Brégançon: Macron reçoit May dans sa résidence d'été pour parler du Brexit

DIVORCE La dirigeante britannique est la première hôte de marque accueillie par le chef de l’Etat au fort de Brégançon...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron et Theresa May, le 8 juin 2018.
Emmanuel Macron et Theresa May, le 8 juin 2018. — ludovic MARIN / AFP

Le début de vacances du président s’annonce studieux. L’ambiance sera décontractée, mais la discussion sérieuse : le président français Emmanuel Macron reçoit vendredi sur la Côte d’Azur Theresa May pour s’entretenir des négociations sur le Brexit, qui patinent à l’approche du divorce entre Londres et l’Union européenne.

La dirigeante britannique est la première hôte de marque accueillie par le chef de l’Etat au fort de Brégançon (sud-est), la résidence d’été des présidents français. La rencontre débutera par une réunion de travail entre les deux dirigeants, qui retrouveront ensuite leurs conjoints, Brigitte et Philip, pour un dîner « amical » à quatre avec vue sur les eaux turquoises de la Méditerranée.

Un accord attendu pour octobre

La Première ministre britannique, de retour de ses vacances en Italie, va expliquer à Emmanuel Macron « la position de Londres dans les négociations sur le Brexit et sur l’avenir des relations avec l’UE », indique l’Elysée.

Ces négociations ont peu progressé ces dernières semaines alors que Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici au sommet européen d’octobre pour organiser leur divorce, programmé pour la nuit du 29 au 30 mars 2019.

Brégançon, nouveau lieu de rencontres diplomatiques

Après Theresa May, Emmanuel Macron pourrait convier d’autres invités de marque au fort de Brégançon, dont il veut faire non seulement un lieu de vacances mais aussi de rencontres diplomatiques dans un cadre plus informel qu’à l’Elysée.

Résidence présidentielle depuis 50 ans, Brégançon a jusqu’à présent peu été utilisé à cet effet, à l’exception des réceptions du chancelier allemand Helmut Kohl par François Mitterrand en 1985 ou du président algérien Abdelaziz Bouteflika par Jacques Chirac en 2004.