Nicolas Dupont-Aignan voit un lien entre l'enseignement de l'arabe et le développement du terrorisme

RACCOURCIS L’ancien candidat à l’élection présidentielle a une nouvelle fois marqué son opposition à l’enseignement de l’arabe en primaire…

Rachel Garrat-Valcarcel

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Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris. — Yann Bohac/SIPA

Nicolas Dupont-Aignan ne veut pas de l’apprentissage de l’arabe en primaire. Il le dit et le redit, de radios en télés, depuis que l’Institut Montaigne et le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer ont remis le sujet sur la table, à la rentrée.

Chez Jean-Jacques Bourdin, mercredi matin, il a pu détailler les raisons de sa position : « Quand on a un pays qui a un problème d’intégration. Quand un pays a des générations qui parlent arabe à la maison et qui parlent mal le français, je dis que la priorité dans les quartiers, c’est d’apprendre le français. C’est mentir aux jeunes que de les enfermer dans leur culture d’origine. »

Ça, il l’avait déjà dit sur France Inter. Mais sur RMC et BFMTV, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a été plus loin. Beaucoup plus loin : « J’estime que le danger aujourd’hui, c’est l’islamisation de la France. C’est ce qui s’est passé en Algérie. » « Quand on apprend l’arabe on devient islamiste et donc terroriste ? », le relance alors l’interviewer. « Je le pense », puis « c’est le danger », a confirmé Nicolas Dupont-Aignan.

Evidemment, après cette déclaration, le député de l’Essonne a été raillé sur Twitter. Notamment en comparant l’apprentissage de l’arabe à celui d’autres langues… Et donc des possibles « radicalisations » qui en découlent.