Affaire Benalla: «Il n'y a pas d'affaire d'Etat là-dedans», l'ex-proche de Macron persiste et signe sur TF1...

ENQUETE Revivez les derniers rebondissements de l’affaire Benalla sur « 20 Minutes »…

Vincent Vantighem

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Alexandre Benalla à vélo.
Alexandre Benalla à vélo. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le 18 juillet dernier, Le Monde a révélé avoir identifié le collaborateur d’Emmanuel Macron sur une vidéo où on le voit frapper un manifestant du 1er-Mai. C’est le début de l’affaire Alexandre Benalla.
  • Depuis, Alexandre Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion ». Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, pour « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ». Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.
  • Gérard Collomb, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public à Paris, et Pcatrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, ont été entendus lundi et mardi par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Mardi, le gouvernement a répondu aux questions des députés puis des sénateurs. Ce vendredi, C’est Pierre Leleu, le commandant des CRS qui étaient présents sur les lieux, qui doit être auditionné..

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21h: Ce live est désormais terminé. Bonne soirée à tous.

20h30: L'interview enregistrée d'Alexandre Benalla sur TF1 n'a pas apporté d'éléments supplémentaires...

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18h50 : Alexandre Benalla au 20h de TF1

L'ancien chargé de mission de l'Elysée a enregistré une interview qui sera diffusée ce soir. Dans un extrait dévoilé par LCI, il affirme avoir eu une « réaction de citoyen » pour « appréhender des gens » le 1er Mai et dit n'avoir « jamais tapé ». 

15h37 : Laurent Simonin n'a pas averti son supérieur de la présence de Benalla

L'un des hauts gradés de la préfecture de police n'avait « pas évoqué » avec sa hiérarchie la présence d'Alexandre Benalla, alors collaborateur de l'Elysée, comme observateur aux côtés des policiers le 1er mai à Paris, selon un rapport de la police des polices rendu public vendredi.

« Il apparaît certain » que le chef d'état major adjoint de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, « n'a pas évoqué avec son directeur la présence de M. Benalla sur le dispositif », estime l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Laurent Simonin est l'un des trois policiers mis en examen dans cette affaire. Il lui est reproché d'avoir transmis des vidéos de la Préfecture de police à Alexandre Benalla afin que celui-ci prépare sa défense.

15h28: Un signe distinctif pour les observateurs

Les futurs observateurs immergés dans les services de police et gendarmerie devront porter un « signe distinctif » et leurs conditions d'accueil fera l'objet d'une charte, a déclaré vendredi Gérard Collomb, reprenant les conclusions d'un rapport de la police des polices commandé après les révélations sur l'affaire Benalla.

« Le ministre prendra dès le début de la semaine prochaine une instruction aux préfets et aux directeurs généraux afin de mettre en oeuvre ces préconisations », a affirmé la place Beauvau dans un communiqué. Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) rendu public vendredi, souligne que l'accueil d'observateurs, au coeur d'une polémique soulevée par les violences commises par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron lors de la manifestation du 1er mai, n'avait jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une instruction générale mais relevait principalement de « quelques principes non-écrits, de bon sens ».

12h32 : Et aussi

- Que le manifestant violenté était virulent et auteur de jets de projectiles.

- Qu'il n'y a eu que deux interpellations sur la place (sans aucune poursuites ensuite) : le manifestant en question et sa compagne...

12h25 : Pour résumer l'audition du commandant Leleu.

- Il pensait qu'Alexandre Benalla était un policier en civil.

- Il n'était pas informé de son statut d'observateur.

- S'il avait été policier, son intervention n'aurait pas été anormale, mais elle n'aurait apporté aucune plus-value au dispositif.

12h22 : La séance est levée.

L'audition du commandant Pierre Leleu est terminée.

12h20 : Yaël Braun-Pivet tire les conclusions, elle-même...

Désormais seule pour gérer les débats, la présidente LREM Yaël Braun-Pïvet se permet de reprendre le commandant pour préciser que l'intervention d'Alexandre Benalla a tout de même permis d'interpeller « deux éléments virulents »

12h16 : Les députés LREM tentent de faire dire que l'intervention de Benalla était légitime...

Scène assez cocasse. Une députée LREM demande au commandant de CRS si l'intervention d'Alexandre Benalla était « légitime » à ses yeux. « Je laisse le soin aux autorités judiciaires de répondre à cette question... »

Un autre député embraye : « Et si on remplace le mot ''légitime'' par ''décisif"" ? »

Le commandant Leleu ne tourne pas autour du pot : « Cette intervention n’a pas apporté une plue value significative, n’a pas apporté de plus value, tout court, au déroulement de l’observation. »

12h14 : On revient encore au statut d'observateur.

« Est ce qu’on aurait dû vous prévenir de la présence de ces observateurs ? Si oui, qui aurait dû le faire ? », interroge un député.

« Il revient au service de police accueillant les stagiaires de les présenter officiellement. C’est ce que nous pratiquons habituellement... », répond le commandant.

