A Toulouse, le credo de l'opposition de gauche c'est «un pour tous, tous contre Moudenc et Macron»

POLITIQUE L’opposition municipale de gauche a décidé de se mettre en marche contre Jean-Luc Moudenc et Emmanuel Macron « Et plus si affinités » pour les municipales…

Béatrice Colin
— 
Illustration de la place du capitole a Toulouse, du fronton du Capitole.
Illustration de la place du capitole a Toulouse, du fronton du Capitole. — Alexandre GELEBART/REA Alexandre GELEBART/REA
  • Le PS, le Mouvement des citoyens, Génération-s, Europe Ecologie-Les Verts, les communistes et la Gauche démocratique & sociale ont décidé de s’unir contre la politique de Jean-Luc Moudenc.
  • Avant de parler de candidature commune pour les municipales, ils veulent établir des points de convergence et un projet.
  • Ils mèneront une action conjointe le 16 octobre sur la question de la défense des services publics.

Ils affûtent leurs armes, prêts à rentrer comme un seul homme dans la bataille des municipales. Même s’ils l’assurent que, pour l’heure, ils n’ont qu’un seul credo : celui de s’opposer au bilan du sortant, le maire LR Jean-Luc Moudenc, et à la politique menée par Emmanuel Macron. Pour le PS, le Mouvement des citoyens, Génération-s, Europe Ecologie-Les Verts, les communistes et la Gauche démocratique & sociale, cette union est inédite.

L’accord signé entre l’Etat et la mairie sur la question de la baisse des dépenses publiques a accéléré sa mise en place. « C’est une double peine pour les Toulousains, les services municipaux étaient déjà mis à mal, l’accord Moudenc-Macron l’a accentué », assure Pierre Lacaze du PC.

Et pour le socialiste Joël Carreiras, il ne fait aucun doute que « Moudenc crée les conditions d’unité de son opposition ».

Après avoir lancé une plateforme donnant la parole aux Toulousains au printemps, « il y a une volonté de continuer à travailler ensemble sur la question de la baisse du pouvoir d’achat, des personnels municipaux qui n’en peuvent plus mais aussi sur la mobilité et l’urbanisme. Il y a une plateforme, ensuite un projet et plus si affinités », indique l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, aujourd’hui membre du mouvement créé par Benoît Hamon.

Un projet commun avant un candidat commun

Pour l’instant, la France Insoumise regarde de loin, sans participer. Ses militants ne seront pas présents officiellement le 16 octobre, jour où l’opposition a décidé de se mobiliser pour la défense des services publics municipaux.

Après avoir abordé la question des points d’accord et désaccords, viendra la question d’une liste commune aux municipales. En attendant, chaque parti devrait désigner son chef de file. Le PS a annoncé qu’il le ferait en début d’année. Même si pour Pierre Lacaze, une chose est d’ores et déjà certaine : « Nous pensons que les forces de gauche devront être rassemblées si elles veulent gagner ».