Affaire Benalla: «C’est un interlocuteur régulier», reconnaît Alain Gibelin, directeur de l'ordre public...

AUDITION Retrouvez les suites de l’affaire sur « 20 Minutes »… 

V.V., L.Br., V.R.B.

— 

Alain Gibelin (au centre) lors d'une conference de presse, organisée par le préfet de police, dans le cadre des festivités de la Saint-Sylvestre, le 30 décembre 2016.
Alain Gibelin (au centre) lors d'une conference de presse, organisée par le préfet de police, dans le cadre des festivités de la Saint-Sylvestre, le 30 décembre 2016. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Mercredi soir Le Monde a révélé avoir identifié en la personne d’Alexandre Benalla, le collaborateur d’Emmanuel Macron sur une vidéo où on le voit frapper un manifestant du 1er-Mai.
  • Alexandre Benalla, et l’employé de LREM Vincent Crase, filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai, ont été mis en examen dimanche, notamment pour « violences en réunion », a indiqué le parquet de Paris. Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, pour « détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection » et « violation du secret professionnel ». Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.
  • Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur doit être entendu par la Commission des lois de l’Assemblée nationale lundi à 10h.
  • Emmanuel Macron est sorti de son silence dimanche soir et a condamné des faits « inacceptables » lors d’une réunion de crise à l’Elysée. Selon le chef de l’Etat, qui prendra la parole publiquement « quand il le jugera utile », « il n’y a pas eu et il n’y aura pas d’impunité ».

A LIRE AUSSI

>> Gérard Collomb, un ministre de l'Intérieur au cœur de la tempête

>> Alexandre Benalla et les quatre autres suspects mis en examen

>> Avec l’affaire Benalla, le grand retour des théories du complot au 2nd, mais aussi 1er degrés

 

23h00 : Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. 

21h40 : « Le casque a été fourni à Benalla par le contrôleur général Laurent Simonin »

« A aucun moment, Alexandre Benalla n’a participé en tant qu’observateur » à une opération de police qu’il a dirigée. Il rappelle que le préfet n’a pas autorisé la présence de l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron sur le terrain. « Le casque a été fourni à Benalla par le contrôleur général Laurent Simonin, mis en examen dans cette affaire. Je n’ai aucune idée de la provenance » du brassard, dit en revanche le patron de la DOPC.

21h25 : Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC), est actuellement entendu par la commission d’enquête

« Monsieur Benalla est une personne connue d’un certain nombre de personnes de la DOPC (…) c’est un interlocuteur régulier », reconnaît Alain Gibelin. Préfet de police et patron de la DOPC n’avaient « aucune connaissance de la présence de Benalla sur le terrain », assure-t-il. Alexandre Benalla «ne pouvait ignorer les conditions dans lesquelles un observateur peut assister aux opérations de police ». Alain Gibelin explique avoir «informé » Benalla, quelques jours avant le 1er Mai, de la façon de procéder pour être autorisé à « venir » sur le terrain. C’est le préfet qui délivre cette autorisation. «Il était là de manière indue », ajoute-t-il. 

21h20 : Les policiers mis en cause vont être à nouveau entendus à l’IGPN

Selon « Le Parisien », les trois cadres de la préfecture de police de Paris sont convoqués à la « police des polices » dans le cadre de l’enquête administrative. Le commissaire Maxence Creusat sera entendu ce mardi matin, en présence du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Dans l’après-midi, ce sera au tour du commandant Jean-Yves Hunault, chargé de faire la liaison entre la préfecture de police de Paris et l’Elysée. Puis au contrôleur général Laurent Simonin, le plus haut gradé des trois, mercredi. Les trois policiers devraient être convoqués ensuite en conseil disciplinaire.

20h58 : Pour Manuel Valls, il ne s’agit pas d’une « affaire d’Etat »

L’ancien Premier ministre a estimé que l’affaire Benalla n’était pas une « affaire d’Etat » et jugé « irresponsable » la « mise en cause » d’Emmanuel Macron, tout en demandant des « sanctions exemplaires » et une « réorganisation » de la protection du chef de l’Etat « plus que jamais » sous l’égide de l’Intérieur. « Des actes graves qui méritent des sanctions exemplaires et une véritable réorganisation de la protection du président de la République », a écrit Manuel Valls sur son compte Twitter.

