Affaire Benalla: «La République exemplaire n'empêche pas les erreurs», déclare Macron devant sa majorité...

REVELATIONS Revivez les suites de l’affaire sur « 20 Minutes »… 

V. V, G. N et L. Br

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Alexandre Benalla accompagnait Emmanuel Macron lors du 55e Salon de l'agriculture de Paris, en février 2018.
Alexandre Benalla accompagnait Emmanuel Macron lors du 55e Salon de l'agriculture de Paris, en février 2018. — Ludovic MARIN / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le 18 juin dernier, Le Monde a révélé avoir identifié le collaborateur d’Emmanuel Macron sur une vidéo où on le voit frapper un manifestant du 1er-Mai. C'est le début de l'affaire Alexandre Benalla.
  • Depuis, Alexandre Benalla, et l’employé de LREM Vincent Crase, ont été mis en examen, notamment pour « violences en réunion », a indiqué le parquet de Paris. Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, pour « détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « violation du secret professionnel ». Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.
  • Gérard Collomb, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, et Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public à Paris, ont été entendus lundi par la commission des lois de l'Assemblée nationale. Suivront notamment ce mardi le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, et Stéphane Fratacci, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. De son côté le gouvernement devra répondre aux questions des députés puis des sénateurs.
  • Lors de ces auditions, la version de la présidence a été mise en difficulté par Allain Gibelin qui a affirmé qu'Alexandre Benalla, n’avait « aucune autorisation » pour participer à cette manifestation, démettant les dires de l'Elysée.

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22h10 : Ce live est désormais terminé. Bonne soirée à tous.

21h55 : Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a immédiatement réagi sur Twitter.

 

21h17: « Le responsable, c'est moi », déclare le chef de l'Etat devant les députés de sa majorité.

 

21h01 : Macron fustige « la République des fusibles, la République de la haine » devant les députés de sa majorité, à la maison de l'Amérique latine à Paris.

20h27 : C'est la fin de l'audition de Marie-France Moneger-Guyomarc'h (IGPN) devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale

20h26 : Le major Mizerski, qui supervisait la présence de Benalla et Crase, va faire l'objet d'une enquête administrative de l'IGPN

20h19 : Pour l’avocat de Benalla interrogé sur BFMTV, la polémique relève de « l’hystérie collective »

« Il y a l’hystérie collective après l’effet Coupe du Monde (…), une hystérie collective totalement démesurée par rapport à l’action dont on parle - parce que l’action dont on parle je vous rappelle que c’est zéro jour d’ITT [Interruption totale de travail], c’est une maîtrise d’individus sans blessure », assure maître Laurent-Franck Lienard.

20h15 : Maître Laurent-Franck Lienard, l’avocat d’Alexandre Benalla, dévoile l’état d’esprit de son client

« Mon client est très combatif, il ne va pas se laisser faire », révèle-t-il sur BFMTV. « Il est intervenu une poignée de secondes sur deux citoyens, il ne les a pas blessés […] elles n’ont pas déposé plainte. Pour lui c’est un non-événement, c’est une action vigoureuse mais c’est un non-événement. »

20h10 : L’audition de Marie-France Moneger-Guyomarc’h se transforme en procès des violences policières

Ugo Bernalicis, député LFI, s’étonne que la vidéo n’ait pas déclenché d’alerte sur les violences des policiers. « Après le 1er-Mai, je ne considère pas que l’usage de la force pour les services de police est systématiquement synonyme de violence illégitime. Sur toutes les interpellations, je pense qu’aucune ne s’est passée de manière simple », explique-t-elle. « Je l’assume parfaitement. Les trois personnes qui ont vu la vidéo, dont un commissaire, n’ont pas considéré qu’il s’agissait de violences illégitimes. »

Le député se dit « interloqué » par cette réponse.

19h56 : Marie-France Moneger-Guyomarc’h revient sur les signalements de « violences policières » sur la plateforme dédiée de l’IGPN

472 signalements ont été faits sur des cas de violences policières. Sur ces signalements, 246 ont fait l’objet d’une enquête.

19h41 : La patronne de l’IGPN considère que l’usage de la force n’était pas « illégitime » ni « disproportionné »

Jean-Christophe Lagarde (UDI) s’étonne que l’IGPN, qui n’avait pas d’indice sur l’identité de l’auteur des violences, n’ait pas ouvert d’information judiciaire. « Nous avons regardé ces vidéos avec l’œil de professionnels de la sécurité, et de l’usage de la force. Les gestes techniques n’étaient pas bien maîtrisés, et pour cause. Mais en disséquant les images, nous n’avons pas vu un homme frappé à terre. L’homme a été maîtrisé, de manière certes rugueuse, mais pas de coup à terre. Lorsque nous traitons ce signalement, nous pensons que ce sont des policiers. » La patronne de l’IGPN considère que l’usage de la force n’était pas « illégitime » ni « disproportionné ».

