ONU: Ce qu'Emmanuel Macron espère tirer de son séjour new-yorkais

DIPLOMATIE Le président français passe trois jours à New York où il participera à l'Assemblée générale de l'ONU et organisera un mini-sommet sur le climat...

Laure Cometti

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Emmanuel Macron et Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York.
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York. — Jacques Witt/SIPA
  • Emmanuel Macron participe ce mardi à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.
  • Un an après son baptême du feu diplomatique, le président français y est moins attendu, et l’Elysée affiche des ambitions diplomatiques plus mesurées, notamment vis-à-vis de Donald Trump.
  • Le chef de l’Etat compte toutefois soigner son aura écolo en organisant un deuxième « One Planet summit » et multiplier les rencontres bilatérales, notamment avec les présidents iranien, égyptien et américain.

Un an après son baptême du feu diplomatique, Emmanuel Macron​ participe ce mardi à sa deuxième assemblée générale des Nations unies, à New York. Le président français projetait en septembre 2017 de « réinventer » le multilatéralisme et aboutir à des avancées avec les Etats-Unis en misant sur une bonne relation avec Donald Trump. Le contexte est désormais différent pour ce grand raout diplomatique où Emmanuel Macron ne jouit plus de l’aura du nouveau venu mais doit préparer la présidence française du G7, en 2019.

Emmanuel Macron et Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York.
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York. - Jacques Witt/SIPA

Malgré les efforts faits par l’Elysée, la relation « chaleureuse » entre Donald Trump et Emmanuel Macron n’a pas débouché sur des résultats concrets pour Paris. Le président américain n’a pas renoncé au retrait de l’accord de Paris. Depuis la dernière assemblée de l’ONU, il a aussi envoyé valser l’accord sur le nucléaire iranien.

Atténuer les divergences avec les Etats-Unis

Avant leur entretien bilatéral lundi soir, l’Elysée ne se faisait guère d’illusions : « on va continuer d’encourager les Etats-Unis à rejoindre autant que possible le multilatéralisme et les actions collectives même si on voit que c’est difficile sur certains sujets, le climat, le commerce, le processus israélo-palestinien ou encore l’Iran ».

A la sortie, le bilan est mitigé : « il y a des divergences de vues » entre Washington et Paris sur certains sujets, « mais plus sur l’approche et la méthode que sur les objectifs », indique l’entourage du président français. Et « il n’y a pas de nouveau sujet de confrontation » par rapport à l’an dernier.

Soigner son aura écolo

Le discours qu’Emmanuel Macron prononcera ce mardi devant l’Assemblée générale des Nations unies est moins attendu que son intervention l’an passé. Le locataire de l’Elysée peut en revanche compter sur la finance verte pour se faire remarquer à New York. Il profitera de son bref séjour pour organiser mercredi le deuxième « One Planet Summit », un événement consacré à la lutte contre le dérèglement climatique. Ce sommet avait été organisé à l’initiative de l’Elysée en décembre dernier après le retrait de Washington de l’accord de Paris.

Cette année, le président français sera notamment entouré du milliardaire Bill Gates et de la directrice du FMI Christine Lagarde. De quoi conclure une séquence diplomatique internationale chargée, qui offre aussi une parenthèse au président après une rentrée compliquée en France.