 

20h45 : Alain Gibelin, Directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), est le prochain à passer devant la Commission d'enquête à 21 heures

20h40 : Le directeur de cabinet de Macron Patrick Strzoda sera auditionné ce mardi par la commission d’enquête de l’Assemblée.

Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, sera auditionné mardi à 16h30 par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla, a-t-on appris de sources parlementaires. La Commission entendra également mardi la cheffe de l’Inspection générale de la police nationale, Marie-France Monéger-Guyomar’ch, ainsi que Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

20h : Benjamin Griveaux qualifie la Commission d’enquête parlementaire de « tribunal politique »

Le porte-parole du gouvernement a qualifié ce lundi l’enquête de la Commission des lois à l’Assemblée de « tribunal politique ». « Quand vous avez dès ce matin, avant même que les auditions ne se soient déroulées, le co-rapporteur, Guillaume Larrivé, qui explique qu’on a affaire à une milice parallèle, à une organisation souterraine, et que c’est une affaire d’Etat, moi je m’interroge sur la déontologie de cette commission », a-t-il déclaré sur LCI.

18h40 : Au Sénat, les sept premières questions au gouvernement porteront sur l’affaire Benalla

Preuve que l’affaire Benalla mobilise l’ensemble de la classe politique, les sept premières questions des questions au gouvernement (QAG) porteront sur l’affaire Benalla mardi au Sénat. « Chaque président de groupe va poser une question. Les sept premières questions seront réservées à l’affaire », a assuré Patrick Kanner, président du groupe socialiste.

18h32 : Un nouvel accrochage a eu lieu entre Marine Le Pen et des députés LREM

Deux jours après son altercation avec Christophe Castaner, Marine Le Pen a eu un échange tendu avec des députés LREM. Elle a reproché aux LREM de bénéficier « de la part du lion » en termes de temps de parole. Elle a appelé la présidente de la commission Yaël Braun-Pivet (LREM) à mettre fin à sa « partialité » au risque que la commission tombe dans « la guignolade ».

Entrecoupant ses propos, Coralie Dubost (LREM) s’est insurgée contre ces « accusations très graves » et « absolument fausses », son collègue Rémy Rebeyrotte répétant : « c’est une maréchalade ! ». « Gardez votre calme tout de même », a intimé le député. « Non, mais écoutez Monsieur, soyez poli », lui a-t-elle rétorqué. Ambiance.

17h24 : « Mascarade », « catastrophique », « un gag triste »… Les députés ressortent frustrés après l’audition de Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur a été entendu ce lundi par les députés de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Les explications du numéro deux du gouvernement n’ont pas convaincu les politiques, comme le montre l'article de notre journaliste Laure Cometti.

16h44 : Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon demandent l'audition de Macron

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont demandé ce lundi à l'issue de l'audition de Gérard Collomb par la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla que le président de la République soit à son tour convoqué par cette commission. 

 

16h30 : Les avocats de Benalla décrivent leur client « abasourdi »

« Monsieur Alexandre Benalla est abasourdi par l’utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers », écrivent ses avocats Me Laurent-Franck Lienard et Me Audrey Gadot dans un communiqué transmis à la presse. « Il a été accueilli et équipé par les services de police qui lui ont assigné différentes positions. » (...) «Témoin des agissements de deux individus particulièrement virulents et de l’apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place, Monsieur Benalla a pris l’initiative de prêter main-forte au dispositif en aidant à la maîtrise de ces personnes. Cette action vigoureuse mais menée sans violence n’a causé aucune blessure », ont-ils expliqué.

16h28 : Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler devant la Commission des Lois

La commission des lois du Sénat auditionnera jeudi à 08h30 le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler. Le directeur de cabinet de l'Elysée Patrick Strzoda et le secrétaire d'Etat Christophe Castaner seront également entendus.