19h40 : L'ambiance est bien plus détendue que dans l'après-midi face à Patrick Strzoda​

19h36 : Les députés interrogent la patronne de l’IGPN sur les spécificités du statut d’observateur

« De manière habituelle, il y a un premier contact et une explication de ce qui va se passer sur le terrain. Selon le degré de confiance, on peut lui faire lire la note du service d’ordre. On ne part pas sur le terrain avec quelqu’un qui n’a pas été briefé en amont. Une fois sur le terrain, il ne va pas rester dans le camion. Pour un service d’ordre festif, il n’y a aucune raison qu’il ne passe pas dans toutes les phases du service d’ordre. Normalement, on fait ensuite un débrief. Voilà comment ça se passe dans la plupart des cas qui ne posent aucun problème. »

19h24 : Question LR sur la présence d’observateurs de l’Elysée

« Est-ce que vous pouvez affirmer qu’il est courant ou très courant d’avoir des observateurs qui viennent de l’Elysée ? », « Avez-vous déjà eu connaissance d’observateurs qui ont dérapé, comme l’intéressé et quelles sont les sanctions ? »

« Je ne sais pas combien il y a eu d’observateurs de l’Elysée. Personnellement je n’ai pas connaissance d’observateurs de l’Elysée. Encore une fois, je crois que cela doit être encouragé, je suis pour une grande transparence. Afin que chacun prenne bien conscience du travail parfois difficile du terrain », explique Marie-France Moneger-Guyomarc’h. « Nous n’avons connaissance d’aucun dérapage d’un observateur. »

19h22 : L'audition de Marie-France Moneger-Guyomarc'h a commencé

18h49 : On enchaîne directement sur l'audition de Marie-France Monéger-Guyomarc’h, la patronne de l'IGPN

18h47 : L'audition de Patrick Strzoda est terminée, après deux heures de questions

18h43 : « C’est mon boulot », affirme Patrick Strzoda

« A aucun moment votre chaîne hiérarchique ne vous a demandé de procéder à la saisie de l’autorité judiciaire », s’étonne Guillaume Larrivé.

« J’ai été recruté par le président de la République pour m’occuper des affaires internes au Palais de l’Elysée. J’ai été recruté pour ça, c’est mon boulot, je l’ai fait. Si j’avais commis une erreur, on me l’aurait dit. »

18h30 : Le chef du groupe de sécurité du Président interrogé mercredi par la commission des Lois

La commission des Lois de l'Assemblée auditionnera mercredi matin, dans le cadre de son enquête sur l'affaire Benalla, le général Éric Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée, ainsi que le colonel Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR).

18h21 : Strzoda n’était pas au courant de la possession de radio et brassard de Benalla quand il a vu la vidéo

« Quand j’ai regardé la vidéo le 2 mai, je vois simplement le casque, mais pas de brassard ni de radio. J’ai appris depuis qu’il avait bénéficié d’un brassard et d’une radio. Ces points font l’objet d’une enquête judiciaire. »

18h16 : Pourquoi Benalla a-t-il bénéficié d’un port d’arme ?

« Le préfet de police a abordé cette question hier. Il a dit qu’il avait accordé cette autorisation. Il a pris sa décision sur une demande de M. Benalla que j’ai transmise. Si cette autorisation peut-être accordée dans le strict respect des textes, j’y suis favorable. Ce que je demandais, c’est une instruction normale et une décision normale », martèle Strzoda.

« La demande au préfet de police était fondée sur la nature des fonctions de M. Benalla. » La demande a été abrogée il y a quelques jours, ajoute le directeur de cabinet.

18h12 : Sur l’appartement de fonction de Benalla… 

Jean-Christophe Lagarde s’interroge sur l’appartement de fonction de Benalla, qui lui a été accordé après son changement de fonction. « Il n’a jamais occupé cet appartement », affirme Strzoda. « Son nouveau poste n’a pas diminué la demande de disponibilité, il était toujours extrêmement sollicité. »

18h01 : A propos de la présence de Benalla dans le bus de l’équipe de France…

« Le contexte était le suivant », explique Strzoda. « Cette réception de l’EDF à l’Elysée avait été décidée en toute urgence et la FFF avait fixé un cadre extrêmement précis, à savoir que les joueurs devaient quitter l’Elysée à 20 heures. Mais entre l’aéroport et l’Elysée, le passage le plus délicat est celui des Champs-Elysées. J’avais besoin d’être sûr que le bus serait à l’heure et arriverait au plus tard à 19h15. Il me fallait un contact permanent pour savoir si la contrainte horaire était tenue. »

17h57 : Patrick Strzoda explique l'omniprésence de Benalla par les restrictions de budget

« Il a été décidé pour l’organisation des déplacements du président de la République de faire appel à des employés de l’Elysée », une conséquence des économies voulues par le président, explique Strzoda.

