Affaire Benalla: L'Assemblée a rejeté les deux motions de censure de l'opposition

LIVE Revivez les débats à l'Assemblée ce mardi sur les motions de censure déposées par la droite et la gauche dans l'affaire Benalla...

L.C.

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Edouard Philippe le 31 juillet 2018 à l'Assemblée nationale.
Edouard Philippe le 31 juillet 2018 à l'Assemblée nationale. — Michel Euler/AP/SIPA

Ça a chauffé dans l’hémicycle. Le gouvernement faisait face ce mardi après-midi à deux motions de censure à l’Assemblée après dix jours de crise autour d’Alexandre Benalla, ex-conseiller d’ Emmanuel Macron. Les Républicains et la gauche ont chacun déposé une motion de censure qu’ils ont défendu devant les députés et le gouvernement.

Pas de suspense sur le vote, puisque ni LR avec 103 députés, ni la gauche avec 63, ne peuvent, même en votant tous les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement. Mais l’enjeu était hautement politique.

>> Alliances, votes, enjeux... Tout comprendre aux motions de censure débattues à l'Assemblée

 

20h35: Ce live est terminé, merci de l'avoir suivi.

20h20 : Sur le badge d’Alexandre Benalla

Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, « a demandé que soit diligentée une enquête administrative interne afin d’identifier les responsabilités dans la divulgation de données à caractère personnelles » relatives au badge d’Alexandre Benalla, dans un communiqué publié ce mardi.

Cela fait suite à un article du Figaro qui affirme que l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron aurait utilisé à deux reprises son badge d’accès à l’Assemblée pendant sa période de suspension temporaire en mai dernier.

20h : Le résumé de cet après-midi à l'Assemblée

Il est 20h, on vous résume ce qui s'est passé dans l'hémicycle aujourd'hui :

  • Les députés ont rejeté ce mardi deux motions de censure. La première avait été déposée par Les Républicains, la deuxième par une alliance inédite entre socialistes, communistes et Insoumis.
  • La première motion a rassemblé 143 votes, l'autre 74. Les deux ont donc échoue à réunir les 289 voix nécessaires pour renverser le gouvernement. 
  • Avant les votes, les discussions ont été houleuses à l'Assemblée. La majorité a accusé l’opposition d’instrumentaliser l’affaire Benalla pour attaquer le président, tandis que l'opposition a jugé que la majorité macroniste avait volontairement couvert les actes d’Alexandre Benalla.

18h50 : Qui a voté pour la motion de censure de la gauche ?

Voici le détail du vote publié par des journalistes présents à l'Assemblée : 2 députés Les Républicains ont voté pour le texte de la gauche, ainsi que le total des 30 députés Nouvelle Gauche, des 17 Insoumis, et 15 députés communistes ou apparentés (Gauche démocrate et républicaine) et 10 non-inscrits.

Aucun élu MoDem, UDI ou LREM n’a voté pour.

 

19h40 : L’Assemblée rejette la motion de censure de la gauche

Avec 74 voix pour, la majorité absolue n’est pas atteinte et la motion de censure déposée par la gauche est donc rejetée par les députés.

19h10: Les députés votent sur la motion de censure déposée par la gauche

18h50 : Qui a voté pour la motion de censure LR ?

Voici le détail du vote publié par François de Rugy : 101 députés Les Républicains ont voté pour, ainsi que le total des 17 députés Insoumis, 14 communistes ou apparentés (Gauche démocrate et républicaine) et 11 non-inscrits.

Aucun élu MoDem, UDI, Nouvelle gauche ou LREM n’a voté pour.

 

18h38 : C’est reparti pour une deuxième motion de censure

C’est désormais la motion de censure déposée par trois groupes de gauche (LFI, GDR et NG) qui est examinée. A nouveau, chaque groupe va indiquer son vote pour ou contre cette motion de censure, puis l’Assemblée procédera au vote.

18h37 : La motion de censure LR n’est pas adoptée

Avec 143 voix, la motion de censure déposée par le LR Christian Jacob n’est pas adoptée, annonce le président de l’Assemblée François de Rugy. Il aurait fallu 289 voix pour faire chuter le gouvernement.