16h22 : La présidente de la Commission des Lois vient de lever la séance

Cette levée met fin à l'audition du préfet de Police de paris Michel Delpuech, après 2h30 de questions. Prochaine personnalité auditionnée devant les députés : le contrôleur général Laurent Simonin.

16h17 : Mais de qui parle Michel Delpuech en évoquant « des copinages malsains » ?

Le député Stéphane Peu s’est risqué à poser la question. « Je me garderais bien de répondre à cette question. » Il affirme viser les liens de proximité entre les équipes de l'Elysée et de la police. « Quand on bascule d’un lien de proximité, de confiance, à des relations qui perdent leur lien de pureté, on prend un risque », répond le préfet de police de Paris.

16h11 : Michel Delpuech dit avoir évoqué le sujet avec Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron

15h39 : Michel Delpuech s’exprime sur le major de police qui encadrait Benalla

Alexandre Benalla avait déclaré avoir été invité par les forces de police. « Son accueil a été organisé sans que la préfecture de police le sache, c’est ce que j’ai appelé le "copinage malsain"».

Concernant les sanctions liées aux policiers qui n’ont pas empêché la violence d’Alexandre Benalla, qui lui a été postée de nombreuses fois, Michel Delpuech se veut très prudent. Il évoque la personnalité du major de police qui encadrait Benalla, un fonctionnaire en fin de carrière, très méritant, qui a connu un drame personnel il y a quelques années. « L’enquête ouverte par le procureur de la République répondra à ces questions. »

15h33 : Les deux manifestants violentés avaient «déclaré de fausses identités», indique le préfet de Police

Après leur interpellation, aucune poursuite n'a été menée. 

15h32 : Les deux manifestants violentés se sont constitués partie civile

L’homme et sa compagne qui ont été victimes des coups portés par Alexandre Benalla, le 1er mai place de la Contrescarpe, se sont constitués partie civile dans la procédure ce lundi, a appris 20 Minutes auprès de Sahand Saber, leur avocat. « Ils ne veulent ni révéler leur identité ni s’étendre sur les faits pour l’instant, indique l’avocat, confirmant une information de LCI. Ils veulent rester loin du tumulte de toute cette affaire. Mais ils souhaitent avoir accès à la procédure. » S’ils réservent leurs premières déclarations au juge d’instruction, l’homme et sa compagne souhaitent simplement que l’on retienne qu’ils ne sont « ni des Black Bloc, ni même des manifestants », assure encore leur avocat.
 

15h25 : Pas de proches de l’Elysée aux côtés des forces de l’ordre

Question du rapporteur de la Commission : « Monsieur Crase, lors du point de presse de la présidence, est mobilisé par le commandement militaire de l’Elysée. Est-ce qu’il y a eu des personnels sous l’autorité du commandement militaire de l’Elysée qui ont participé à des événements de cet ordre ? »

« A ma connaissance, non », répond Michel Delpuech

15h22 : A propos de la présence de Benalla dans le bus des Bleus

«Je peux vous affirmer que tout a été mené, et j'ai personnellement dirigé la séquence la plus sensible, sans qu'il n'interfère», affirme Michel Delpuech.

15h19 : A propos de la présence de Benalla sur le pont d’Austerlitz, plusieurs heures avant la vidéo

« Jamais, sur aucun écran, n’est apparu monsieur Benalla, je peux l’affirmer », explique Michel Delpuech. « J’ai vu cette image cette semaine, je pense qu’elle sera jointe à l’enquête en cours », répond Michel Delpuech à Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis, PC).

15h12 : L’enquête ouverte par le procureur apportera les réponses, indique Delpuech

Danièle Obono (LFI) interroge le Préfet de police sur les cérémonies du 8-Mai : Alexandre Benalla n’était pas présent lors de cette cérémonie, explique Michel Delpuech.

