Convoquée à une expertise psychiatrique, Marine Le Pen crie au scandale et refuse de s'y rendre

JUSTICE Marine Le Pen est mise en examen pour avoir publié des photos d’exactions de Daesh, en 2015…

Rachel Garrat-Valcarcel

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Marine Le Pen est députée du Pas-de-Calais depuis juin 2017.
Marine Le Pen est députée du Pas-de-Calais depuis juin 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Marine Le Pen a parfois un peu de mal avec les injonctions judiciaires. La présidente du Rassemblement national a, ce jeudi matin, tweeté son indignation devant sa convocation à une expertise psychiatrique. Cela dans l’affaire de la publication d’images exactions de Daesh, en 2015. Elle est mise en examen pour « diffusion d’un message à caractère violent accessible à un mineur » et son immunité parlementaire a été levée en début d’année.

Capitales à l’appui, la députée d’Hénin-Beaumont a aussi publié les preuves de cette convocation. Elle en a profité pour dénoncer « le régime ». Il s’agit pourtant d’une procédure normale dans ce type d’affaire, d'après le code de procédure pénal.

Plus tard dans la matinée, depuis la salle des Quatre colonnes de l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a affirmé qu’elle ne se rendrait pas à cette convocation. « Je n’irai pas, bien entendu, me soumettre à cette expertise psychiatrique. J’attends de voir comment les magistrats comptent m’y contraindre », a ajouté la présidente du Rassemblement national face à la presse.

Ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen s’en prend à la justice (sans guillemets) : alors candidate du Front national à l’élection présidentielle de 2017, elle avait annoncé qu’elle ne se rendrait pas à sa convocation chez la police judiciaire de Nanterre avant la fin de la-dite campagne. Il s’agissait alors de l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti.