Prélèvement à la source: Le gouvernement se donne «quinze jours pour lever les doutes», affirme Aurore Berger

REFORME FISCALE La date de la mise en oeuvre de cette réforme fiscale, initialement prévue au 1er janvier 2019, sera peut-être repoussée encore une fois...

20 Minutes avec AFP

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Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée à Paris, le 25 juin 2018.
Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée à Paris, le 25 juin 2018. — Woytek Konarzewski/SIPA

Une réforme « majeure »… qui pourrait ne pas voir le jour en 2019. Le prélèvement à la source, voulu par le gouvernement, sera-t-il appliqué à partir du 1er janvier prochain ? L’exécutif « se laisse quinze jours » pour « lever les doutes » et décider de la date de sa mise en œuvre, a indiqué Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale ce mercredi. Des tâtonnements qui font les choux gras de l’opposition.

« Oui nous souhaitons mettre en œuvre le prélèvement à la source », [mais] « si c’est mis en œuvre et qu’au final ce n’est pas dans les bonnes conditions pour les Français, ce sera un échec. Il faut que ce soit une réussite, et donc c’est ça qu’a demandé le président de la République : on se laisse quinze jours pour lever les doutes », a déclaré Aurore Bergé sur RMC.

Messages contraires

« Ca se fera », a-t-elle assuré, et « sur la question de la date de janvier 2019, on se laisse quinze jours pour savoir exactement la date d’entrée en vigueur », a-t-elle précisé. Cette date n’est plus certaine depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il attendait « des réponses précises » avant de décider la mise en œuvre, après des mois de préparation du pays à cette réforme majeure. Gérald Darmanin a toutefois assuré que le prélèvement à la source serait bien appliqué dès la fin janvier 2019.

Ces doutes suscitent des interrogations dans l’opposition, voire des moqueries. Stéphane Le Foll (PS) a lui dit ne « pas très bien comprendre ce qui se passe, après avoir vu à la fois de la publicité à la télé, une lettre envoyée à tous les contribuables ». Est-ce qu'« on va remettre en cause une grande réforme parce qu’il y a un problème de communication ? (…) On ne voit pas très bien la cohérence de tout ça », a-t-il résumé sur Radio Classique, estimant que « ça sent un peu la carabistouille », reprenant un terme employé par Emmanuel Macron sur TF1.

« Rétropédalage en direct »

C’est « un rétropédalage en direct » sur une réforme qui « a été mal pensée », a critiqué Emmanuelle Ménard (apparentée au RN), et ce « n’est peut-être pas non plus sans lien avec la perspective des élections européennes en mai prochain », a-t-elle remarqué sur BFMTV et RMC.

Le président des Républicains Laurent Wauquiez avait quant à lui demandé mercredi à l’exécutif de renoncer à une réforme « qui va dans le mur ».

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