Concernant le 1er-Mai : "Il n’apparaissait pas à la vue des images telles que je les ai vues le 2 mai de phénomène de violence policière. Les forces de l’ordre sur place auraient-elles dû empêcher l’intéressé et quelle est la part de leur responsabilité ? L’enquête ouverte par le procurer de la République permettra d’établir la responsabilité précise des individus. Je l’avais alerté le matin du 19 juillet sur ce sujet."

15h07 : « Je n’avais pas son numéro de téléphone »

Le député des Pyrénées-Atlantiques demande au préfet s’il connaissait Alexandre Benalla. Le préfet nie toujours l’avoir connu mais avance qu’il y a une nécessité d’un « lien de confiance et de proximité » avec les équipes de sécurité de la présidence. Une position qu’il oppose à un « copinage malsain ». « Je n’ai jamais eu son numéro de téléphone dans mon téléphone portable. »

15h02 : Pour Delpuech, ce n’est pas la faute de la police

Une députée Modem pose la même question à Michel Delpuech qu’à Gérard Collomb plut tôt sur « le fait qu’un observateur du cabinet de la présidence de la République a personnellement frappé l’un des manifestants. Au-delà de la faute personnelle de l’intéressé, cela dénote d’un grave dysfonctionnement de vos services. » Non, répond Delpuech : « Ce n’est pas la faute de la police, mais d’un observateur qui s’est mêlé au service. »

14h59 : La préfecture de police n’a pas fourni le brassard de police à Alexandre Benalla

« Sur le brassard, la DOPC a fourni à monsieur Benalla le casque de protection seulement. Ce sont les informations dont je dispose », rappelle Michel Delpuech.

14h55 : Eric Ciotti se penche sur le port d’arme, une question « complexe »

« Quels sont les éléments qui vous ont conduit à accepter le port d’arme » d’Alexandre Benalla, demande Eric Ciotti. Un contexte « complexe », dit Delpuech. « Il y a deux régimes juridiques différents. L’un relève de la compétence du ministre pour répondre aux besoins des personnalités menacés. Le port est permanent. Ensuite des ports d’armes sont liés aux fonctions. C’est sur ce plan qu’est intervenue ma décision. La demande a été formulée par l’Elysée. J’assume cette décision. (…) C’était lié à la fonction auprès du chef de l’Etat, et non un port d’arme permanent. Il n’avait aucune qualité à porter une arme le 1er-mai », conclut-il.

14h50 : « L’IGPN n’est pas compétente » dans l’affaire Benalla, affirme Delpuech

« Avez-vous reçu des instructions de quiconque pour ne pas lancer l’enquête le 2 mai ? », demande une députée LAREM. Réponse de Michel Delpuech : « Une enquête IGPN doit être ciblée sur des fonctionnaires de police. Mais l’IGPN n’est pas compétente pour des personnes qui ne relèvent pas de la police nationale. » Il n'y a pas eu de pression, informe-t-il. 

14h47 : Les notes de la préfecture de police concernant Alexandre Benalla

Guillaume Larrivé (député LR) interroge le préfet de police de Paris sur ces notes : « Ont-elles été transmises à monsieur Collomb ? ». Réponse du préfet : « La note du 19 juillet, oui, la seconde non car elle n’indiquait rien de plus. »

Elles n'ont pas été transmises au cabinet de la présidence de la République.

14h43 : La première fois que Delpuech a rencontré Benalla…

« La première fois que j’ai rencontré Alexandre Benalla, c’est l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle. J’avais organisé une réunion pour discuter des conditions de sécurité de la soirée présidentielle. »

Il l’a revu lors de cérémonies (14 juillet, 8 mai) et lors de services plus conséquents (salon de l’Agriculture).

14h39 : « A ma connaissance, il n’y avait pas d’autre » observateur

Le préfet de police indique qu’il y avait deux observateurs seulement avec les forces de police : Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Un major les a accompagnés tout au long de leur présence avec les forces de l'ordre. Mais le préfet n'a pas eu connaissance d'un rapport sur les événements du premier mai. Un compte rendu sur les violences a toutefois été porté à sa connaissance le 2 mai en fin de journée. 

