Barbara Pompili est candidate pour succéder à François de Rugy à la présidence de l'Assemblée nationale

VOTE Outre le chef de file des députés marcheurs Richard Ferrand, deux femmes sont déjà candidates au perchoir pour la majorité : Yaël Braun-Pivet et Cendra Motin…

20 Minutes avec AFP

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Barbara Pompili, le 8 mars 2017 à Paris.
Barbara Pompili, le 8 mars 2017 à Paris. — David Niviere/SIPA

Une femme au perchoir ? La députée LREM de la Somme et ancienne secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Barbara Pompili, a annoncé ce mercredi sa candidature au perchoir de l’Assemblée, pour succéder à François de Rugy dont elle est proche.

Outre le chef de file des députés marcheurs, Richard Ferrand, qui a de nombreux soutiens, deux femmes sont déjà candidates au perchoir dans les rangs de la majorité : Yaël Braun-Pivet et Cendra Motin. Barbara Pompili, 43 ans, préside la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale. Son nom avait été cité, parmi d’autres, pour succéder à Nicolas Hulot au gouvernement.

Soutien d’Emmanuel Macron

Elle connaît bien les rouages du pouvoir : ancienne assistante parlementaire, elle a coprésidé, lors de son premier mandat de député à partir de 2012, le groupe écologiste avec François de Rugy puis Cécile Duflot, et a été ensuite secrétaire d’Etat à la Biodiversité (début 2016, mi-2017), dans les gouvernements Valls et Cazeneuve.

Ex-EELV devenue « réformiste », elle avait été en mars 2017 le premier membre de l’ancien gouvernement à soutenir Emmanuel Macron. Au début de la nouvelle législature, certains l’auraient bien vue au perchoir, mais Barbara Pompili avait préféré soutenir son ancien collègue, François de Rugy.

Une candidate « légitime »

Le député marcheur, Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, a apporté ce mercredi dans un communiqué son soutien à Barbara Pompili, dont la candidature est « particulièrement légitime ». Même chose pour le député LREM François-Michel Lambert, issu de l’Union des démocrates et écologistes (UDE).

« L’égalité est dans l’ADN d’En Marche ! » et l’élection d’une femme « incarnerait le renouveau démocratique pour lequel les Français se sont prononcés en 2017 », ajoute-t-il.

Les prétendants LREM ont jusqu’à mercredi soir pour se faire connaître, avant un vote interne pour les départager, lundi, dans le cadre d’un séminaire de rentrée à Tours. Puis l’ensemble des députés voteront mercredi 12 septembre, jour de reprise, pour élire leur président, des candidatures de plusieurs bords étant alors possibles.