Augmentation de la redevance: Copé est pour, Woerth est contre

Avec agence

— 

Jean-François Copé et Eric Woerth.
Jean-François Copé et Eric Woerth. — Clemens Bilan/Dominique Faget

Couac, quand tu nous tiens… Le ministre du Budget, Eric Woerth, a affirmé jeudi qu'il n'y aurait «pas d'augmentation de la redevance». Pourtant, la commission Copé en avait fait mercredi sa piste prioritaire pour compenser la suppression de la publicité à la télévision publique.
 
«C'est un des scénarios qu'il [Jean-François Copé, ndlr] indique, ce n'est pas le mien», a déclaré Eric Woerth, interrogé sur LCI. «Le président de la République a plusieurs fois indiqué qu'il ne souhaitait pas d'augmentation de la redevance», a également souligné le ministre.

Une seule mesure fait l’unanimité
 
La «commission pour une nouvelle télévision publique» avait proposé mercredi, sans choisir, trois scénarios de financement de la télévision publique après la suppression de la publicité, qui préconisent une compensation soit par la redevance, soit par des taxes sur les opérateurs de téléphonie ou l'électronique grand public.
 
Jean-François Copé avait convenu qu'une seule mesure faisait l'unanimité de la commission: l'indexation du montant de la redevance sur la hausse du coût de la vie, ce qui, pour une inflation de 2%, reviendrait à une augmentation de 2,32 euros de la redevance par foyer.

Compenser le manque de 650 millions d’euros
 
Mais le président de la commission avait prévenu qu'il «n'était pas impossible que plusieurs options soient présentées» dans le rapport final qui doit être présenté le 25 juin au président Sarkozy, à l'origine de l'idée de la suppression de la publicité.
 
La commission a évalué à 450 millions d'euros après le 1er septembre 2009, puis à 650 millions d'euros après le 1er janvier 2012, l'incidence budgétaire pour France Télévisions d'une suppression de la publicité. Mais il pourrait se rapprocher davantage du milliard d'euros à compenser.

>> Et vous, êtes-vous par principe opposé à l'augmentation de la redevance?