Affaire Benalla: «C’est une maréchalade!»... Nouvel accrochage entre Marine Le Pen et des élus LREM

TENSIONS Les critiques de la présidente du Rassemblement national, sur la gestion par la présidente de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, ont suscité de vives réactions chez les élus de la majorité…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen (Rassemblement national) était présente ce lundi 23 juillet à la comission d'enquête dans le cadre de l'affaire Benalla.
Marine Le Pen (Rassemblement national) était présente ce lundi 23 juillet à la comission d'enquête dans le cadre de l'affaire Benalla. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

Les relations se tendent encore un peu plus depuis l'affaire Benalla. Seulement deux jours après son altercation avec Christophe Castaner, Marine Le Pen a eu ce lundi un accrochage avec des députés de La République en marche. A l’issue de l’audition du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, la présidente du Rassemblement national a dénoncé vigoureusement devant la presse un « copinage malsain » se retrouvant à ses yeux « dans la manière dont fonctionne cette commission d’enquête ».

Entourée d’autres élus de sa formation politique, dont Sébastien Chenu et Ludovic Pajot, elle a reproché aux LREM de bénéficier « de la part du lion » en termes de temps de parole. Elle a appelé la présidente de la commission Yaël Braun-Pivet (LREM) à mettre fin à sa « partialité » au risque que la commission tombe dans « la guignolade ».

Entrecoupant ses propos, Coralie Dubost (LREM) s’est insurgée contre ces « accusations très graves », son collègue Rémy Rebeyrotte répétant : « c’est une maréchalade ! ».

« Non, mais écoutez Monsieur, soyez poli »

Sur le fond, la députée RN du Pas-de-Calais a notamment affirmé que le préfet avait expliqué que « l’Elysée était responsable de tout et laissé sous-entendre qu’il y avait manifestement des procédures parallèles ».

« On n’a pas entendu la même commission », a lancé Rémy Rebeyrotte dans une atmosphère tendue, Marine Le Pen lui demandant de « laisser parler l’opposition ». « Gardez votre calme tout de même », a intimé le député. « Non, mais écoutez Monsieur, soyez poli », lui a-t-elle rétorqué.

D’autres élus d’opposition ont critiqué le pilotage de la commission​, Ugo Bernalicis (LFI) déplorant notamment que « tout le monde n’a(it) pas un temps de parole équivalent et que la règle du jeu change en cours de route ». Le socialiste David Habib a quant à lui glissé que ce serait bien de « rappeler les droits de l’opposition » à Yaël Braun-Pivet.

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