VIDEO. Après la démission de Collomb, un remaniement large pour redonner «du souffle» au quinquennat

RECRUTEMENT Une semaine après le départ de Gérard Collomb, le remaniement est attendu d’ici la fin de journée, à la veille du Conseil des ministres...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron et Edouard Philippe à Paris, le 8 mai 2018.
Emmanuel Macron et Edouard Philippe à Paris, le 8 mai 2018. — Witt/ CHAMUSSY/SIPA

Qui fera partie des sortants ? Qui va entrer au gouvernement ? Entretenant le flou sur l’ampleur du remaniement une semaine après la démission de Gérard Collomb, Emmanuel Macron et Edouard Philippe doivent dévoiler ce mardi un nouveau gouvernement avec lequel ils espèrent tourner la page d’une rentrée calamiteuse. A priori, le remaniement est attendu d’ici la fin de journée, à la veille du Conseil des ministres. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron doit ensuite quitter Paris pour une visite en Arménie jusqu’à vendredi.

Un scénario, évoqué par plusieurs sources concordantes, semble se dessiner : démission en bloc du gouvernement d’Edouard Philippe auquel Emmanuel Macron confie immédiatement la tâche de former un nouveau gouvernement, annoncé quelques heures plus tard. Mais il n’est pas exclu qu’il ne soit dévoilé que mercredi.

Démission imposée de Gérard Collomb

Edouard Philippe doit faire un discours de politique générale devant les députés mercredi après-midi, soumis à un vote de confiance acquis d’avance, le parti présidentiel étant majoritaire, selon ces sources. Ce remaniement a été imposé à l’exécutif par la démission soudaine, le 2 octobre, du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon, après plusieurs désaccords sur l’immigration ou encore l’affaire Benalla.

Sous le choc du second départ d’un ministre d’Etat, un mois après celui non moins retentissant de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron et Edouard Philippe, malmenés dans les sondages, veulent tenter de donner un « nouveau souffle » au quinquennat par un remaniement plus large, selon l’expression de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

Mais l’Elysée et Matignon ont réussi à garder le secret sur leurs décisions, laissant le monde politique supputer sur le nombre de ministères concernés et le nom des sortants et entrants. En attendant, ce casse-tête politique perturbe les réformes en cours et empêche l’exécutif de communiquer sur le fond de ses projets. Exemple : le comité interministériel du handicap, rendez-vous annuel qui devait se tenir mardi à Matignon, a été reporté de quelques semaines.