17h55 : C’est l’heure du vote !

Le scrutin est ouvert pour 30 minutes. Seuls les députés favorables à la motion de censure vont déposer un bulletin (nominatif) dans les urnes disposées dans les salles voisines de l’hémicycle. Les Républicains (au nombre de 103), les Insoumis (17) et les communistes (16) devraient tous glisser un bulletin dans l’urne, physiquement ou par procuration. Mais cela ne devrait pas être suffisant pour atteindre la majorité absolue des voix, soit 289, nécessaire pour renverser le gouvernement.

La séance est suspendue jusqu'à 18h35.

17h54: Sans surprise, les macronistes ne voteront pas la motion de censure

17h45 : Les Insoumis voteront la motion de censure LR

Bastien Lachaud, député LFI, annonce que son groupe votera pour la motion de censure des Républicains.

17h46 : Déjà trois heures de discussion sur les motions de censure

Un bâillement échappe à Edouard Philippe. Et c’est loin d’être terminé : il reste le vote sur la première motion de censure, puis les déclarations de votes sur la deuxième motion, et le vote.

17h40 : Les socialistes ne voteront pas la motion de censure déposée par LR

Le député Nouvelle Gauche David Habib annonce que son groupe ne votera pas la motion de censure des Républicains.«Cette motion de censure est légitime, mais nous ne la voterons pas. En France, il y a une gauche et une droite. Toutes deux sont respectables mais ne peuvent s'additionner en toute clarté».

17h35 : Le MoDem ne votera aucune des motions de censure

Patrick Mignola, député Modem de Savoie, déclare : « nous refusons de censurer ».

17h32 : VOS QUESTIONS
Pour une soi-disant affaire d’Etat, les rangs sont bien vides. Déjà les vacances ?

Effectivement l’hémicycle est loin d’être rempli ce mardi après-midi. Toutefois il est possible pour les absents de voter par procuration (une seule par député présent lors du vote).

17h30 : Le groupe GDR votera pour les deux motions de censure

C’est désormais l’heure des explications de vote sur la motion de censure déposée par Christian Jacob pour Les Républicains. C’est Stéphane Peu, député GDR de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, qui commence. Il annonce que les députés GDR voteront les deux motions de censure, celle de la gauche et celle des Républicains, sous les huées des macronistes qui crient « collusion ! ».

 

17h22 : Guillaume Larrivé s’exprime au nom de LR, pour la motion de censure

Corapporteur de la commission d’enquête parlementaire et en première ligne lors des auditions sur l’affaire Benalla, Guillaume Larrivé défend la motion de censure déposée par son groupe.

17h06 : Richard Ferrand, chef de file des marcheurs, opposés à la motion, répond à l’opposition

A la tribune, il reprend les arguments que la majorité a mis en avant dès le début de l’affaire Benalla. « Ces motions ont quelque chose de rance, aux antipodes du débat d’idées. Elles ne sont que la continuité d’une entreprise de ralentissement du travail gouvernemental qui ne trompe plus grand monde », assure-t-il.

Très offensif, il affirme que « ces deux motions signent de nouvelles alliances. On découvre le flirt des insoumis avec l’extrême droite devant les caméras. Vous n’avez en commun que l’aigreur de la défaite et le désir de revanche ». Et finit son discours sous les applaudissements nourris des députés LREM.

17h02 : Sébastien Chenu, frontiste et député non inscrit, a la parole

En tant que député non inscrit, il dispose de 5 minutes et non 15 sur ce sujet. Le député du Nord, porte-parole du Rassemblement national (ex-FN) a annoncé qu'il votera la motion de censure.

17h00 : Mélenchon demande un référendum sur la réforme des institutions

« Assumez ! » lance Jean-Luc Mélenchon au Premier ministre, à qui il demande de convoquer un référendum sur la réforme des institutions. 

A la fin de son allocution, il est applaudi notamment par le LR Christian Jacob.

