Affaire Benalla: L'ex-collaborateur n'a «jamais habité» au palais de l'Alma, selon l'Elysée

POLEMIQUE Une demande avait toutefois été acceptée, selon un porte-parole du Palais...

20 Minutes avec AFP

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La façade du palais de l'Alma, au 11 quai Branly, à Paris (Google Street View).
La façade du palais de l'Alma, au 11 quai Branly, à Paris (Google Street View). — GOOGLE

De quels avantages a bénéficié Alexandre Benalla? L'Elysée a démenti lundi soir que des travaux aient été envisagés pour réunir deux appartements afin de loger l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron dans une dépendance du palais, quai Branly à Paris, comme avancé par L'Express.

Selon l'hebdomadaire, un budget de 180.000 euros aurait été prévu afin de réunir deux appartements et en faire un duplex, d'une surface de près de 200 m². Le palais de l'Alma compte plus de 60 appartements de fonction où sont logés des proches collaborateurs de l'Elysée –c'est également là que vivaient Anne et Mazarine Pingeot sous François Mitterrand.

Demande acceptée courant 2018

Alexandre Benalla a lui-même déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans une dépendance de l'Élysée, quai Branly, d'après Le Monde. Alexandre Benalla «n'a jamais habité sur le site de l'Alma», a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'Elysée. La présidence confirme l'existence d'une «demande de logement» qui a été «acceptée dans le courant de l'année 2018»; logement que M. Benalla n'a «jamais occupé».

«En novembre 2017 il a été décidé pour le site de l'Alma d'une rénovation complète de quatre appartements» qui étaient «en mauvais état», selon la porte-parole qui «dément» la réunion de deux appartements ainsi que des chiffres «inexacts».

L'audition du directeur de cabinet attendue mardi

Les vidéos montrant Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, en train de frapper et malmener deux manifestants le 1er mai à Paris alors qu'il accompagnait les forces de l'ordre en tant qu'«observateur», ne cessent d'avoir des répercussions: le chef de l'Etat est sommé de s'expliquer, et les débats parlementaires sur sa réforme constitutionnelle ont été renvoyés à la rentrée.

L'Assemblée a entamé lundi les auditions de ministres et de hauts responsables policiers, suivis mardi par le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda.