VIDEO. Education nationale: 1.800 postes supprimés en 2019, annonce Jean-Michel Blanquer

PROFS Le ministre a précisé au Figaro que seul le secondaire et les personnels administratifs étaient concernés…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Michel Blanquer est ministre de l'Education nationale depuis mai 2017.
Jean-Michel Blanquer est ministre de l'Education nationale depuis mai 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Mille huit cents postes seront supprimés l’an prochain dans l’Education nationale, « soit 0,2 % des emplois du ministère », et son budget sera augmenté de 850 millions d’euros, soit 1,7 %, a annoncé Jean-Michel Blanquer dans une interview au Figaro publiée dimanche soir. Ces suppressions de postes ne concerneront que « le second degré [les collèges et lycées] et les services administratifs », a précisé le ministre de l’Education nationale. Au moins 400 administratifs seront concernés.

 

« Le volume d’enseignement sera évidemment maintenu à travers le recours aux heures supplémentaires », a ajouté Jean-Michel Blanquer, « les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations salariales, donc plus rémunératrices pour les professeurs ». Le Premier ministre Édouard Philippe avait déclaré au mois d’août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d’État en 2019 et plus de 10.000 en 2020.

Budget en augmentation

Dans son entretien au Figaro, Jean-Michel Blanquer a également annoncé que le budget de son ministère serait augmenté de 850 millions d’euros en 2019, soit une hausse de 1,7 %, « hors augmentation de nos contributions aux pensions de l’Etat ». « C’est l’une des plus importantes augmentations au sein de l’Etat. Le budget 2019 s’inscrit pourtant dans un contexte d’effort général de l’ensemble des pouvoirs publics », a-t-il souligné. Le gouvernement doit présenter son budget pour l’année prochaine le 24 septembre.

« Une autre grande priorité, c’est l’augmentation du pouvoir d’achat des professeurs. J’ai entamé le dialogue social sur le sujet », a encore assuré Jean-Michel Blanquer, qui entend « redonner aux professeurs une place centrale dans la société ».

Les syndicats amers

« L’éducation nationale devait jusqu’ici rester une priorité et on voit bien que ça ne l’est plus », a déploré sur franceinfo Frédérique Rolet, du syndicat d’enseignants du second degré Snes-FSU. « On va avoir moins de profs et plus d’élèves », a-t-elle ajouté. Dans la réforme du lycée, « il est dit qu’il faudra mutualiser les enseignements, donc tout le monde n’aura plus le droit à une offre de formation riche dans tous les lycées. On se doutait donc bien que le second degré serait sacrifié, mais là, on est en train de mentir aux familles et aux élèves », a-t-elle dénoncé.

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