14h38 : « Je n’aurais pas refusé cette demande si elle m’avait été faite », assure le préfet de police

« En revanche, je l’aurais mis en garde contre des dérives », ajoute-t-il.

14h36 : Benalla était un « interlocuteur connu »

« Monsieur Benalla était un interlocuteur connu, j’ai connu monsieur Crase au moment des événements, je n’en avais jamais entendu parler », indique le préfet de police qui répond aux questions de la présidente de la Commission des lois. « Je le confirme, je dis la vérité. »

14h31 : Michel Delpuech veut réglementer la présence de civils aux côtés des forces de police lors de manifestations
Michel Delpuech veut permettre d’identifier de manière « claire » les personnes concernées. « J’ai fait mettre en place un dispositif technique resserré » afin de limiter l’accès aux images de vidéosurveillance.

« Cet épisode difficile pour la préfecture de police ne doit pas faire perdre de vue la qualité de son travail », conclut le préfet de police.

14h30 : Le préfet de police dénonce des « dérives inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain » devant la Commission des lois

14h28 : Michel Delpuech indique avoir saisi l’IGPN à la suite de révélations sur l’affaire Benalla

« Dans la soirée de mercredi, le commissaire a participé avec deux autres fonctionnaires, à une opération qui a permis de remettre à monsieur Benalla le double des enregistrements des événements de la place de la Contrescarpe. »

« Nous décidons de saisir le procureur de la République de ces événements. J’ai personnellement appelé François Molins pour lui indiquer que le rapport était parti. J’ajoute pour compléter que le lendemain, j’ai saisi l’IGPN des mêmes faits pour lesquels le Procureur de la République a ouvert une enquête. »

14h23 : Michel Delpuech explique qu'il n'a jamais été sollicité pour accompagner Alexandre Benalla dans ses équipes

 

A propos des investigations internes : « j’ai immédiatement interrogé le Directeur de l’ordre public et de la circulation pour savoir pourquoi Benalla était sur la place de la Contrescarpe. Il m’a dit qu’il n’en avait pas été informé. Je n’ai jamais, je dis bien jamais, été sollicité par qui que ce soit en ce sens.

 

Le DOPC m’a indiqué que sa direction avait mis à la disposition de monsieur Benalla un casque et un gradé de la police nationale pour l’accompagner tout le temps de sa présence à côté de nos hommes. »

 

« Mercredi 18 juillet, le directeur du cabinet du ministre m’informe qu’il a appris que la vidéo de monsieur Benalla allait faire l’objet d’un article du Monde. J’en prends connaissance et j’en informe le DOPC en lui indiquant que j’ai besoin de faire le point avec lui le jeudi matin. »

14h19 : Michel Delpuech indique que l'Elysée et Collomb étaient au courant

"Le 2 mai, après l'appel que j'ai reçu de la présidence de la République, qui m'a appris l'existence de la vidéo Benalla. Après cet appel, j'ai pris deux séries d'initiative. EN premier lieu, j'ai joint le directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur. Il m'a répondu que le cabinet était déjà informé et en liaison avec l'Elysée sur le sujet. Il était établi pour moi que le sujet était traité par l'autorité hiérarchique. 

Je me suis étonné auprès du cabinet du ministre de n'avoir pas été alerté par ses soins.

J'ai aussi lancé des investigations internes pour savoir pourquoi monsieur Benalla s'était retrouvé sur la place de la Contrescarpe alors que je n'en étais pas informé."

 

14h15 : Michel Delpuech continue d’expliquer le déroulement des faits le 2 mai

Avec mes proches collaborateurs, nous avons visionné la vidéo sur un grand écran dans le bureau de mon directeur de cabinet. Me revient alors à ce moment-là à l’esprit un épisode de la soirée du 1er-Mai.

 

En fin de journée, vers 20 heures, le ministre de l’Intérieur est venu à la préfecture de police pour faire un point sur les événements du 1er-Mai. Dans la salle de commandement, alors que nous faisions le tour des pupitres de tous les agents présents, j’ai découvert avec surprise, étonnement, la présence dans la salle de monsieur Benalla. Au moment de lui serrer la main « Vous êtes là ? », réponse : « j’étais sur le terrain ».

