«Je ne trahis personne»... Manuel Valls se défend avant de partir pour Barcelone

DEMENAGEMENT L'ancien Premier ministre doit quitter son poste de député de l'Essonne pour partir à la conquête de la mairie de Barcelone...

L.Br. avec AFP

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Manuel Valls lors de l'annonce de sa candidature à Barcelone, le 26 septembre 2018.
Manuel Valls lors de l'annonce de sa candidature à Barcelone, le 26 septembre 2018. — AFP

Ni « trahison », ni « abandon »… L’ancien Premier ministre s’est défendu ce lundi sur RMC face à Jean-Jacques Bourdin. Alors qu’il doit quitter son poste de député « mardi ou mercredi », Manuel Valls a tenu à s’exprimer sur son départ prochain pour Barcelone, où il va tenter de conquérir la mairie.

« Je ne trahis personne », explique l’ancien Premier ministre face à Jean-Jacques Bourdin. « Tout le monde sait ici que je suis né à Barcelone. Tout le monde sait l’amour que j’ai pour ma ville natale. Il y a une opportunité, un espace qui s’est ouvert », commente Manuel Valls, évoquant sa décision annoncée la semaine dernière de briguer la mairie de Barcelone.

Dernière prise de parole à l’Assemblée

L’ancien Premier ministre a fait face à de nombreuses critiques quant à sa démission de son poste de député LREM de l’Essonne mais il assure toujours être un « patriote ». « Les mots trahison et abandon ont quand même une sacrée signification. Non seulement j’ai défendu cette circonscription et cette ville pendant des années mais j’étais en première ligne. Je pense pouvoir dire sans aucune prétention que je fais partie avec François Hollande, avec Bernard Cazeneuve, mais avec tous les parlementaires et les Français de ceux qui ont tenu ce pays sous les attaques terroristes », martèle-t-il.

« Vous êtes d’abord Français ou Catalan ? », lui demande Jean-Jacques Bourdin. « Tout ça à la fois », répond Manuel Valls. « Dans les grands combats d’aujourd’hui, il y a l’Europe. Et Barcelone est l’une des villes qui symbolisent le plus l’Europe. (…) C’est le même chemin » que celui de la politique française, conclut-il. L’ancien maire d’Evry doit prendre la parole une dernière fois à l’Assemblée nationale mardi, avant de donner sa démission à son président François de Rugy.