Plan pauvreté EN DIRECT: Macron annonce la fusion des aides sociales en «un revenu universel d'activité»

PRECARITE Emmanuel Macron présente ce mardi la réforme baptisée «Ma santé 2022» censée renforcer l'offre de soins...

L.C.

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Emmanuel Macron le 6 septembre 2018 au Luxembourg.
Emmanuel Macron le 6 septembre 2018 au Luxembourg. — Frederic Sierakowski / Is/SIPA

12h15 : On résume les principales annonces du président

Emmanuel Macron a fait des annonces sur la petite enfance, les jeunes, l’accompagnement vers l’emploi et les minima sociaux.

L'Etat va débloquer des moyens pour les crèches, l'aide à la garde d'enfant, les petits-déjeuners dans les écoles des quartiers prioritaires, la «garantie jeunes». Il crée aussi une «obligation de formation» jusqu'à 18 ans.

 

Côté budget, quelques chiffres :

  • 500 millions d'euros seront investis pour développer l'accompagnement personnalisé
  • 350 millions d'euros seront déployés pour étendre la «garantie jeunes» à 500.000 Français
  • L'aide sociale à l'enfance (ASE) recevra 50 millions d'euros de plus au total pour mieux accompagner les jeunes
  • Un «fonds d'innovation sociale» doté de 100 millions d'euros pour revoir les formations (CAP Petite enfance notamment) et «diffuser de nouvelles méthodes d'apprentissage»

 

12h14: C'est la fin du discours d'Emmanuel Macron

12h09: «Ce n'est pas un plan de charité»

12h : Macron annonce la fusion des allocations en « un revenu universel d’activité » en 2020

C’est peut-être l’annonce phare de ce discours. Mais on ignore pour le moment le montant de ce « revenu universel d’activité », qui fusionnera « le plus grand nombre possible de prestations ». Il sera mis en place en 2020, promet Emmanuel Macron.

 

Ce revenu ouvrira des « droits à être aidé et accompagné par le service public de l’insertion » et « en contrepartie des devoirs, que chacun s’efforce réellement de retrouver une activité », annonce le chef de l’Etat. Dans le «contrat» signé, un bénéficiaire ne pourra pas refuser «plus de 2 offres raisonnables d'emploi» adapté à sa situation. 

 

11h51: «Ce que je vous dis là, je ne le comprenais pas il y a quinze mois»

Emmanuel Macron insiste sur le fait que ce plan de lutte contre la pauvreté a été élaboré à partir de ses rencontres avec des Français concernés. «Ce que je vous dis là, je ne le comprenais pas il y a quinze mois», reconnaît-il.

 

11h50 : Des annonces sur le RSA

«Dès le 1er janvier 2019, j’ai demandé au gouvernement de mettre en place une nouvelle contractualisation avec les départements en les aidant financièrement», annonce Emmanuel Macron. L’Etat devrait donc augmenter son aide au financement des allocations individuelles de solidarité, mais cette aide «sera exigeante», prévient le chef de l’Etat, sans donner plus de détails.

 

«Au droit à l'accompagnement doit correspondre un devoir, il doit y avoir des sanctions» pour les bénéficiaires d'allocations qui ne respectent pas leurs engagements, dit aussi le président.

 

Comme nous l’avait annoncé Benjamin Griveaux mercredi, le gouvernement s’engage à ce que chaque nouveau bénéficiaire du RSA ait un rendez-vous au bout d’un mois.

11h45 : Macron lance un chantier pour un « service public de l’insertion »

Le président plaide pour un « service public de l’insertion » et « un même guichet, simple, unique », pour les personnes bénéficiaires d’allocations.

Il souhaite que le gouvernement travaille sur ce chantier et présente des pistes au premier trimestre 2019, avant de faire voter une loi en 2020.

11h32 : Des annonces sur l’emploi et le RSA

Emmanuel Macron parle maintenant du revenu de solidarité active (RSA), géré actuellement par les départements. « L’Etat ne peut pas se défausser de la responsabilité d’accompagner les allocataires », juge-t-il.

Le président plaide pour un «service public de l'insertion» et « un même guichet, simple, unique », pour les personnes éloignées de l’emploi.