 

Je précise qu’à cette heure-là, les opérations de maintien de l’ordre se poursuivaient dans Paris.

 

14h12 : Michel Delpuech évoque le déroulement des faits dans son propos liminaire

"Le 2 mai au matin, après les évements du 1er-Mai [les graves débordements] j'ai été amené à intervenir sur Franceinter, puis sur BFM pour lexpliquer les faits et notre action. A l'issue de ces interviews, j'ai rejoint à la Place Beauvau pour une réunion d'Etat-major. Bien que me sachant en retard, j'ai tenu à m'y rendre. 
Après cette réunion, vers 9h45-10h, je suis rentré à la préfecture de police. Pendant le trajet, j'ai appelé mon directeur de cabinet pour faire le point sur les informations du matin. Il m'a indiqué que circulerait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des faits de violences policières. J'ai demandé à en savoir plus."

14h11 : « Je jure de dire la vérité toute la vérité », Michel Delpuech prête serment

L’audition est publique, le préfet de Paris n’a pas souhaité de huis clos.

14h09: Le préfet de police doit tenir un propos liminaire avant les questions des députés

13h57 : Le préfet de police de Paris doit prendre la parole à 14 heures devant la Commission des Lois

12h55 : Emmanuel Macron annule son déplacement sur le Tour

Le président devait se rendre mercredi sur l'étape reliant Bagnères de Luchon à Saint-Lary, l'Elysée a décidé d'annuler ce déplacement. Officiellement, ce changement de programme est lié au fait que le Premier ministre Edouard Philippe a déjà assisté la semaine dernière à une étape du Tour, a-t-on précisé dans l'entourage du président.

12h28 : L'audition de Gérard Collomb s'achève maintenant.

Yaël braun-Pivet vient de clore les débats après 2h30 d'audition.

12h26 : Jean-Christophe Lagarde (UDI), déçu lui aussi.

Jean-Christophe Lagarde (UDI) sort visiblement peu convaincu de l’audition. « Le ministre de l’interieur dit n’avoir pas eu connaissance d’un certain nombre d’elements, ce qui est inquiétant. De nombreuses questions sont restées sans réponse: comment Benalla a-t-il pu entrer dans  la salle de commandement le 1er mai ? C’est totalement incompréhensible ! Les prochaines auditions devront permettre de savoir qui dans la chaîne hiérarchique n’a pas fait son boulot. Par ailleurs, sur l’article 40, j’estime que c’était au ministère e l’intérieur d’informer le procureur , contrairement à ce que nous dit Gérard Collomb. »

12h24 : Les députés restent sur leur faim...

Alors que l'audition du ministre de l'Intérieur se poursuit, plusieurs députés ont déjà fait part aux journalistes sur place de leur déception. « Le ministre de l’interieur élude beaucoup, il découvre beaucoup de choses a posteriori et renvoie beaucoup vers l’Elysee et la Préfecture de police, assure Stéphane Peu, député (PCF). Cette audition a au moins un mérite : elle nous donne des pistes. Les auditions du secrétaire général de l’elysee et Des syndicats de polices s’imposent, ainsi que du patron du parti LREM. Une deuxième audition de Gérard Collomb s’imposera. Je pense qu’Il ne nous a pas tout dit aujourd’hui... »

12h21 : Collomb se défausse (encore) sur l'Elysée

« Nous avons demandé au Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de faire des vérifications, répond Gérard Collomb. Ensuite, le président de la République fait les choix qu'il croit devoir faire... »

Guillaume Larrivé, pour les Républicains, s'engouffre dans la brèche. « J'en tire la conclusion que c'est donc le président de la République qui a affecté M. Benalla à toutes ces missions... »

12h20 : Question de Marine Le Pen...

