Alpes-Maritimes: Benoît Hamon sur les terres de Cédric Herrou pour «tirer une sonnette d'alarme»

MIGRANTS A Breil-sur-Roya, le fondateur du mouvement Génération-s s’est inquiété que « des digues tombent à gauche » sur la question des flux migratoires…

20 Minutes avec AFP

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M. Hamon doit participer la semaine prochaine, à Rome, à un meeting contre la politique du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini en matière migratoire.
M. Hamon doit participer la semaine prochaine, à Rome, à un meeting contre la politique du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini en matière migratoire. — ISA HARSIN/SIPA

En visite à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) chez l’agriculteur Cédric Herrou, devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, le fondateur du mouvement Génération-s Benoît Hamon s’est inquiété vendredi que « des digues tombent à gauche » sur la question des flux migratoires.

« On le voit dans le parti qui vient d’être créé en Allemagne par une ancienne dirigeante de la gauche allemande qui désormais embraye sur un discours antimigrants préoccupant. On l’avait vu en Italie où une partie de la gauche a basculé sur ce discours antimigrants du côté du mouvement 5 étoiles. En France on sent qu’il y a une tentation d’attribuer la précarité du travail aux migrants qui viendraient parce qu’ils seraient prêts à accepter des petits boulots », a déclaré l’ancien candidat PS à la présidentielle en marge de sa rencontre avec Cédric Herrou.

« Le nationalisme de gauche, ça n’existe pas »

« Si on embraye sur ce terrain-là en oubliant que les responsables sont les employeurs qui pratiquent ces salaires-là, alors les digues s’effondrent, et le sens de ma venue ici c’est aussi de faire un appel aux consciences de gauche, elles ne doivent pas céder », a encore ajouté Benoît Hamon.

« Je suis venu ici pour saluer le combat de Cédric Herrou mais aussi tirer une sonnette d’alarme sur ces risques que je perçois dans la gauche européenne d’une gauche nationaliste et moi, le nationalisme de gauche, je vous le dis, ça n’existe pas, ça finit en nationalisme tout court », a-t-il encore poursuivi.