11h30 : La « garantie jeunes » créée sous Hollande généralisée

« Nous allons généraliser la garantie jeune qui a fait ses preuves, et va profiter à 500.000 jeunes », annonce Emmanuel Macron, qui annonce 350 millions d'euros investis pour y parvenir. Ce dispositif a été créé sous François Hollande. 

Il est destiné aux jeunes de moins de 16 à 25 ans révolus pas ou peu diplômés, qui ne sont ni en cycle d’études, ni en formation et dont les ressources ne dépassent pas le plafond du RSA. Ces jeunes peuvent bénéficier d’un soutien personnalisé par les missions locales et d’une allocation de 480 euros par mois.

11h23: Pour les jeunes, une obligation de formation jusqu'à 18 ans

L'objectif annoncé par le chef de l'Etat : «tous les jeunes de moins de 18 ans devront être soit en formation soit en emploi». Cette mesure entrera en application dès la rentrée scolaire 2020.

Les jeunes décrocheurs seront repérés par les établissements scolaires et les missions locales. Les pouvoirs publics seront obligés de leur proposer «un accompagnement» et des solutions. L'Elysée a précisé que si le jeune refuse, il pourra être signalé et un éducateur sera désigné pour le suivre.

11h14 : Premières annonces, sur la petite enfance, des places en crèche et des petits-déjeuners à l’école

Emmanuel Macron annonce que d’ici à 2020, le nombre de crèche à « vocation d’insertion professionnelle » va passer de 40 à 300. Il s’agit de crèches adaptées aux besoins des parents en recherche d’emploi.

 

« Les aides de garde pour enfant seront à partir de 2019 versés directement, sans avance de frais. Une avance de frais est souvent une barrière infranchissable pour ceux qui vivent dans cette situation. »

 

Sur la précarité alimentaire, le président veut que les enfants pauvres puissent tous avoir un petit-déjeuner quotidien. C’est déjà le cas dans certaines communes. « Une incitation financière sera mise en place dans les communes les plus pauvres » pour la distribution de petits-déjeuners et la tarification sociales dans les cantines.

11h02: Il faut «dire aux premiers de cordées 'n'oubliez pas les derniers de cordée'»

Emmanuel Macron reprend et reformule une de ses saillies les plus commentées, la métaphore des «premiers de cordées». «N'oublier personne, c'est dire aux premiers de cordées 'n'oubliez pas les derniers de cordée'», affirme-t-il.

11h: «Notre modèle social ne permet pas suffisamment de prévenir et d'éradiquer la pauvreté»

 

10h55: Macron veut lancer «un combat neuf, indispensable, vital pour notre pays»

«Celui de décider résolument de ne plus oublier personne», affirme le chef de l'Etat.

10h50 : Le discours d'Emmanuel Macron commence

Le président commence par raconter des rencontres avec des Français en situation de précarité. Il parle de «fatalité sociale».

10h47: «Faire plus pour ceux qui ont moins»

C'est le slogan choisi par l'Elysée pour cette journée.

 

10h22: Un Français sur cinq n'arrive pas à s'alimenter correctement

Autre donnée sur la pauvreté dans notre pays, plus précisément la précarité alimentaire. Selon l'édition 2018 du Baromètre Ipsos-Secours populaire français sur la pauvreté dans l’Hexagone, qui vient de paraître et a été réalisée en juin 2018, 48 % des foyers les plus modestes (qui perçoivent moins de 1 200 euros net par mois) assurent avoir du mal à se payer les trois repas recommandés par jour. 

10h20: 8,8 millions de pauvres en 2016

 La pauvreté touche 8,8 millions de personnes en France, soit 14 % de la population. Ces chiffres calculés pour l’année 2016 ont été publiés ce mardi par l’Insee, deux jours avant l’annonce d’un plan de lutte par le président Macron.

10h05: Le plan va se chiffrer à 8 milliards d'euros sur quatre ans

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, l'a annoncé à 20 Minutes mercredi. Une interview à lire ici.

à lire ici.

9h50: Suivez avec nous les annonces d'Emmanuel Macron