VIDEO. «Moi, à sa place, je n’aurais pas démissionné»… Ségolène Royal tacle Nicolas Hulot après son départ fracassant

PIQUE Ségolène Royal assure n'être «candidate à rien». Vraiment?...

M.B. avec AFP

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Ségolène Royal et Nicolas Hulot en mai 2017.
Ségolène Royal et Nicolas Hulot en mai 2017. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« Moi, à sa place, je n’aurais pas démissionné. » Invité de RTL ce mercredi matin, Ségolène Royal a taclé Nicolas Hulot, son successeur au ministère de la Transition écologique, après son départ fracassant de la veille. « En poste au ministère de l’écologie, jamais de la vie je n’ai pensé démissionner », a précisé l’ancienne ministre de l’Environnement qui a souvent entretenu des rapports compliqués avec Nicolas Hulot.

« Il faut aujourd’hui un sursaut »

« Je souhaite que de cette crise sorte un progrès, une prise de conscience, et que la France ne perde pas le leadership climatique, parce que c’est une force pour nos entreprises, pour nos citoyens et pour la santé des habitants de cette planète », a ajouté celle qui est aujourd’hui ambassadrice pour les pôles. « Ce qui est important, c’est qu’est-ce qui va se passer aujourd’hui », a-t-elle ajouté. « Il faut aujourd’hui un sursaut ». Pour elle, « c’est indispensable, parce que quand la France affaiblit sa politique environnementale au niveau national, elle s’affaiblit au niveau international.»

Interrogée pour savoir si elle était intéressée par le poste de ministre de l’Environnement, Ségolène Royal  a assuré n’être « candidate à rien ». « Je m’occupe des pôles, c’est la continuité (…) de l’accord de Paris sur le climat. J’ai créé une ONG qui continue à s’occuper et à se battre pour les questions environnementales, notamment pour l’énergie solaire en Afrique. Et je considère que la question environnementale, c’est la question de tous, pas seulement d’ailleurs de la politique ».

« Un ministère extrêmement lourd »

Pour elle, Nicolas Hulot « n’a pas vu que c’était un ministère extrêmement lourd » et que « c’était aussi difficile » d’être ministre de l’Environnement. « Il aurait très bien pu tenir bon. Encore faut-il qu’il soit dans une équipe aussi qui tire vers le haut les enjeux environnementaux », a-t-elle estimé.

« L’enjeu essentiel aujourd’hui du combat écologique, c’est de se dire que l’écologie et l’économie, l’écologie et la création d’activité et d’emplois ne sont pas antinomiques mais au contraire », a-t-elle martelé. « Aujourd’hui les filières économiques où il y a un potentiel d’innovation, de création d’emplois, de compétition internationale, ce sont les filières de la croissance verte ».

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