17h45 : Sur les avantages de Benalla (voiture, appartement)…

La voiture « n’était pas une voiture de fonction mais une voiture de service, destinée à exercer sa fonction. (…) des véhicules équipés pour ce type de mission. »

Concernant le logement : « les contraintes et le rythme de travail » le justifient, estime Patrick Strzoda. « Alexandre Benalla n’a bénéficié ni de privilèges, ni d’avantages. »

17h43 : Sur la sanction de Benalla… Strzoda assume l’avoir prise seul

Eric Ciotti demande à Patrick Strzoda s’il a pris la décision de sanction « en totale autonomie » ou avec Macron. « C’est moi qui ai proposé 15 jours, et c’est moi qui ai pris la décision de notifier cette sanction à monsieur Benalla. Le président de la République était à 10.000 kilomètres. »

17h41 : « Je suis très formel, monsieur Benalla n’était pas à l’Elysée du 3 mai au 22 mai », affirme Strzoda

17h38 : « J’assume ma décision », martèle Strzoda

17h30 : « J’ai estimé que je n’avais pas assez d’éléments pour appliquer l’article 40 »

« L’Elysée a-t-il souhaité saisir l’autorité judiciaire au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale ? », demande Guillaume Larrivé.

Patrick Strzoda explique le déroulé des événements (encore une fois) pour expliquer pourquoi l’article 40 n’a pas été appliqué. « Je vais faire une réponse très détaillée. Lorsque j’ai pris connaissance du comportement fautif de monsieur Benalla, l’une de mes premières actions a été d’infliger une sanction immédiate parce qu’il était sorti de sa mission d’observateur. J’ai tout d’abord replacé ce qui s’était passé place de la Contrescarpe dans l’ensemble des événements de la journée. Le 1er-Mai a été une journée de tension extrême à Paris. »

« J’ai ensuite regardé la vidéo le 2 mai au matin », se souvient Strzoda. « Cette interpellation [des deux manifestants] n’a pas donné lieu à un dépôt de plainte ou une ITT. J’ai estimé que je n’avais pas assez d’éléments pour appliquer l’article 40. Le 2 mai, avec comme souci de prendre une sanction immédiate, j’ai pris cette sanction avec lettre d’avertissement valant notification de licenciement en cas de nouveau comportement fautif. »

17h25 : Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la Commission d’enquête, revient sur les termes de la sanction de Benalla

« La suspension est-elle une sanction ? », demande le député. « La mesure que j’ai prise était une sanction, et a en tout cas été ressentie comme telle par l’intéressé », développe Patrick Strzoda. « Cette suspension était doublée d’une autre sanction : on lui a retiré un champ d’action de son poste », soit une rétrogradation.

17h22 : Le salaire de Benalla pose problème.

Le fond du problème, c'est que Patrick Strzoda a démenti la rémunération de 10.000 euros mensuels d'Alexandre Benalla, information donnée par le journal Le Parisien. Mais qu'il refuse de dévoiler son réel salaire.

17h20 : « Je vais répondre ! Je vais répondre ! » Mais en fait non...

« Ces informations sont connues de la Cour des comptes et de la commission des Finances. Donc, ces informations sont à votre disposition. Mais je ne souhaite pas les révéler, dans le mandat qui m'a été confié ici. »

Nouveau tollé dans la salle.

17h19 : Sur les avantages...

Patrick Strzoda suscite un tollé dans la commission car il explique qu'il ne peut pas révéler les avantages dont bénéficiait Alexandre Benalla.

17h17 : Strzoda souhaite démentir des rumeurs.

« Je vais commencer par démentir de très nombreuses rumeurs (…) J’ai entendu dire que M. Benalla avait une rémunération de 10.000 euros mensuels. C’est faux ! J’ai entendu dire qu’il devait s’installer dans un duplex de 300 m². C’est faux ! Cela n’a jamais été envisagé. J’ai entendu dire qu’il devait être nommé sous-préfet. Je demande formellement qu’il y a eu une demande de sa part. J’ai entendu dire qu’il serait amené à prendre la direction, dans quelques temps, d’un service qui devrait regrouper les services de sécurité de l’Elysée. Là aussi, je déments formellement... »

17h14 : Alexandre Benalla ne dirigeait pas les services de sécurité, selon Strzoda.

