Affaire Benalla: Le couple de la Contrescarpe n'a pas caché son identité à la police

ENQUETE Le couple violenté par Alexandre Benalla le 1er mai, place de la Contrescarpe, n’a pas dissimulé son identité à la police, selon « Le Monde », qui contredit ainsi la version du préfet de police de Paris…

A.O

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Place de la Contrescarpe, un jeune homme est pris à partie, le 1er-Mai dernier.
Place de la Contrescarpe, un jeune homme est pris à partie, le 1er-Mai dernier. — Naguib-Michel SIDHOM / AFP

Le couple de trentenaires violenté par Alexandre Benalla le 1er mai, avant d'être interpellé et conduit au commissariat du 18e arrondissement de Paris a-t-il vraiment menti à la police ?

Lors de son audition sous serment devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, le 25 juillet, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, avait soutenu que cet homme et cette femme « n'avaient pas de papiers sur eux » et avaient « déclaré de fausses identités ». Une affirmation depuis reprise par plusieurs médias ou personnalités impliquées dans l'affaire portant le nom de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron. 

Pas de violences « graves » et « répétées » contre les CRS

Or, Le Monde, à l'origine des premières révélations sur l'affaire Benalla, affirme aujourd'hui que le couple de trentenaires n'a pas tenté de dissimuler son identité, ni de provoquer des violences « graves » ou « répétées » contre les CRS –  même si l'un d'eux a bien été ciblé par leurs projectiles (deux bouteilles de bière). 

Le quotidien, qui s'appuie sur des courriers adressés par deux services de police à François Molins, procureur de la République de Paris, contredit ainsi la version défendue par Michel Delpuech. Le Monde précise en outre que la jeune femme a bien présenté ses papiers au commissaire en civil qui a rédigé sa fiche (et celle de son compagnon) place de la Contrescarpe, à 20h05, le 1er mai. 

Après réflexion, le couple, qui fait partie des 44 personnes interpellées puis relâchées sans poursuite judiciaire le 1er mai, n'avait pas souhaité porter plainte contre l'auteur des violences.