Macron dit vouloir retourner «au contact des gens»

CONFESSIONS Le président de la République assure ne pas vouloir changer de politique ou de style malgré les critiques qui l’accusent régulièrement d’une forme de suffisance dans son expression publique…

N.Sa avec AFP
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Emmanuel Macron en visite à Goyave en Guadeloupe, le 28 septembre 2018.
Emmanuel Macron en visite à Goyave en Guadeloupe, le 28 septembre 2018. — MOREL/SIMAX/SIPA

Critiqué pour son attitude jugée hautaine, le président Emmanuel Macron dit dans une interview dimanche vouloir retourner « au contact des gens », tout en assumant son style.

« Je suis content d’être avec les gens. J’aime beaucoup le contact, être parmi eux. Ça me régénère beaucoup, je suis heureux de les entendre, de traiter les problèmes du quotidien », déclare au Journal du dimanche (JDD) le président, dont les propos ont été recueillis au cours d'un voyage aux Antilles qui lui donne l’occasion de multiplier les bains de foule.

Macron sous le feu des critiques

Les critiques du chef de l’Etat l’accusent régulièrement d’une forme de suffisance dans son expression publique, notamment sur les questions sociales. Dernier en date, son prédécesseur François Hollande lui reproche, dans une interview samedi, une façon de gouverner « qui peut paraître lointaine, distante, voire méprisante pour certains ».

« J’aime profondément être avec mes concitoyens, à portée de visage et d’embrassades ou d’explications », insiste Emmanuel Macron dans le JDD. « On a besoin d’être au contact, d’être naturel. Je vais continuer à l’être et à répondre aux gens de manière très directe, comme vous me voyez faire là. Je ne me cache pas. (…) En cette rentrée, j’ai une volonté de ­retourner à un terrain qui peut être difficile, mais qui ne tolère aucune dérobade. »

Ne changer de politique « en aucun cas »

La cote du président dans les sondages s’établit ces dernières semaines autour de 35 % d’opinions favorables. Elle baisse depuis le début de 2018.
Invité à commenter l’effet des polémiques -«pognon de dingue» des aides sociales, «Gaulois réfractaires» - sur son image, il juge « inévitable qu’il y ait des erreurs (…). Je ne suis pas parfait, personne n’est parfait. Qu’il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c’est donc normal. Il faut les corriger. Mais il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires. On doit juger sur sa capacité à répondre aux problèmes quotidiens des Français et tenir le cap historique pour notre pays. »

Garder le cap, ne changer de politique « en aucun cas » est un leitmotiv de cet entretien réalisé après un an et demi au pouvoir, dans ce moment où, affirme Emmanuel Macron, « beaucoup de dirigeants politiques ont cédé avant moi, celui où les résultats des réformes menées ne sont pas encore perceptibles mais où il faut plus que jamais continuer à les faire ».