« M. Benalla, ce n’est pas lui qui dirige les services de sécurité. Ni le Groupement de sécurité du président de la République. Ni le commandement militaire. Ni les forces de sécurité des départements qui accueillent le président de la République. Donc, il n’est pas le directeur des services de sécurité. »

« En revanche, il peut être amené à donner des orientations qui peuvent avoir des incidences sur ce qui était prévu. Parce que vous le savez, il y a toujours un imprévu. Il faut savoir changer les choses, changer les horaires. On a besoin d’un organisateur pour que la sécurité soit toujours maximale... »

17h09 : Pendant ce temps-là, la commission d'enquête du Sénat avance de son côté.

Elle se concentre, en ce qui la concerne, sur l'audition des syndicats de policiers. Et les premiers éléments qui en sortent sont inquiétants...

Rappelons que chaque chambre s'est dotée d'une commission d'enquête sur les faits survenus le 1er mai.

17h06 : Strzoda est interrogé sur le recrutement d'Alexandre Benalla.

« J’ai toujours voulu servir l’État. Et je le ferai jusqu’à la dernière minute, attaque le préfet. M. Benalla a été recruté dès le début du mandat du président de la République. C’est moi qui ai signé son contrat. Parce qu’il faisait partie de l’équipe de campagne du président de la République. Au sein de cette équipe, il avait des fonctions d’organisateur, que tout le monde reconnaissait. Ce qui m’a amené à l’affecter à la chefferie. »

17h03 : Guillaume Larrivé demande de nouvelles auditions.

Ambiance tendue entre la députée LREM Yaël Braun-Pivet, présidente de la Commission et Guillaume Larrivé, vice-président (LR). Alors que les questions ont déjà débuté, Guillaume Larrivé prend la parole pour annoncer qu'il souhaite l'audition de cinq ou six autres personnes, dont Bruno Roger-Petite, le porte-parole de l'Elysée.

17h01 : C'est la première fois qu'Alexandre Benalla demandait l'accord.

Relancé par la présidente de la commission des Lois, Patrick Strzoda indique que c'est la « première fois » qu'Alexandre Benalla lui demandait l'autorisation de participer à une manifestation, aux côtés des forces de l'ordre. « C'est la première fois qu'il m'en a demandé l'accord », poursuit le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

16h59 : C'est Laurent Simonin qui avait invité Alexandre Benalla à la manifestation.

« M. Benalla m’avait informé du fait qu’il était invité par la Préfecture de police en qualité d’observateur pour la mission du 1er mai. Il m’en a informé quelques jours avant. Et je lui ai demandé qui l’invitait. Il m’a indiqué que l’invitation avait été faite par M. Simonin, chef d’état major de la DOPC. »

« J’ai considéré que cette invitation avait été faite par un haut gradé de la DOPC. (…) J’en ai déduis que la hiérarchie de la Préfecture de police était au courant. »

« J’en ai accepté le principe car, pour moi, les missions d’observateur ont un cadre très précis. Ces personnes, ces observateurs, ne peuvent intervenir en aucun cas... »

A noter que Laurent Simonin, chef d'état major de la direction de l'ordre public et de la circulation, fait partie des trois policiers qui ont été mis en examen, dimanche, pour avoir livré des vidéos à Alexandre Benalla.

16h54 : Strzoda parle « du comportement fautif d'un chargé de mission »

Avant même d'avoir été soumis à la moindre question, le directeur de cabinet a évoqué « le comportement fautif d'un chargé de mission de l'Elysée ». Ajoutant qu'il était visé par une enquête judiciaire et soumis à des sanctions administratives. Autrement dit, selon Patrick Strzoda, c'est la faute d'un homme et non pas une affaire d'Etat.

16h51 : Strzoda en profite pour saluer les forces de l'ordre.

« Conscient que certains considèrent que cette sanction n'est pas adaptée, poursuit le directeur de cabinet. J'y répondrai lors de cette audition. » Patrick Strzoda profite de la parole qui lui est donné pour saluer le travail des forces de l'ordre « au nom du président de la République ».

16h50 : Le directeur de cabinet rappelle que Benalla a été rétrogradé.

« Il est proposé de prendre une sanction à son égard. Sanction a été prise par mes soins.

Il s’agit d’une part d’une suspension de 15 jours, sans traitement et d’autre part d’une modification des fonctions de M. Benalla, équivalent à une rétrogradation. (...) »

16h49 : Strzoda revient sur le déroulé des événements du 1er mai.