« Vous nous avez expliqué que nous sommes dans une situation de risque terroriste. Un garde du corps peut-il intervenir auprès du président de la République sans que le ministère de l’Intérieur ne fasse sur lui une enquête ? »

12h18 : Dix minutes de Dupont Aignan pour ... rien

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a pris la parole dix minutes pour demande si Gérard Collomb était bien sûr de ne pas se souvenir d'avoir rencontré Alexandre Benalla...

12h11 : Nouvelle question sur Philippe Mizerski

Alexis Corbière, député (LFI) revient sur le rôle de Philippe Mizerski, membre de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), chargé d'encadrer Alexandre Benalla ce jour-là. « Y a-t-il beaucoup de personnes chargées de faire le lien entre la préfecture de police et l'Elysée ? », demande-t-il. Gérard Collomb se contente de répondre qu'il ne connaît pas Philippe Mizerski. « Il y avait 40 personnes dans la salle de commandement. Je ne les connais pas toutes... »

12h08 : L'article 40 du Code de procédure pénale très discuté

Danièle Obono, pour la France Insoumise, revient encore sur la question de l'article 40 qui, rappelons-le, contraint chaque fonctionnaire à signaler au procureur de la République tout délit dont il aurait été le témoin. Gérard Collomb s'agace un peu. « J'ai déjà répondu cinq fois à cette question... »

Le ministre de l'Intérieur indique depuis ce matin qu'il revenait à l'Elysée de gérer le dossier. « Pour moi les choses étaient traitées », répéte-t-il.

12h04 : Nouvelle questions sur la radio donnée par Alexandre Benalla

Alain David, député Nouvelle Gauche de Gironde, demande, à nouveau qui a donné une radio à Alexandre Benalla. Gérard Collomb a déjà indiqué qu'il l'ignorait. Le député demande aussi si il est normal que Gérarrd Collomb a donné « une accolade » à Alexandre Benalla alors qu'il prétend ne pas le connaître.

« Quand je rentre dans une pièce, j'essaye de saluer tout le monde. J'essaye d'être urbain », rétorque le ministre, visiblement agacé.

12h01 : Quid des sanctions disciplinaires ?

Questions de Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche. « Vous avez dit avoir été rassuré quand l’Elysée vous a dit que des sanctions disciplinaires seraient prises. Il n’y a eu que des sanctions conservatoires finalement. Mais vous a-t-on parlé de sanction disciplinaire ? »

Réponse de Gérard Collomb : « Très exactement mon directeur de cabinet avait eu le directeur de cabinet du président qui lui avait dit que l’attitude de Benalla était inacceptable et qu’il en tirerait toutes les conclusions. Je regarderai le terme exact et je vous le ferai savoir... »

11h53 : Le Renault Talisman équipé d’un gyrophare.

Question d’un député (LR) sur les avantages accordés à Alexandre Benalla. Et notamment le véhicule Renault Talisman équipé d’un gyrophare dans la calandre. « Ce ne sont pas les services de l’Intérieur qui ont installé ce dispositif », répond Gérard Collomb qui en profite pour démentir que le nom d’Alexandre Benalla a pu circuler pour une candidature au poste de sous-préfet.

11h51 : Alexandre Benalla a peut-être pu venir au ministère de l'Intérieur.

Gérard Collomb affirme toujours qu'il ne le connaissait pas. Mais il n'exclut pas qu'Alexandre Benalla a « peut-être pu venir au cabinet du ministère de l'Intérieur » pour des réunions.

11h46 : Nouvelle question facile de LREM pour Gérard Collomb.

Une députée demande si les deux manifestants avaient commis des méfaits. « Elles ont jeté des projectiles sur les CRS », répond le ministre de l'Intérieur.

11h45 : Question de LREM sur les deux manifestants, victimes des coups.

« Sur les plaignants. Les personnes qui étaient concernées ont disparu après les événements. J’ai lu dans un journal qu’on les avait retrouvées et qu’elles voulaient témoigner. Cela permettra de connaître leur identité et, ensuite, de voir quelle est leur version des faits. »

 

11h42 : Quand Gérard Collomb fait sourire la Commission...

Le service vidéo de 20 Minutes a isolé l'extrait où cours duquel Gérard Collomb a fait rire la Commission lors de son audition. C'est à voir juste ici...