12h10 : Le commandant Leleu répète qu'il n'a pas fait attention à Benalla

« Je n’avais pas remarqué ces deux effectifs [Benalla et Crase] plus que d’autres. Ca allait. Ca venait. Je n’avais rien remarqué de particulier…»

 

12h07 : Question sur les conditions de l'interpellation...

Un député LREM remet deux sous dans la machine. « Il y a des images qui sont assez choquantes, en tout cas, de notre point de vue lors de l’interpellation. On voit un homme à terre qui est fortement secoué. Y a-t-il eu une volonté d’intervenir afin de limiter ce moment qui était violent ? »

Réponse du commandant Leleu : « Une fois les interpellations réalisées, l’attention des personnels s’est reportée sur la menace pour ne pas passer à côté des objectifs assignés à notre compagnie. De ce fait, non, très franchement, il n’y a eu aucune volonté de quoi que ce soit... »

11h56 : Un climat d'insurrection ?

Parlant de guerilla, d'armes de guerres, d'entraînement paramilitaire, un député (LREM) essaye de faire dire au commandant de police qu'il y avait un climat d'insurrection ce jour-là. Pierre Leleu tempère un peu mais confirme que l'ambiance était très tendue...

11h53 : Le commandant de la CRS noie le poisson de la vidéo

Relancé à plusieurs reprises sur la vidéo faisant état de violences sur les manifestants, le commandant Pierre Leleu indique qu'il ne voit pas de quelle vidéo il s'agit. « Il y a eu tellement de vidéos. Je ne peux pas vous répondre précisèment... »

11h49 : Le commandant CRS décrit un manifestant virulent.

Questionné à nouveau sur l'attitude du manifestant qui a été l'objet des coups d'Alexandre Benalla, le commandant Leleu présente un homme « virulent ».

« C’est une personne identifiée comme auteur de jets de projectile. Elle est Interpellée par mes effectifs avec usage de la force proportionnée. Et remise ensuite à un policier en civil qui s'avèrera, plus tard, ne pas être policier. »

« Jusque là, il n’y a rien à dire sur l’attitude de mes effectifs. Ensuite, la gestion de ces personnes ne nous incombait plus derrière les lignes. »

11h45 : Il n'y a donc que des députés LREM...

Assez cocasse de voir la salle de la commission qui était bondée ces derniers jours, être à moitié vide ce vendredi matin. Tous les autres groupes politiques ont décidé de boycotter les débats. La présidente Yaël Braun-Pivet ne prend même plus la peine de préciser l'étiquette politique des députés qui posent des questions...

11h42 : Alexandre Benalla et Vincent Crase ne sont pas présentés.

Relancé encore une fois, le commandant Leleu explique que ni Alexandre Benalla, ni Vincent Crase ne se sont présentés à eux en qualité d'observateurs au début de la manifestation...

11h39 : La personne de sexe masculin était la priorité pour le commandant...

Parlant de longues périodes durant lesquelles les CRS ont été la cible de projectiles, le commandant Leleu explique que le jeune homme violenté par Alexandre Benalla était une cible prioritaire.

« La personne de sexe masculin a été ciblée comme étant la personne à extraire prioritairement. Elle est extraite immédiatement et remise à un fonctionnaire en civil qui, en réalité, s’est avérée ne pas être un fonctionnaire de police... »

11h38 : Après la manif, l'heure était au bilan pas aux questions...

Relancé sur l'attitude d'Alexandre Benalla après la manifestation, le commandant Leleu explique que ce n'était pas le sujet... « L’heure était plutôt au bilan. Je suis rentré avec six contusionnés. L’un de mes hommes a nécessité des soins pendant un mois. Cet aspect des choses n’a pas du tout été évoqué. »

11h35 : L'attitude de Benalla et Crase n'a pas interpellée le commandant.

« Les deux personnes dont vous parlez avaient aux yeux de chacun toute l’apparence de fonctionnaire de police. L’un avait un casque, un poste de radio. L’autre portait une arme. Ils étaient présents sur le dispositif en présence d’autres fonctionnaires de la police parisienne. »

11h29 : Le seul contact du commandant de CRS était ... Maxence Creusat

Le commandant Leleu indique que son seul contact lors des faits était le commissaire Maxence Creusat. Il s'agit d'un des trois policiers à avoir été mis en examen pour avoir fourni des vidéos des faits à Alexandre Benalla pour qu'il puisse préparer sa défense...

11h26 : Question de la présidente de la commission sur le statut d'observateur.

Réponse du commandant de la CRS 15 : « Alors, pour cette journée du 1er mai, je n’avais pas été informé qu’il y avait des observateurs présents dans le dispositif. Nous concernant, il est fréquent que l’on accueille dans nos formations des stagiaires, magistrats, officiers de police, voire polytechniciens. Cela fait l’objet de notes de service ou télégrammes officiels. On les accueille en stage d’observation, de manière clairement identifiée. »

Clairement, il y a eu un couac avec le statut d'observateur d'Alexandre Benalla...

