Rentrée politique: De Wauquiez à Mélenchon... L'opposition étrille Emmanuel Macron et le gouvernement

POLITIQUE Les oppositions de droite et de gauche ont critiqué le gouvernement et le chef de l'Etat...

20 Minutes avec AFP

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Wauquiez
Wauquiez — PHILIPPE DESMAZES / AFP
  • Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon ont critiqué Emmanuel Macron.
  • L'exécutif est étrillé par l'ensemble des oppositions pour cette rentrée politique.

Les vacances sont bel et bien finies. Droite et gauche ont durci le ton ce week-end contre Emmanuel Macron et le gouvernement à l'occasion de la rentrée politique. L'exécutif entend tenir le cap des réformes malgré une popularité en berne à neuf mois des élections européennes.

Cible numéro 1 : le président de la République. Le président des Républicains Laurent Wauquiez a sommé Emmanuel Macron et le gouvernement de «rendre l'argent aux Français», lors de son discours en Haute-Loire qui se voulait une démonstration de force.

La veille, Jean-Luc Mélenchon avait promis au chef de l'Etat «une raclée démocratique» aux européennes de mai 2019. Dimanche, le chef de file de La France insoumise (LFI) est revenu à la charge pour dénoncer la «saignée de l'Etat et des services publics» programmée selon lui par l'exécutif.

Jean-Luc Mélenchon pendant
Jean-Luc Mélenchon pendant - Alain ROBERT/SIPA

Philippe veut maintenir les réformes

Face à la mobilisation des oppositions après trois semaines de trêve estivale, Edouard Philippe a en effet détaillé les choix budgétaires du gouvernement dans une interview au Journal du Dimanche.

Avec une prévision de croissance ramenée à la baisse à 1,7%, il a pris acte d'un ralentissement économique qui affectera le budget 2019 et annoncé le décrochage de l'indexation de prestations sociales de l'inflation.

Mais le Premier ministre veut également maintenir le rythme des réformes, avec l'annonce de la fin des cotisations salariales sur les heures supplémentaires ou la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'Etat en 2019 pour tenir l'objectif de 50.000 suppressions à l'horizon 2022. Rentrée compliquée encore pour Emmanuel Macron sur le front des sondages : le chef de l'Etat perd 5 points dans le baromètre de l'Ifop et voit sa popularité s'effondrer, avec 34% seulement de «satisfaits», son score le plus bas depuis son entrée en fonctions.

Une perte de confiance que le patron des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand, a attribuée à l'impatience des Français de voir les résultats de la politique conduite.

Socialites et communistes offensifs

Samedi à La Rochelle, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait appelé pour sa part la gauche à mener «des combats communs» dans la perspective des européennes.

Et Paul Laurent (PCF) a affirmé la volonté des communistes de «combattre les orientations libérales de l'Union européenne et la politique de Macron», deux politiques «soeurs jumelles». Les européennes de mai - qui marqueront la mi-mandat d'Emmanuel Macron - sont, avec la politique économique et les migrants, l'autre grand sujet de la rentrée.