VIDEO. Adieux de Valls à l’Assemblée: Les Insoumis brandissent des affiches «Bon débarras»

ENNEMIS Pour son dernier discours au Palais Bourbon, Manuel Valls a été accueilli par des applaudissements, mais également des huées de la part de la France insoumise…

Manon Aublanc

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La France Insoumise brandit des panneaux
La France Insoumise brandit des panneaux — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Un départ contrasté. Alors qu’il prenait la parole pour la dernière fois à l’Assemblée nationale, mardi 2 octobre, avant le début de sa campagne pour la mairie de Barcelone, Manuel Valls a été accueilli par des applaudissements, mais également par des huées de la part de La France insoumise. Pour l’occasion, les députés du parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon s’étaient équipés d’affichettes « Bon débarras ».

L’ancien député de l’Essonne s’est exprimé, pour la dernière fois, devant les députés à l’Assemblée nationale avant son départ pour la capitale catalane. Des huissiers du Palais Bourbon sont venus retirer les feuilles des mains des députés Insoumis.

« L’indignité des Insoumis »

Aurore Bergé, la porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, a dénoncé « l’indignité » des élus de la France insoumise.

Manuel Valls a, néanmoins, pu se consoler avec les discours élogieux prononcés par le Premier ministre, Edouard Philippe, et par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. « La France vous sera toujours reconnaissante », a notamment déclaré le chef du Gouvernement.

« Je crois pouvoir dire, monsieur le député, que vous n’avez jamais suscité l’indifférence »

« Vous avez, à des moments où la France était menacée, eu des mots qui étaient justes et exprimé une position qui était solide. De cela, je veux le dire, la France vous sera toujours reconnaissante », a affirmé le Premier ministre, avant de saluer le « choix osé et courageux » de Manuel Valls de se présenter à la mairie de Barcelone en 2019, et en lui souhaitant le « meilleur ».

« Je crois pouvoir dire, monsieur le député, que vous n’avez jamais suscité l’indifférence », a souri Edouard Philippe, en relevant la « chaleur des réactions » qui ont accueilli le discours du futur candidat à la mairie de Barcelone.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a, pour sa part, estimé que « ce que l’Assemblée est en train de perdre, l’Europe le gagne ».

« Le Barcelonais, le Français, le Républicain et l’Européen est reconnaissant et il ne vous oubliera jamais ! »

Quelques minutes auparavant, Manuel Valls avait « exprimé [sa] reconnaissance » à la France, « un pays unique qui donne l’opportunité à quelqu’un qui est né à l’étranger, qui est devenu Français à 20 ans, d’être maire, député et Premier ministre ».

« Le Barcelonais, le Français, le Républicain et l’Européen est reconnaissant et il ne vous oubliera jamais ! », a conclu Manuel Valls, qui a remis sa démission mardi au président de l’Assemblée Richard Ferrand, avec prise d’effet mercredi.