Démission de Collomb: Il s'est «pris dans un piège qu'il s'était lui-même tendu», juge Belloubet

POLITIQUE « Aujourd’hui, lorsqu’on est ministre, on ne peut pas dire, je vais faire ça dans deux ou trois ans », a estimé la garde des Sceaux...

20 Minutes avec AFP

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Gérard Collomb et Nicole Belloubet autour d'Emmanuel Macron en conseil des ministres.
Gérard Collomb et Nicole Belloubet autour d'Emmanuel Macron en conseil des ministres. — Jacques Witt/SIPA

La démission de Gérard Collomb de son poste de ministre de l’Intérieur était devenue « inéluctable » parce qu'« il s’est trouvé pris dans un piège qu’il s’était lui-même tendu », a estimé la ministre de la Justice Nicole Belloubet dans une interview au Journal du dimanche.

« J’ai le sentiment qu’il s’est trouvé pris dans un piège qu’il s’était lui-même tendu. A partir du moment où il a annoncé son départ, le regard des autres a changé », déclare la garde des Sceaux dans cet entretien à paraître dimanche. « Aujourd’hui, lorsqu’on est ministre, on ne peut pas dire, je vais partir, je vais faire ça dans deux ou trois ans. A partir du moment où il s’est exprimé, son départ était inéluctable », estime-t-elle.

Gérard Collomb a démissionné mardi de son poste de ministre de l’Intérieur pour se consacrer à sa candidature aux élections municipales de 2020 à Lyon. L’ancien maire de Lyon comptait initialement rester place Beauvau jusqu’aux élections européennes de mai 2019. Mais de nombreuses voix s’étaient élevées pour réclamer son départ. Après une première démission refusée par Emmanuel Macron, Gérard Collomb avait affirmé « maintenir sa proposition de démission », finalement acceptée mardi par l’Elysée.