« Cette journée du 1er mai, je l’ai passé à me tenir informé de l’évolution de la situation à Paris, notamment. J’ai appris le lendemain matin, qu’au cours de ces manifestations, un chargé de mission de l’Elysée aurait eu un comportement inapproprié et choquant.

Je l’ai appris en prenant connaissance d’une vidéo qui m’a été montrée par le conseiller en charge, notamment, des réseaux sociaux.

Au vu de cette vidéo, j’ai convoqué l’intéressé. Il a reconnu sa présence sur les lieux. Et il a justifié son comportement, je cite, ''pour aider les policiers pris à partie par les manifestants violents et qui ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre.''

Je l’ai informé que cela ne faisait pas partie de sa mission d’observation. Et que son comportement fautif était inacceptable et ferait l’objet d’une sanction. »

16h44 : Patrick Strzoda prête serment.

« Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité », lâche d'une voix faible le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron. Rappelons que Patrick Strzoda doit partir à la retraite en octobre.

 

16h41 : « Nous avançons à la petite semaine », tacle Philippe Gosselin.

Le député (LR) prend la parole pour critiquer la gestion de la commission des Lois par Yaël Braun-Pivet. « Nous n'avons pas le calendrier. Nous ne pouvons pas nous organiser. Nous avançons à la petite semaine », lâche-t-il, suscitant quelques applaudissements dans la salle. 

16h34 : Les travaux de la commission à l'Assemblée reprennent.

Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission, attaque en expliquant qu'elle a reçu un courrier d'Alain Gibelin, le directeur de l'ordre public à la Préfecture de police, qui a témoigné, lundi soir. Celui-ci a écrit qu'il souhaitait revenir sur son témoignage.

Après avoir indiqué, dans un premier temps qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions de travail, laissant entendre qu'il n'avait pas été sanctionné par l'Elysée, Alain Gibelin a rétropédalé. « Je n’ai pris part à aucune réunion en présence de M. Benalla entre le 1er mai et le 18 mai. Et mes collaborateurs non plus. En revanche, durant la période postérieure, tel a été le cas », écrit-il, d'après le courrier lu par la présidente de la Commission.

16h32 : L'avocat d'Alexandre Benalla s'exprime sur France Info.

Laurent-Franck Liénard, l'avocat d'Alexandre Benalla, a réagi à l'affaire sur France Info. Dans la droite ligne de ce qu'il disait déjà, lundi, et qui avait fait l'objet d'un article sur 20 Minutes. « [Alexandre Benalla] est intervenu [lors des manifestations du 1er-Mai], ça a duré quelques secondes. Ça n'a porté préjudice à personne et c'est aujourd'hui un scandale d'Etat, alors que c'était un non-événement, ce jour-là, sur la place de la Contrescarpe », assure-t-il sur France Info.

16h23 : La séance est suspendue

Prochain rendez-vous à 16h30 avec Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron face à la commission des Lois de l'Assemblée nationale, siégeant en qualité de commission d'enquête.

16h18 : « Comment justifier autant de pouvoirs pour un jeune homme de 26 ans », demande une députée LR

La députée Laurence Trastour-Isnart dénonce l’affaiblissement du pouvoir parlementaire face à « un petit groupe de tout-puissants ».

Réponse d’Edouard Philippe : « Vous avez mentionné qu’il y aurait une police parallèle. Il n’en est rien. » Les députés s’échauffent dans l’hémicycle. « Les dysfonctionnements pointés ont donné lieu à une mesure pour les corriger. Vous me dites que vous ne voulez pas de la réforme constitutionnelle. Ce que je voudrais, c’est qu’il y ait une discussion. »

 

16h06 : Bataille autour de la vertu dans l’Etat entre Mélenchon et Philippe

Jean-Luc Mélenchon commence par féliciter les parlementaires (dont lui-même) pour la défense des droits démocratiques.

«La crise elle est là, mais la vérité se dérobe. C’est pourquoi nous demandons l’audition de celui qui la connaît, Emmanuel Macron.» Jean-Luc Mélenchon (LFI) demande à Edouard Philippe pourquoi il a préféré se rendre sur le Tour de France plutôt que de venir répondre aux questions des députés.

Réponse de Philippe : « La vertu dans l’Etat… C’est un sujet passionnant, quelle profondeur historique exceptionnelle… Au nom de la vertu dans l’Etat, jusqu’où a-t-on été ? », commence le Premier ministre avant d'enchaîner sur une tirade sur les sciences politiques.

« Le premier à s’être exprimé publiquement dans cette affaire, c’est moi. Jeudi, au Sénat, à 15 heures lors des questions au gouvernement », rappelle finalement Edouard Philippe.

