Alexandre Benalla pourrait bien être interrogé par le Sénat, dit Philippe Bas

AUDITION Le président de la commission d’enquête du Sénat s’étonne aussi d’une transparence à géométrie variable de l’Elysée…

20 Minutes avec AFP

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Le président LR de sa commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, à Paris le 16 mars 2016
Le président LR de sa commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, à Paris le 16 mars 2016 — FRANCOIS GUILLOT AFP

Le président LR de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, Philippe Bas, a réclamé ce jeudi de la « transparence » et jugé « fragile » la thèse de l’employé assurant une simple fonction d’organisation à l’Elysée. Il a aussi confirmé que la commission d’enquête n’exclut pas d’entendre Alexandre Benalla. « On verra dans une dizaine de jours, on a déjà un calendrier chargé à partir de la semaine prochaine », a-t-il noté sur LCI.

Après les premières auditions réalisées par la commission en juillet, « il apparaît vraisemblable, malgré les dénégations, qu’Alexandre Benalla a rempli une fonction de protection personnelle du chef de l’État alors que, dans nos institutions, c’est la responsabilité d’un service de l’État », a-t-il également remarqué dans un entretien au Figaro. Or, la protection du président « ne peut reposer sur un arrangement privé », car « face au risque terroriste, il en va de la personne du président mais aussi de la continuité de l’État et de la stabilité de nos institutions ».

Pas de transparence à « géométrie variable »

Par ailleurs, la commission, qui a reçu une majorité des documents internes demandés, n’a « toujours pas la fiche de poste et le salaire d’Alexandre Benalla », regrette Philippe Bas. « La transparence ne saurait être à géométrie variable ! » « Cette information relève du secret de la défense nationale ? Est-ce que la rendre publique met en péril des institutions ?, a-t-il interrogé sur LCI. Savoir exactement ce qu’Alexandre Benalla faisait à l’Elysée n’est pas une exigence disproportionnée ».

Il se dit aussi frappé non pas par « la sanction infligée en mai » par l’Elysée à Alexandre Benalla mais par « la confiance maintenue » à un collaborateur qui avait « manqué à ses devoirs ». Une confiance qui n’a cessé que « lorsque les médias s’emparent de l’affaire », a-t-il remarqué sur LCI.

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