Municipales à Paris: Avec «Paris & Moi», les Marcheurs de la capitale se lancent dans la bataille

POLITIQUE La fédération parisienne de la République en Marche lancera dès le 3 octobre une offensive sur le terrain pour préparer son projet en vue des municipales de 2020...

R.L.
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Benjamin Griveaux, porte-parole de la REM et candidat aux législatives à Paris, le 31 mai 2017 avant un meeting.
Benjamin Griveaux, porte-parole de la REM et candidat aux législatives à Paris, le 31 mai 2017 avant un meeting. — Philippe LOPEZ / AFP
  • Les Marcheurs ont dévoilé ce vendredi leur opération de pré-campagne : « Paris & Moi ».
  • Pour le moment, il n’est pas question de désigner un candidat.

Dans les starting-blocks. Ce vendredi, au café Fluctuat Nec Mergitur, dans le 11e arrondissement, les Marcheurs parisiens ont présenté les ébauches de leur plan de batailles pour les élections municipales de 2020. En présence de Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, Stanislas Guérini, Pierre Person, Gilles Le Gendre ou encore Julien Bargeton, ils ont dévoilé leur opération de pré-campagne : « Paris & Moi ».



Lancement d’une web radio

« “Paris & Moi” veut offrir aux Parisiennes et aux Parisiens la possibilité de construire l’avenir de notre capitale et de s’engager pour leur ville », note le groupe. « Aujourd’hui, c’est la première étape d’un véritable collectif », a précisé le député de Paris Pacôme Rupin devant la presse. Ils vont lancer le 3 octobre prochain une webradio pour « donner l’occasion à chacun de s’exprimer et donner son avis sur Paris. »

Ils vont également organiser des questionnaires à la sortie de métros. Ils espèrent ainsi espère recueillir près de 10.000 témoignages en six semaines, qui feront l’objet d’une restitution en fin d’année. Et ce, afin d’« identifier les besoins de chacun des habitants, artisans, commerçants, ceux qui viennent travailler à Paris mais n’habitent pas à Paris. »

« Volonté d’un renouvellement"

Du côté des sujets parisiens, ils misent sur le stationnement, la mobilité, la propreté ou encore la coordination avec les villes de la petite couronne. « Notre adversaire, ce n’est pas Anne Hidalgo. Notre adversaire, c’est ce vélo mal rangé que je vois là, sur la place, ce sont des rats aperçus près du QG d’En Marche, ce sont les tags antisémites sur les murs de la ville », a dit à Reuters Stanislas Guérini, député de la 3e circonscription de Paris.

« A Paris, il y a une forte volonté d’un renouvellement », a de son côté estimé Pacôme Rupin, député parisien (LREM), taclant une « majorité, en place depuis près de 20 ans, qui montre des signes inquiétants d’usure et de division ces derniers temps », dans une allusion au départ fracassant lundi de Bruno Julliard, premier adjoint de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.

Qui sera le candidat ?

Concernant la tête de liste qui mènera la campagne à Paris, elle serait connue au cours du premier semestre 2019, après les Européennes, selon les organisateurs. Le mouvement s’engage à garantir la parité femme-homme sur ses listes, a-t-on précisé. La tenue de primaires pour désigner le candidat qui représentera LREM est pour le moment totalement exclue, selon les informations de 20 Minutes.

En dépit des diverses difficultés rencontrées (comme le Vélib', Autolib', les quais de Seine), la maire de Paris Anne Hidalgo est donnée en tête des intentions de vote (23 à 25 %), talonnée par la République en Marche (17 à 23 %) et les Républicains (21 à 23 %), selon un sondage Ifop publié dimanche dernier par le​ Journal du dimanche​​.