VIDEO. Démission de Nicolas Hulot: «Dialoguer» avec les lobbies n'est pas synonyme de «soumission», estime Benjamin Griveaux

CONTROVERSE Le porte-parole du gouvernement était interrogé ce matin sur France inter sur la présence de Thierry Coste lors d'une réunion à l'Elysée lundi sur la chasse...

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement d'Edouard Philippe.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement d'Edouard Philippe. — JC Tardivon/SIPA

Benjamin Griveaux a estimé mercredi que « le dialogue » avec les lobbies​ n’était pas synonyme de « soumission ». « Le dialogue, ce n’est pas la soumission aux lobbies. Il faut aussi savoir écouter, sinon c’est un exercice bien solitaire, et donc à mon avis peu efficace, du pouvoir », a expliqué le porte-parole du gouvernement sur France Inter.

« Est-ce que quand on reçoit (l’ONG de défense de l’environnement) WWF, est-ce que quand on reçoit Greenpeace, est-ce que lorsque l’on reçoit les fédérations professionnelles qui représentent des secteurs, on a en face de nous des gens à qui l’on cède tout ? Non, c’est important de pouvoir dialoguer », a ajouté Benjamin Griveaux.

Pouvoir « trancher » sans se « soumettre »

Le porte-parole du gouvernement était interrogé sur la présence de Thierry Coste lors d’une réunion à l’Elysée lundi sur la chasse. Une présence dénoncée ce mardi par Nicolas Hulot, qui a par ailleurs fustigé l’influence des « lobbies dans les cercles du pouvoir » pour justifier sa démission.

« Soit on est un pouvoir, un ministre enfermé avec son administration, qui décide tout seul [et je pense que c’est la pire des manières de construire des politiques publiques efficaces et acceptées par la population], soit on entend aussi ce qu’ils disent », a encore insisté Benjamin Griveaux, avant de pouvoir « trancher » sans se « soumettre ».

« Il ne faut pas négliger le fait que les politiques ne sont pas totalement idiots »

« J’ai eu l’occasion lorsque j’étais à Bercy de recevoir des fédérations de professionnels, de leur dire "Voilà les projets qui sont les nôtres", d’avoir face à moi des fédérations qui n’étaient pas d’accord, et de mettre en œuvre ces projets », a-t-il ensuite fait valoir.

Un point de vue également relayé par le secrétaire d’Etat aux Relations avec le parlement Christophe Castaner mercredi sur France 2 : « Il ne faut pas négliger le fait que les politiques ne sont pas totalement idiots. Quand vous avez en face de vous le lobbyiste de France 2 qui vient vous parler du budget de France 2, vous savez faire la part des choses. »

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