoumise, avançant l’idée créer une formation plus proche du parti d’extrême gauche. Marie-Noëlle Lienemann, de son côté, a assuré, dans un entretien au Journal du dimanche, que Benoît Hamon avait « toute sa place » dans ce nouveau projet.

« Les retrouvailles de l’ancienne gauche du PS »

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle semble loin d’être séduit par l’idée, n’y voyant qu’un nouveau « mouvement d’appareil ». Benoît Hamon, qui a critiqué « les retrouvailles de l’ancienne gauche du PS », s'en est pris à Jean-Luc Mélenchon directement : « La gauche a-t-elle vocation à se rallier derrière un nouveau César ? Non. La gauche a toujours été diverse », a-t-il déclaré.

« Je constate une pratique personnelle de Jean-Luc Mélenchon qui ne correspond pas à l’idée que je me fais de l’intelligence collective », a poursuivi Benoît Hamon.

Pas de candidature officielle aux Européennes, mais un engagement « total »

Pour le leader de Génération.s, la «grosse différence» entre Jean-Luc Mélenchon et lui, c'est celle de la question européenne. Benoît Hamon, lui, estime que les solutions aux crises doivent être « européennes ». « Il n’y a pas de réponse nationale à la crise européenne. Je pense que toute réponse nationale ne peut être à la fin que nationaliste », soutient-il. Benoît Hamon, qui n'a pas encore annoncé s'il serait tête de liste aux Européennes, « s’engagera totalement dans la bataille », et promet que « la dynamique existera ».