Lyon: Gérard Collomb doit être réélu (ou pas) maire le 5 novembre

CONSEIL MUNICIPAL Un conseil municipal extraordinaire se tiendra ce jour-là de même qu'un conseil métropolitain...

C.G. avec AFP

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Gérard Collomb lors d'un déplacement à Lyon le 8 septembre 2017.
Gérard Collomb lors d'un déplacement à Lyon le 8 septembre 2017. — KONRAD K./SIPA

Gérard Collomb devrait retrouver son siège à la mairie de Lyon à l’issue d’un conseil municipal extraordinaire, qui sera organisé le 5 novembre. Sauf si les élus, majoritairement de gauche, décident d’élire un autre candidat. C’est Georges, Képénékian, l'actuel maire de Lyon, qui l’a annoncé lors d’une interview diffusée mardi par des médias lyonnais.

Ce conseil municipal se tiendra le matin avant un conseil métropolitain l’après-midi, où Gérard Collomb devrait aussi retrouver son siège même s’il ne souhaite pas prendre la présidence de l’assemblée de l’agglomération.

Retour précipité à Lyon

Il avait abandonné ces deux postes (maire de Lyon et président de la métropole) en entrant au gouvernement au printemps 2017. Georges Képénékian l’avait remplacé à la mairie et David Kimelfeld à la métropole. Tous deux étaient disposés à lui rendre son fauteuil s’il revenait à Lyon avant la fin du mandat en 2020.

Gérard Collomb a précipité ce retour en annonçant sa démission la semaine dernière, à l’origine d'un remaniement qui devrait être annoncé ce mardi.

Selon un sondage Ifop-Fiducial publié par les médias Lyon Capitale et Sud Radio, 57% des Lyonnais (sur un échantillon de 802 personnes interrogées) souhaiteraient que l’ancien ministre « laisse sa place à une autre personnalité » aux élections locales de 2020, pour lesquelles il a l’intention d’être candidat.

« Un capital de sympathie énorme »

D’après ce même sondage, si le scrutin municipal avait lieu actuellement à Lyon, une liste Collomb soutenue par LREM arriverait en tête du premier tour avec 31 % des voix, devant la droite (18 %), EELV (16 %), LFI (14 %) et le PS (10 %).

Interrogé sur un éventuel désaveu de Gérard Collomb à Lyon, Georges Képénékian a assuré que l’ancien maire bénéficiait d’un « capital de sympathie énorme dans cette ville qu’il a métamorphosée », en faisant le pari d’une popularité retrouvée « dans quelques semaines, dans quelques mois ».