 

16h01 : Edouard Philippe répète encore une fois que la sanction contre Benalla a été «rapide»

On vous épargne le verbatim, c'est le même que pour les autres réponses.

15h47 : André Chassaigne dénonce une crise du modèle politique, Edouard Philippe déplore un arrêt des débats à l'Assemblée

C’est au tour d’André Chassaigne (Gauche démocrate et républicaine) de poser sa question. « Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est la pratique du pouvoir, cette concentration des pouvoirs aux mains d’un monarque », affirme-t-il. « Ce que révèle l’affaire Benalla, c’est la nécessité de réécrire notre constitution. »

« Je ne partage pas votre constat », explique Philippe. « Reconnaissez avec moi, que dans les quatre derniers jours, alors que nous aurions pu échanger sur les mérites et les critiques de telle proposition, le débat n’a pas eu lieu. Mais je crois que vous avez par ce moyen, atteint l’objectif que vous vous étiez fixé, empêché le débat. »

15h41 : Edouard Philippe évoque l’affaire Cahuzac

Pour prouver la rapidité de la prise de décision, Edouard Philippe fait un parallèle avec l’affaire Cahuzac : « connaissance des faits en décembre, commission d’enquête en mai ». La gauche vocifère. « Je me désole qu’alors que j’écoutais avec attention votre question, vous n’écoutiez pas avec attention ma réponse. »

15h37 : « Depuis jeudi : le pouvoir ment », martèle Olivier Faure (Nouvelle gauche), Edouard Philippe se répète

« L’Etat de droit se transforme avec vous en Etat de passe-droit », explique Olivier Faure. « Nous voulons toute la vérité, et nous l’aurons. »

Edouard Philippe répond : « Je partage votre point de vue, monsieur le député. Nous voulons une république exemplaire, où le droit s’applique que l’on soit faible ou que l’on soit puissant. Je n’ai rien à redire. En la matière, je vous répète que l’ensemble des procédures ont été appliquées immédiatement. »

15h34 : Ovation, encore et toujours, des députés LREM...

15h29 : Interrogé sur le grade de Lieutenant-colonel accordé à Alexandre Benalla, Edouard Philippe s’indigne de la formulation

« J’ai été un peu surpris monsieur le député par un certain nombre de formulations de votre question. Notamment par le fait qu’un agent de sécurité puisse, PUISSE, devenir un lieutenant-colonel », explique Edouard Philippe. « Il ne viendrait à personne l’idée de comparer les parcours des gendarmes professionnels et ceux de la réserve », ajoute-t-il avant de renvoyer vers les propos du ministre de l’Intérieur.

15h28 : Edition spéciale Benalla dans le Canard enchaîné de mercredi...

 

15h18 : Une députée demande au Premier ministre d’inscrire de nouveaux noms sur la liste des personnes interrogées par la Commission d’enquête de l’AN

« Seriez-vous d’accord pour que tous les membres concernés par cette affaire, rendent compte devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir », question Valérie Rabault (Nouvelle gauche).

« Les mesures appropriées de suspension, de signalement, ont été prises. Vous pouvez parfaitement conteste la proportionnalité mais rien n’a été masqué, rien n’a été omis », répète Edouard Philippe. « Je n’ai rien à ajouter sur la liste des personnes auditionnées. Si je me prononçais sur cette question, vous diriez, peut-être à juste titre, que je m’immisce dans les travaux de la Commission parlementaire. »

15h14 : Ferrand (LREM) rappelle le blocage du projet de révision constitutionnelle, Edouard Philippe répond

Si vous vous inquiétiez de l’arrêt des discussions autour de la réforme de la Constitution, voici la réponse du Premier ministre. « Vous avez raison monsieur Ferrand, les derniers jours n’ont pas permis l’examen de la loi », confirme Philippe. « Nous avons décidé de passer à d’autres textes ». Le projet de loi de révision constitutionnelle sera discuté « le moment venu » à partir du mois de septembre.

15h10: L'ensemble des députés LREM se lève et applaudit après la réponse du Premier ministre

C'est du grand spectacle. Soutien presque total des député de la majorité dans l'hémicycle.