11h22 : Le commandant de la CRS confirme donc les déclarations de Benalla

Dans l'interview qu'il a accordée au Monde, jeudi, Alexandre Benalla a indiqué que les CRS sur la place ignoraient qui il était et quelles fonctions il occupait. Le commandant Leleu le confirme donc.

11h17 : Il a découvert jeudi dernier qu'Alexandre Benalla n'était pas policier.

Le commandant de la CRS vient d'expliquer qu'il avait découvert, jeudi dernier, que les effectifs en civil dont il a parlé n'étaient pas des policiers... « Nous n'avons découvert que jeudi dernier que les effectifs en civil n'étaient pas des policiers. »

11h16 : On en vient aux interpellations du couple par Alexandre Benalla...

« Mes effectifs extrayaient une personne de sexe masculin prise en compte par un effectif civil. Pendant que la compagne de cette personne était interpellée par un deuxième effectif civil. »

11h15 : Le commandant de la CRS raconte le déroulé des faits.

« A 17h20, je faisais mouvement rue Monge pour nous déployer place de la Contrescarpe. Je recevais pour mission de contrôler tous les accès à cette place. Une compagnie d’intervention, relevant de la DOPC, contribuait à ce dispositif. Concrètement, des groupes hostiles gravitaient autour de la place, usant de projectiles sur nos points. »

« Vers 19h10, des groupes situés rue Monge nous obligeaient à déployer une demie compagnie sur ce point. Dès lors, le dispositif de la place de la Contrescarpe tombait à une demie compagnie. A 19h45, un groupe d’une cinquantaine d’individus se présentaient par la rue Lacépède. Un fonctionnaire était impacté à la cuisse droite. »

11h08 : L'audition du commissaire Pierre Leleu débute à l'Assemblée nationale.

Comme annoncé, jeudi, Guillaume Larrivé, le co-rapporteur (LR) de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, est absent pour cette audition. Hier, comme tous les députés (LR), il a quitté les débats, dénonçant une mascarade.

10h57 : Macron est un gamin qui provoque le tigre du zoo, pour Marine Le Pen.

Invitée de BFM TV, ce vendredi matin, Marine Le Pen a une nouvelle fois critiqué l'attitude d'Emmanuel Macron coupable, à ses yeux, de se comporter comme « un chef de clan » alors qu'il aurait dû s'adresser à tous les Français.

Très en forme, la présidente du Rassemblement national s'est même fendu d'une drôle de comparaison. « Ca me fait penser à ces gamins qui vont au zoo, qui sont protégés -et Dieu merci- par une énorme vitre et qui viennent pour provoquer le tigre qui est derrière la vitre... »

10h51 : Pendant ce temps-là, on adopte la méthode Coué chez les marcheurs

Et on le fait savoir sur Twitter comme le directeur juridique du mouvement...

10h24: Benjamin Griveaux toujours droit dans ses bottes.

Le porte-parole du gouvernement continue la tournée des médias entamée lundi pour défendre la position de l'Elysée. La légitimité du gouvernement « n'est entamée en rien » par l'affaire Benalla, a-t-il indiqué, ce vendredi, aux 4 Vérités, sur France 2. Au passage, Benjamin Grivaux en a profité pour accuser les députés de l'opposition de « vouloir se faire l'équipe d'Emmanuel Macron ».

10h14 : Le rapport de la police des polices attendu cet après-midi.

Cette journée de vendredi devrait aussi être marquée par la publication, cet après-midi, du rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur les faits, commandé par Gérard Collomb.

Le ministre de l’Intérieur a demandé à la « police des polices » de se pencher sur les règles encadrant la présence « d'observateurs » aux côtés des forces de l'ordre et d’éclaircir comment Alexandre Benalla et Vincent Crase, employé de LREM, avaient pu frapper et malmener de jeunes gens sur la place de la Contrescarpe.

Auditionnée par les commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale, la patronne de l’IGPN, Marie-France Monéger-Guyomarc’h, a déjà expliqué que « la force utilisée » sur la vidéo « ne paraissait pas disproportionnée ».

10h08 : Le commandant de la CRS 15 attendu à l’Assemblée à 11h.

Après une journée de jeudi très mouvementée, la commission des Lois de l’Assemblée nationale, dotée des pouvoirs d’une commission d’Enquête, doit auditionner à 11h Pierre Leleu. Commissaire divisionnaire, il commandait la CRS 15 de Béthune (Pas-de-Calais) présente, place de la Contrescarpe, le 1er mai quand Alexandre Benalla a été filmé en train de molester deux personnes.

Son audition risque d’être intéressante. Les députés vont, sans nul doute, lui demander de confirmer ou d’infirmer les propos tenus par Alexandre Benalla dans l'interview qu'il a accordée, jeudi, au Monde. Celui-ci décrivait une scène de « guérilla urbaine » et des CRS « isolés ». Il expliquait aussi que les policiers sur place ignoraient son identité et sa fonction.

9h52 : Bienvenue sur ce live.

Bonjour à tous. Bienvenue sur ce live consacré, comme ces derniers jours, aux derniers rebondissements de l'affaire Benalla.