A l'approche du remaniement, Richard Ferrand appelle l'exécutif à un «nouveau souffle»

REMANIEMENT Plusieurs médias font désormais écho à un remaniement « général », qui pourrait se traduire concrètement par la démission de l’actuel gouvernement…

20 Minutes avec AFP

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Richard Ferrand, le 21 juin 2018 à Quimper.
Richard Ferrand, le 21 juin 2018 à Quimper. — ludovic MARIN / AFP

Donner un « nouveau souffle ». Voilà ce que le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), proche d’Emmanuel Macron, appelle de ses voeux après le départ fracassant de Gérard Collomb en début de semaine. L’ex-chef de file des députés LREM exhorte également à davantage « protéger et unir » la société, à l’approche du remaniement consécutif au départ du ministre de l’Intérieur.

Dans une interview au Journal du Dimanche, l’élu du Finistère indique attendre un geste en direction de la France rurale : « Il y a eu beaucoup de malentendus, à nous de nous réconcilier avec les territoires. Sans doute qu’il y a eu des insuffisances. Je suis pour des initiatives fortes », déclare-t-il, suggérant que « cela peut se traduire par une place plus visible de ces enjeux dans le prochain remaniement ».

« Fédérer davantage »

« Il y a eu l’an I du quinquennat » qui « s’est déroulé à un rythme très soutenu » et a été « d’une grande verticalité », admet-il, mais « nécessaire ». « Nous allons désormais entamer l’an II du quinquennat, celui de la République contractuelle » et « le président veut, et je l’accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l’intensité des réformes et fédérer davantage », ajoute le titulaire du perchoir.

« Il faut rester fidèle au projet initial mais il faut un nouveau souffle. Nous devons libérer, protéger et unir » et « mettre l’accélérateur » sur ces deux derniers axes, poursuit-il en référence au message de la campagne présidentielle. « Des partenaires de la société civile ont eu le sentiment qu’il y avait une noblesse de robe qui s’adressait au Tiers Etat. Rien n’est plus faux. Mais le gouvernement doit respecter ce ressenti », ajoute cet ancien socialiste.

« un Jean-Michel Blanquer de l’Intérieur »

Pour remplacer Gérard Collomb à l’Intérieur, M. Ferrand souhaiterait « un Jean-Michel Blanquer de l’Intérieur ». Outre ceux de politiques expérimentés, les noms de François Molins, procureur de Paris, et Mireille Ballestrazzi, directrice centrale de la police judiciaire, sont cités dans les médias.

Enfin, M. Ferrand soutient que les liens d’Emmanuel Macron et Gérard Collomb sont « indéfectibles ». « D’ailleurs, ils iront ensemble en Arménie la semaine prochaine », précise-t-il.