15h05 : Edouard Philippe répond à la première question de Christian Jacob (LR): «Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d'Etat»

« Personne n’est au-dessus de la loi », commence Edouard Philippe à propos de l’affaire Benalla. Face à des députés vociférants, le Premier ministre pointe toutes les enquêtes qui ont été lancées « en moins d’une semaine ». « Cette célérité et cette intention de réaction sont rares. »


Edouard Philippe rappelle qu’Alexandre Benalla a été mis à pied 15 jours début mai, dès que la présidence a eu connaissance des faits. « Je conçois que l’on puisse poser des questions sur l’éventuelle proportionnalité de la sanction qui a été prise mais la célérité n’est pas contestable et la sanction a été prise », rappelle-t-il. « Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d’Etat. »

15h02 : Edouard Philippe va répondre aux Questions du gouvernement (QAG)

14h51 : Les députés PCF mettent en garde contre toute « immixtion » dans l’enquête

« Il serait souhaitable qu’aucune autorité, Élysée, ou ministère de l’Intérieur, ne puisse interférer dans la conduite de la commission d’enquête », a affirmé Stéphane Peu, membre PCF de la commission des Lois, estimant qu’il ne peut y avoir des communiqués dans la nuit de l’Élysée qui démentent des propos, ce qui constitue « une immixtion » qui « n’est pas acceptable et ne doit pas se répéter ».

Il fait ainsi référence au revirement d’Alain Gibelin, Directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) ; qui a modifié son témoignage au lendemain de son passage devant la commission.

14h03 : Une « vraie-fausse » carte de visite de Benalla

La photo circule sur les réseaux sociaux… BFM TV affirme que l’Elysée a confirmé ce mardi qu’il s’agit bien de la carte de visite d’Alexandre Benalla. Lundi, lors de son audition devant la Commission des lois, le chef de la DOPC Alain Gibelin a indiqué que le chargé de mission de l’Elysée se prévalait « sur ses cartes de visite » de la « qualité de chef-adjoint du chef de cabinet » d’Emmanuel Macron et était « un interlocuteur régulier » et « tout à fait crédible en apparence ». Or, Rodrigue Furcy occupe déjà cette fonction auprès du chef de l’Etat.

 

12h45 : Edouard Philippe accuse l’opposition de « vouloir la crise »

Edouard Philippe a accusé l’opposition, devant les députés LREM réunis à huis clos ce mardi matin, « de ne pas vouloir la vérité mais la crise » dans l’affaire Benalla, selon des propos rapportés par des participants. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que le président de la République « s’exprimera le moment venu » sur ce qu’il a appelé une « crise politique, parlementaire et médiatique ».

12h41 : Les députés LR vont déposer une motion de censure

Le patron des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob a annoncé ce mardi que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement à la suite de l’affaire Benalla, disant souhaiter que le gouvernement « s’explique ».

« Nous déposons une motion de censure, nous souhaitons que le gouvernement s’explique », or « le Premier ministre a répondu à notre demande qu’il s’exprime (au titre de l’article 50-1 de la Constitution) par une fin de non recevoir », a affirmé Christian Jacob lors d’un point-presse.

12h25 : Le directeur de cabinet de Macron, « fusible désigné à l’avance »

Le directeur de cabinet du président Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qui doit être entendu ce mardi après-midi par les députés, « semble être le fusible idéal, le fusible désigné à l’avance » dans l’affaire Benalla, a estimé Marine Le Pen. Le haut fonctionnaire n’aurait pas pu octroyer à Alexandre Benalla « toute une série de passe-droits s’il n’en avait pas été autorisé par son supérieur hiérarchique », a déclaré sur BFMTV la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN).

 

12h01 : L'affaire Benalla a des conséquences jusqu'à Moscou

Député (LR), Thierry Mariani indique sur Twitter que la Grande commission parlementaire franco-russe a été annulée en raison de l'absence de François de Rugy. Le président de l'Assemblée nationale est, en effet, retenu à Paris. « Devinez pourquoi ? », interroge Thierry Mariani.

11h55 : Premiers signes de tensions à La République en marche

Dans une interview à France Bleu, Paul Molac, député (LREM) du Morbihan assure que l'affaire Benalla lui rappelle « les heures sombres » de l'histoire. « Nous avons fait campagne sur le fait que la politique devait être plus propre, et je m’aperçois que c'est le pire du monde d'avant », tacle-t-il.

11h31 : Pour Rugy, une audition de Macron n'aurait « aucun sens »

François de Rugy a exclu, mardi sur France 2, une audition d'Emmanuel Macron par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla, estimant qu'elle « n'aurait aucun sens », le président de la République n'étant « pas responsable devant le Parlement ». Plusieurs responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, réclament depuis lundi l'audition du président de la République.

11h27 : Alain Gibelin va-t-il être réentendu ?

