VIDEO. Réforme de la chasse: A l'Elysée, Emmanuel Macron reçoit Nicolas Hulot et les chasseurs

DOSSIER CHAUD La réforme de la chasse, voulue par le gouvernement, est très critiquée par les défenseurs des animaux...

20 Minutes avec AFP

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Des chasseurs lors de l'ouverture de la chasse en septembre 2018.
Des chasseurs lors de l'ouverture de la chasse en septembre 2018. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Drôle de rencontre à l’Elysée. Ce lundi, Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée le président de la Fédération nationale de la chasse Willy Schraen et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Au menu des discussions : une réforme de la chasse, très critiquée par les défenseurs des animaux.

Au cours de cette rencontre seront notamment abordés les quotas et les dates de chasse, le renforcement des contrôles, la « simplification » du permis et la « mobilisation des chasseurs pour entretenir les milieux naturels », explique l’Elysée.

Les populations d’oiseaux étudiées

Le gouvernement a annoncé en mai qu’il préparait une réforme de la chasse comprenant une baisse du prix du permis, d’actuellement 400 euros par an. Il compte aussi mener une « gestion adaptative des espèces » chassables pour adapter les pratiques et les prélèvements autorisés à l’état réel de conservation des espèces.

Nicolas Hulot a donc lancé en août une concertation sur les quotas de chasse de plusieurs espèces comme l’alouette des champs, le merle noir et la grive pour la période 2018-2019. Les arrêtés déjà pris seront « ajustés » à l’issue de cette concertation.

« Trouillard »

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) s’est inquiétée de ces projets et dénoncé le « piégeage cruel de centaines de milliers d’oiseaux en France ». Récemment, Brigitte Bardot, qui avait été reçue à l’Elysée fin juillet, a qualifié Nicolas Hulot de « trouillard » sur le dossier de la chasse et appelé à sa démission.

En février, le chef de l’État avait reçu Willy Schraen et pris l’engagement d’étendre les dates de chasse de l’oie cendrée en 2019 et d’étudier une diminution du prix du permis de chasse, ce dont la FNC s’était félicitée.

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