16h55 : « A la fin, vous verrez, il le décorera ! »

Jean-Luc Mélenchon fustige les applaudissements réservés par la majorité à Alexandre Benalla, mardi dernier, à l'appel d'Emmanuel Macron. 16h55 : « A la fin, vous verrez, il le décorera ! », lance-t-il.

16h47: Jean-Luc Mélenchon (LFI), pour la motion de censure, s'exprime

Le patron des Insoumis, qui cosignent la motion de censure déposée par la gauche, très en forme, fustige le manque de transparence sur les collaborateurs qui travaillent à l'Elysée. L'association Anticor a d'ailleurs saisi ce mardi la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour qu'elle demande à tous les chargés de mission de l'Elysée, sous le feu des projecteurs depuis l'affaire Benalla, de se conformer aux règles de transparence.

 

16h37 : Des députés devant les micros et caméras

Pendant que les présidents des groupes de l’Assemble expliquent tour à tour pourquoi ils voteront ou non les motions de censure, des députés sont dans la salle des Quatre colonnes, à l’entrée de l’hémicycle, et livre leurs déclarations aux médias.

 

16h30 : Valérie Rabault prend la parole pour le groupe Nouvelle gauche, cosignataire d’une motion de censure

​Pour la socialiste, « si les dérapages graves de M. Benalla avaient fait l’objet, dès le 1er mai, d’une sanction conforme au droit en vigueur, il n’y aurait pas eu 'd’affaire Benalla'. Mais comme les faits reprochés semblent avoir été couverts par des passe-droits au plus haut niveau de l’Etat, il y a bel et bien une 'affaire Benalla' ».

Elle a aussi attaqué le gouvernement qui a, selon elle, « caché la vérité » aux parlementaires, et le président de la République qui a « méprisé le pouvoir législatif et judiciaire, mais aussi celui de la presse ».

16h15 : C’est au tour de l’UDI-Agir Franck Riester (contre la motion de censure)

L’ex LR regrette les conditions dans lesquelles la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée a travaillé.

Il dénonce toutefois « la dimension politicienne de ces motions », et parle de « récupération politique ».

16h00 : Le MoDem Marc Fesneau, contre la motion de censure, prend la parole

Il dénonce l’attitude des oppositions et se dit défavorable à la motion de censure.

15h51 : Philippe fait la promo du gouvernement

Un peu hors sujet en fin de discours, le Premier ministre vante les réformes lancées depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Ce faisant il souligne qu'une partie de la droite a voté certaines de ses réformes.

 «A la rentrée, nous ne ralentirons pas, nous ne lâcherons rien», termine Edouard Philippe qui s'en remet «confiant et serein» au jugement de l'Assemblée.

15h45 : Le point chauffeur de salle

Une journaliste du Figaro publie des consignes que Laëtitia Avia, députée et porte-parole de LREM, aurait envoyées à ses collègues avant les débats de ce mardi. «Rester sobres» pendant que l'opposition parle et soutenir le Premier ministre.

 

15h40 : Philippe tape à droite et à gauche

Dans sa réponse, Edouard Philippe distribue les tacles à droite, en rappelant l’affaire des sondages de l’Elysée, et à gauche, en évoquant l’affaire Jérôme Cahuzac.

Il dénonce aussi la «confusion» des commissions d'enquête parlementaire.

15h36 : L’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat selon le Premier ministre

Le chef du gouvernement maintient son argumentation depuis le début des révélations. «C’est l’affaire de fautes individuelles et de petits arrangements entre un chargé de mission et des policiers affectés à la Préfecture de police de Paris», mais « ce qui devait être fait, l’a été » après la découverte des événements du 1er mai, selon lui. Cette déclaration provoque des huées dans l’opposition. « On peut gloser à l’infini sur l’adéquation de la sanction, mais sanction il y a eu ».

15h35: Edouard Philippe répond à l'opposition

15h30 : Chassaigne fustige la politique sociale du gouvernement

Après avoir dénoncé l’affaire Benalla, André Chassaigne attaque au vitriol la politique sociale du gouvernement, la hausse de la CSG, le « pognon de dingues » des aides sociales et la politique pour « les plus aisés ».

