Départ d'Emmanuel Maurel du PS: «Nous ne serons jamais populistes», prévient Olivier Faure

CRISE Le premier secrétaire du PS tente de remobiliser les troupes... 

20 Minutes avec AFP

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Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 13 octobre 2018.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 13 octobre 2018. — FRED TANNEAU / AFP

Le premier secrétaire du PS  Olivier Faure a réglé ses comptes ce samedi avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, après leur décision de quitter le PS, expliquant que les socialistes ne seraient « jamais populistes », et dénonçant une voie qui « est celle de la surenchère ».

« Nous n’avons jamais emprunté cette voie-là, celle du populisme », a déclaré Olivier Faure lors d’un Conseil national des socialistes à Paris. « Alors chers camarades nous ne serons jamais populistes. Socialistes, oui. Ecologistes oui. Démocrates, oui. Populistes, jamais. C’est le désaccord profond que j’ai avec Emmanuel Maurel », a lancé le député de Seine-et-Marne.

« Le populisme c’est d’abord une façon de tromper le peuple. Nous ne l’avons jamais été, nous ne le serons jamais. Il y a parfois la nécessité de devancer sur un certain nombre de sujets l’opinion publique (…) Je suis convaincu que la politique c’est fédérer autour d’un projet (…) La gauche s’est toujours battue contre le populisme », a insisté Olivier Faure auprès de la presse.

Pas de surenchère

Dans son discours, Olivier Faure a exprimé son souhait de continuer sur la voie des socialistes, « qui n’est pas celle de la surenchère. Parce que la surenchère, c’est toujours le chemin le plus court pour passer des causes communes aux illusions perdues » ; une allusion évidente au nom du club créé par le courant d’Emmanuel Maurel avec le MRC, « Nos causes communes ».

Ce conseil national du PS consacré à la question des européennes se tenait au lendemain de l’annonce du départ du PS du député européen Emmanuel Maurel, le chef de file de l’aile gauche du parti, avec une partie de ses troupes.

Sans surprise, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a suivi son exemple ce samedi. Venue expliquer son choix devant ses camarades socialistes, elle a été accueillie à la tribune par des huées, selon des participants. Les proches de Stéphane Le Foll ont quitté la salle en signe de protestation.