Loi Pacte: Le projet de loi largement adopté en première lecture par l'Assemblée nationale

VOTE Les oppositions déplorant un texte « fourre-tout » et « une occasion manquée »…

20 Minutes avec AFP

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Vue générale de la première séance des Questions au Gouvernement de la nouvelle Assemblée, au Palais Bourbon, à Paris, le 5 Juillet 2017.
Vue générale de la première séance des Questions au Gouvernement de la nouvelle Assemblée, au Palais Bourbon, à Paris, le 5 Juillet 2017. — SIPA

Le projet de loi Pacte, porté par Bruno Le Maire, a été largement adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, ce mardi. Le texte vise à faciliter le cycle de vie des entreprises, à mieux associer les salariés et à donner de la vigueur à la croissance, avec des privatisations à la clé.

Si la gauche a voté contre et que les Républicains se sont en grande majorité abstenus, le texte a, tout de même, été approuvé par 361 voix contre 84, avec l’appui de la majorité LREM-MoDem et des deux tiers des UDI-Agir. Les oppositions déplorant un texte « fourre-tout » et « une occasion manquée ».

Plus de 140 articles

Le ministre de l’Economie, lui, n’a cessé de défendre « la cohérence » de ce « plan d’action », ancré dans la logique « pro-entreprises » défendue par le chef de l’Etat. « Pacte apporte une pierre nouvelle à cet édifice qui va permettre à chaque Français de vivre de son travail et à l’économie de se redresser », a affirmé le ministre.

Plus de 140 articles ont été étudiés, allant de la suppression des seuils sociaux à l’encouragement de l’épargne salariale en passant par la réduction de 6 à 4 semaines de la durée légale des soldes. Le principal point d’achoppement avec les oppositions est venu des privatisations d’ADP (ex-Aéroports de Paris) et de la Française des jeux. Droite et gauche ont reproché au gouvernement de vouloir brader « les bijoux de famille ». Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé « une erreur de privatiser les derniers grands instruments dont dispose le pays ».