15h25 : Benalla aurait utilisé son badge de l’Assemblée pendant sa mise à pied

Selon Le Figaro, Alexandre Benalla s’est servi à deux reprises de son badge d’accès à l’Assemblée pendant sa période de mise à pied, sanction de son comportement le 1er mai dernier.

15h22 : « Le nom d’Alexandre Benalla ternira à jamais le mandat de Macron »

André Chassaigne accuse Emmanuel Macron d’avoir « protégé » Alexandre Benalla après les faits du 1er mai 2018. Il dénonce un « scandale d’Etat » et estime que « la crédibilité de la parole présidentielle est entachée ». L'affaire Benalla a «ouvert une plaie qui ne se refermera pas», lance-t-il, appelant la majorité à «ouvrir les yeux» et «censurer le gouvernement».

Il fustige aussi « l’insolence » des mots d’Emmanuel Macron sur l’affaire.

15h20: C'est au tour de la gauche de défendre sa motion de censure

André Chassaigne (PCF) a été choisi pour la défendre par les groupes GDR, LFI et Nouvelle gauche.

15h10 : Jacob attaque Collomb

Le LR s’en prend maintenant au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui « a failli ». « Il a perdu beaucoup de son crédit auprès de l’institution policière, qu’il a été incapable de défendre depuis le déclenchement de cette affaire ».

Quant aux députés LREM, ils ont été selon lui « plus godillots que jamais ».

Il interroge enfin le Premier ministre : « nous souhaitons savoir si vous avez pris seul la décision de ne pas vous exprimer au début de cette affaire, ou si vous avez eu des consignes du président de la République ».

Il achève sa diatribe sous les applaudissements de la droite, les députés LR se lèvent.

15h05 : «La présidence n'est pas au-dessus des lois»

Le LR cible la responsabilité d’Emmanuel Macron et dénonce « zones d’ombre », « contradictions », « mensonges » dans l’affaire Benalla.

Il est encouragé par des députés de son parti, ponctuellement par ceux de La France Insoumise, et déclenche quelques huées chez les marcheurs.

15h01: La droite défend sa motion de censure

C'est Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée, qui prend la parole. 

15h: La discussion des motions de censure commence

14h25 : Comment les débats et votes vont-ils se dérouler ?

Le programme est en ligne sur le site de l'Assemblée. A 15 heures, Christian Jacob, porteur de la motion LR, et André Chassaigne, le président des communistes, choisi comme orateur par les trois groupes de gauche pour leur motion commune, s’exprimeront un quart d’heure chacun. Puis le Premier ministre Edouard Philippe leur répondra.

Ensuite, une discussion générale commune sur les deux motions aura lieu. Marc Fesneau (MoDem), Franck Riester (UDI-Agir), Valérie Rabault (PS), Richard Ferrand (LREM) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) auront chacun un quart d’heure de temps de parole. Sébastien Chenu (RN), député frontiste non-inscrit, disposera lui de cinq minutes.

Chacun des sept groupes de l’Assemblée aura ensuite cinq minutes pour expliquer son vote sur la motion LR. Puis viendra l’heure du vote, par bulletin nominatif dans une des urnes transparentes installées dans les salons, ou par procuration.

A l’issue du vote, le nombre des députés ayant voté la motion de censure LR sera proclamé à la tribune, puis leurs noms seront publiés. La motion ne pourra être adoptée que si elle recueille au moins 289 voix, soit la majorité absolue des membres de l’Assemblée.

Puis, chaque groupe parlementaire donnera l’explication de son vote sur la deuxième motion, de gauche, soumise au vote dans les mêmes conditions que la première, avant la proclamation des résultats, en début de soirée.

14h20 : Que se passe-t-il à l’Assemblée ?

Deux motions de censure ont été déposées par l’opposition dans l’affaire Benalla. L’une par Les Républicains, l’autre par trois groupes de députés de gauche, Nouvelle Gauche (PS), Gauche Démocratique Républicaine (communistes) et France insoumise.

14h10: Bienvenue dans ce live où nous vous ferons suivre les débats à l'Assemblée ce mardi après-midi. Ils s'annoncent houleux.