Cafouillages encore et toujours. Selon L'Express, la commission des Lois, siégeant en commission d'Enquête, aurait décidé de faire réentendre Alain Gibelin après son témoignage controversé de lundi soir. Dans un premier temps, le directeur de l'ordre public avait laissé entendre qu'Alexandre Benalla avait continué à participer à des réunions de travail malgré sa suspension par l'Elysée. Mais, ce mardi, il a indiqué qu'il s'était trompé dans un courrier adressé à Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission. « Il n'est pas impossible qu'on le réentende aujourd'hui ou demain », confirme Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission.

10h45 : Le directeur de l'ordre public revient sur son témoignage devant la Commission

Alexandre Benalla a-t-il continué à participer à des réunions de travail alors qu'il avait été suspendu par l'Elysée ? Après l'avoir affirmé, lundi soir, lors de son audition devant la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Alain Gibelin, le directeur de l'ordre public à la Préfecture de police, a écrit, ce mardi, à la présidente de la commission pour revenir sur ses propos. « Il explique qu'il avait mal compris la question [posée par Marine Le Pen] lors de son audition en raison du bruit dans la salle », indique une source parlementaire à 20 Minutes. Autrement dit, Alexandre Benalla aurait bien été suspendu par l'Elysée après la découverte des faits.

10h15 : Macron publie un message sur Twitter... au sujet de la Grèce.

Silencieux depuis le début de l'affaire Benalla, le président de la République a publié, ce mardi matin, un message sur Twitter au sujet de la Grèce, visé par de terribles feux de forêt. En grec dans le texte, le chef de l'Etat a rendu hommage aux victimes.

9h59 : Pour Olivier Faure, Gérard Collomb est totalement « disqualifié ».

« La question de sa survie au gouvernement ou pas est une question presque accessoire... » Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, n'a pas pris de pincettes, ce mardi matin sur RTL, pour qualifier l'attitude de Gérard Collomb lors de son audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale. «  M. Collomb, ministre de l'Intérieur, premier flic de France, l'homme le mieux informé de France, nous explique qu'il ne sait rien, qu'il ne connaît même pas M. Benalla, a tancé le responsable socialiste. Je pense que M. Collomb est totalement disqualifié. »

9h33 : Le gouvernement soumis aux questions à l'Assemblée et au Sénat.

Emmanuel Macron étant très en retrait depuis le début de l'affaire, les parlementaires de l'opposition vont donc s'en remettre à Edouard Philippe. Le Premier ministre devrait être soumis à un feu roulant de questions sur l'affaire Benalla, à 15h, lors de la traditionnelle séance de questions au gouvernement. « Ca va être chaud... », anticipe déjà Eric Coquerel, le député de la France Insoumise dans un article sur le sujet à retrouver par ici.

9h21 : Strzoda, Girier, Creusat, Crase... La galerie de portraits de l'affaire Benalla.

Qui est qui dans toute cette affaire ? Entre les fonctionnaires de l'Elysée, ceux de la préfecture de police et les policiers mis en cause, pas simple d'y voir clair dans l'affaire Benalla. 20 Minutes a donc dressé la galerie de portraits pour vous y aider.

8 h 38 : Pas d’audition du Président de la République devant la commission d’enquête du Sénat

Le débat fait rage dans le petit milieu des constitutionnalistes : le Président de la République, qui n’est pas responsable devant le parlement, peut-être être entendu par les commissions d’enquêtes parlementaires. Pour certains oui, pour d’autres non. Une chose est sûre, ce matin : la commission d’enquête du Sénat a décidé de ne pas le convoquer. C’est Philippe Bas, sénateur Les Républicains et président de la commission (qui commence ses travaux ce mardi avec Gérard Collomb) qui l’a annoncé sur LCI. Une décision prise pour « respecter la séparation des pouvoirs ».

8h21 : Le député LREM Gilles Le Gendre défend la non-communication d’Emmanuel Macron

Le porte-parole des députés macronistes et élu de Paris, Gilles Le Gendre a, ce matin, expliqué sur Europe 1 que si le Président de la République restait officiellement silencieux, c’était pour ne pas influencer l’enquête en cours sur l’affaire Benalla.

8h : Lancement du live sur la fascinante affaire Benalla

Bonjour et bienvenus sur « 20 Minutes » où nous suivrons tout au long de la journée les évolutions de l’affaire Alexandre Benalla​. Ce mardi s’annonce chaud puisque pour la première fois, le gouvernement devra répondre aux questions des députés puis des sénateurs. De son côté, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, sera auditionné mardi à 16h30 par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Seront également entendus la cheffe de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Monéger-Guyomar’ch, ainsi que Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur. Enfin Gérard Collomb a cette fois rendez-vous avec la Commission des lois du Sénat. Peut-être sera-t-il plus dissert que face à son homologue de l’Assemblée.