Jeunes LR: Aurane Reihanian, le candidat soutenu par Wauquiez, accusé de fraude

ELECTION Dans une conversation audio diffusée à son insu, on entend Aurane Reihanian discuter avec un proche de moyens de frauder...

M.C. avec AFP

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Laurent Wauquiez et Aurane Reihanian en septembre 2017.
Laurent Wauquiez et Aurane Reihanian en septembre 2017. — KONRAD K./SIPA

Ambiance chez les jeunes LR, où l’on dénonce « scrutin opaque » d'un côté et « boules puantes » de l'autre. La liste d’Aurane Reihanian, soutien de Laurent Wauquiez, a remporté samedi l’élection pour la présidence des jeunes Républicains face à celle de Charles-Henri Alloncle, sur fond d’accusations de tricherie électorale. La liste d’Aurane Reihanian, ancien assistant parlementaire de Laurent Wauquiez et qui avait reçu le soutien de plusieurs membres de la direction, a obtenu environ 58 % des voix.

Charles-Henri Alloncle a indiqué à l’AFP qu’il entendait déposer un recours devant la Haute autorité de LR. Il a dénoncé « l’opacité du scrutin » et accusé l’équipe d’Aurane Reihanian d’avoir enfreint le règlement électoral. Il s’appuie notamment sur une conversation audio d’Aurane Reihanian avec un proche, diffusée à son insu et révélée samedi par le JDD, dans laquelle on l’entend prôner de « tenter » de récupérer des identifiants d’adhérents.

Aurane Reihanian a dénoncé une « boule puante » et fait valoir des « propos sortis de leur contexte ». Il a également accusé Charles-Henri Alloncle d’avoir falsifié l’identité de Laurent Wauquiez dans des e-mails.

Polémique après ses propos sur les enfants issus de la PMA

Doctorant en droit, président des « Jeunes avec Wauquiez », Aurane Reihanian est conseiller technique du président de LR à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Son nom circulait depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti pour les Jeunes Républicains, en perte de vitesse depuis plusieurs années. Il avait suscité la polémique en déclarant notamment au quotidien Libération que les enfants issus de PMA « ne devraient même pas exister », avant de s’excuser.

Chez Les Républicains, la journée a également été marquée par le renouvellement des instances fédérales. La plupart des départements ne connaissaient qu’un candidat. Le député Eric Ciotti a été élu dans les Alpes-Maritimes où il succède à son rival Christian Estrosi, qui ne s’était pas représenté. François Baroin a été réélu dans l’Aube.

Dans les Yvelines, l’ancien secrétaire d’Etat Pierre Bédier a devancé Alexandra Dublanche. La vice-présidente de la région a félicité son adversaire, alors que des accusations sur des adhésions suspectes avaient émaillé la campagne.

Dans le Nord, le député Sébastien Huyghe a devancé le sénateur Marc-Philippe Daubresse. Le député Thibault Bazin a été battu par Eric Pensalfini en Meurthe-et-Moselle, département de Nadine Morano. A Paris, un second tour oppose dimanche Agnès Evren, vice-présidente de la région, au conseiller de Paris Jean-Jacques Giannesini.