LREM: La députée Frédérique Dumas quitte la majorité pour l’UDI

TRANSFERT L’élue des Hauts-de-Seine exprime des « déceptions profondes »…

20 Minutes avec AFP

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Frédérique Dumas quitte La République en marche.
Frédérique Dumas quitte La République en marche. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas a annoncé dimanche soir à l’AFP qu’elle quittait La République en marche pour rejoindre l’UDI, ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture. « Il s’agit, bien sûr, de l’expression de déceptions profondes et les raisons de ce choix de quitter la majorité, que je fais avec tristesse, sont toutes mûrement réfléchies », a annoncé la députée dans un courrier à ses administrés, transmis à l’AFP. Dans sa lettre, Frédérique Dumas précisé qu’elle « quitte La République en marche, pas Emmanuel Macron ».

« J’ai fait part depuis des mois, et cela à tous les niveaux, de mes inquiétudes, puis de mes incompréhensions. Je n’ai pas été entendue. J’ai exprimé par ailleurs certains de mes désaccords publiquement. On me l’a reproché », fait-elle valoir. La députée, productrice de cinéma de profession et qui était coordinatrice d’un groupe de travail parlementaire sur l’audiovisuel public, avait déjà critiqué publiquement en juin la décision de la ministre de la Culture de supprimer de la TNT la chaîne France 4.

Le travail parlementaire balayé d’un revers de la main

« Le travail de fond que nous avons mené a donné lieu, à l’issue d’une grande concertation avec les acteurs du secteur, à un rapport cosigné par six autres députés. Or, ce travail […] a tout simplement été balayé du revers de la main par le Premier ministre », déplore-t-elle, en constatant qu'« il n’y a eu aucun débat, aucune discussion, aucun échange ».

La parlementaire regrette en outre qu’un autre de ses chevaux de bataille, l’éducation artistique et culturelle, ne fasse pas l’objet d'« avancées significatives ». « Ne souhaitant pas me laisser condamnée à l’impuissance, ne pouvant accepter une mission, même si elle me tient profondément à cœur, en échange de mon silence, comme il m’était implicitement demandé, je n’avais qu’un seul choix : partir », se défend Frédérique Dumas.

Un départ diversement apprécié

Des députés de la majorité ont réagi, lundi matin, à ce départ. La majorité présidentielle n’est « ni le Titanic ni le Costa Concordia », a estimé le député Stanislas Guérini sur Sud Radio alors que la députée a dit avoir « le sentiment d’être sur le Titanic ». « Ce n’est pas un navire de croisière qu’on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C’est précisément maintenant qu’il faut tenir la barre », a-t-il ajouté.

La députée Barbara Pompili, qui avait été candidate au Perchoir face à Richard Ferrand, a de son côté regretté sur Cnews le départ de Frédérique Dumas, jugeant que le fait que LREM « n’arrive pas à retenir des gens de cette qualité, c’est un problème qu’il faut prendre à bras-le-corps et qu’on regarde en face ». Elle a évoqué « des problèmes de fonctionnement dans le groupe » LREM, de « relations avec l’exécutif ». « Il manque de la coordination, de la préparation en amont des dossiers », a-t-elle ajouté.

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