Affaire Benalla: L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron n'avait «aucune autorisation de la préfecture de police», affirme Alain Gibelin

AUDITION Le directeur de l’ordre public à Paris a été entendu par la commission d’enquête ce lundi soir dans le cadre de l’affaire Benalla…

20 Minutes avec AFP

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Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron à Amiens le 26 avril 2017.
Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron à Amiens le 26 avril 2017. — Sarah ALCALAY/SIPA

Que faut-il retenir de cette audition ? Interrogé par la commission d’enquête ce lundi soir, le directeur de l’ordre public de la préfecture de police de Paris a donné sa version sur l’affaire Benalla. Alain Gibelin a d’emblée affirmé que l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, mis en examen pour avoir frappé et malmené deux manifestants le 1er mai à Pari, n’avait « aucune autorisation » pour participer à cette manifestation.

« Alexandre Benalla ne bénéficiait d’aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation » en tant qu'« observateur », a répété le contrôleur général Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC), auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

La version de l’Elysée contredite

Ce haut gradé, chargé notamment de la gestion des opérations de maintien de l’ordre lors des grandes manifestations, contredit donc la version du porte-parole de l’Élysée Bruno Roger-Petit qui, jeudi, avait affirmé qu’Alexandre Benalla bénéficiait d’une autorisation en tant qu'« observateur ». Ce dernier a également assuré lundi, dans un communiqué de ses avocats, avoir « été invité » par la préfecture de police de Paris.

Alain Gibelin a expliqué que cette invitation avait été accordée, sans en référer à sa hiérarchie, par l’un des trois cadres de la police soupçonnés d’avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits et mis en examen dimanche pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ».

« Un interlocuteur régulier »

Alexandre Benalla se prévalait « sur ses cartes de visite » de la « qualité de chef adjoint du chef de cabinet » d’Emmanuel Macron et était « un interlocuteur régulier » et « tout à fait crédible en apparence », a souligné Alain Gibelin, rappelant que le prédécesseur d’Alexandre Benalla sous le quinquennat de François Hollande avait le même titre.

Le haut gradé a confirmé les propos tenus plus tôt devant cette même commission par le préfet de police Michel Delpuech qui avait présenté l’ancien collaborateur du président comme un « interlocuteur connu, tandis que Gérard Collomb avait assuré plus tôt dans la journée ne pas connaître la fonction du chargé de mission.

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