Aubry chez les reconstructeurs, le «ciment d'une motion majoritaire à gauche»?

POLITIQUE Montebourg, les amis de DSK, ceux de Fabius, Moscovici... Ils se réunissent ce dimanche...

Emile Josselin

— 

Martine Aubry, maire PS de Lille et présidente de la communauté urbaine, a déclaré samedi qu'elle se poserait la question de sa candidature ou non à la succession de François Hollande à la tête du PS, une fois que le projet socialiste serait "prêt".
Martine Aubry, maire PS de Lille et présidente de la communauté urbaine, a déclaré samedi qu'elle se poserait la question de sa candidature ou non à la succession de François Hollande à la tête du PS, une fois que le projet socialiste serait "prêt". — Philippe Huguen AFP

Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone, Manuel Valls... Des cadres du PS, auto-baptisés «reconstructeurs», se réunissent ce dimanche à Paris, pour préparer le Congrès. Parmi les invités, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici... et Martine Aubry, objet de toutes les attentions après son score record aux municipales à Lille.

«C'est une démarche qui va dans le bon sens», juge François Lamy, député de l'Essonne et proche de Martine Aubry, interrogé par 20minutes.fr. Le bon sens? C'est à dire une voie pour éviter «le duel Royal-Delanoë qu'on nous promet». La maire de Lille discute aussi avec le NPS de Benoît Hamon. L'objectif? «Ne pas refaire l'erreur du congrès de Dijon» de 2003 où elle s'était ralliée au texte de François Hollande, qui a abouti à un «gel du parti».

«Aubry, ciment d'une majorité de gauche»


Elle avait justement à l'époque refusé une alliance avec le NPS. Cette fois-ci, elle voit plus haut: «Un certain nombre de personnalités reconnaissent en Martine Aubry le ciment d'une motion majoritaire de gauche», avance François Lamy.

>> Mais au fait, c'est quoi un Congrès? Cliquez ici pour l savoir...


Autre invité de marque de la réunion, l'ancien ministre Pierre Moscovici reste modeste quant à l'ambition des «reconstructeurs». A ses yeux, «c'est un espace de dialogue entre des contributions différentes: je serais allé chez Bertrand Delanoë de la même manière», confie-t-il à 20minutes.fr. Des contributions qui promettent d'être différentes sur la question européenne: les partisans de Laurent Fabius et ceux de Dominique Strauss-Kahn, se sont durement affrontés lors du référendum européen. «Hormis cette question, ils sont d'accord sur le reste», analyse François Lamy, optimiste.

Individualités


Mais au fait, qui commande chez les reconstructeurs? C'est ce qui chiffonne Pierre Moscovici, soucieux de «garder la clarté» de la contribution qu'il déposera avec Arnaud Montebourg. «Ce sont des individualités qui se situent dans l'entre-deux, sur une position ni Delanoë, ni Royal. Et je n'ai pas envie que le congrès se déroule comme ça», note l'ancien ministre. Il préfère «construire plutôt que d'additionner». Une clarification que la réunion de ce dimanche ambitionne d'engager.