 

11h38 : Tous les groupes politiques ont eu la parole.

Après quasiment deux heures d'audition, tous les groupes politiques ont pu interroger Gérard Collomb. La présidente (LREM) de la Commission Yaël Braun-Pivet reprend la parole pour compléter.

11h33 : Gilbert Collard « à l'insu du plein gré » de Gérard Collomb

« Dans un souci de pluralisme le plus complet », la Commission donne la parole à Gilbert Collard, député (RN). « On a l'impression que tout se passe à l'insu de votre plein gré, attaque le député proche de Marine Le Pen. Mais avez-vous perdu votre connaissance ? »

Gérard Collomb répond, toujours calmement. « Ma connaissance, je la porte sur, euh..., le terrorisme par exemple. » 

11h29 : Gérard Collomb ne connaît pas Philippe Mizerski

Le ministre indique qu'il n'a jamais entendu parler de Philippe Mizerski, policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DPOM), qui accompagnait Alexandre Benalla, ce jour-là.

11h27 : Collomb s'en remet toujours à l'enquête de l'IGPN.

« Avez-vous diligenté une enquête interne pour savoir comment M. Benalla s’est rendu dans la salle de commandement de la Préfecture de police ? », demande le député de la France insoumise. « C’est l’objet même de l’enquête de l’IGPN... », répond, invariablement, le ministre de l'Intérieur.

11h25 : La parole est à La France Insoumise

Ugo Bernacilis, député (LFI), commence par lire l'article 40 du Code de procédure pénale qui aurait dû forcer le ministre de l'Intérieur, selon lui, à saisir le procureur de la République.

11h20 : Questions sur de possibles « interventions »

« Y a -t-il eu des interventions de M. Benalla auprès de votre directeur de cabinet pour des écoutes, des avancements, etc, etc. ? », demande Stéphane Peu, député (PCF) de Seine-Saint-Denis. Alexandre Benalla était proche de Jean-Marie Girier lors de la campagne électorale. Jean-Marie Girier est ensuite devenu directeur de cabinet au ministère de l’Intérieur. Alexandre Benalla est, lui, parti à l’Elysée.

Réponse de Gérard Collomb : « Je n’ai eu aucune connaissance de demande d’interventions de M. Benalla sauf pour le permis de port d’armes pour lequel nous avons donné une réponse négative. »

11h16 : « Je n'en sais strictement rien », poursuit Gérard Collomb.

Sur le poste de radio et le brassard dont bénéficiait Alexandre Benalla. « Je n’en sais strictement rien aujourd’hui, répond toujours calmement le ministre de l'Intérieur. C’est ce que devra déterminer l’IGPN. C'est pour cela qu'une enquête a été ouverte... »

11h14 : Nouvelle question sur la radio dont bénéficiait Alexandre Benalla.

C'est David Habib, député (Nouvelle Gauche), qui remet le couvert. « Savez-vous quand cette radio lui a été transmise ? Avec qui correspondait-il ? Nous le savons, ces échanges ont été enregistrés ? Nous demandons communication de ces éléments... »

11h09 : Question sur l'équipement d'Alexandre Benalla.

C'est Jean-Christophe Lagarde, le député (UDI) qui souhaite savoir qui a invité Alexandre Benalla à suivre la manifestation en qualité d'observateur. « Je n’en sais rien. (…) Ce qu’on me dit, c’est que le chef d’État major était au courant qu’il devait participer à la manifestation en tant qu’observateur », répond le ministre.

Selon Gérard Collomb, citant les notes de l’IGPN, le matin de la manifestation, quand il s’est présenté à la police, on lui a remis un casque. Mais ni le brassard ni la radio qu’on le voit porter sur les différentes vidéos ne lui ont été donnés le matin même.

11h04 : Gérard Collomb se défausse encore sur l'Elysée et la Préfecture

Questionné par la députée MoDem, Laurence Vichnievsky, sur les signes distinctifs appartenant à la police qu'arbore Alexandre Benalla, le ministre de l'Intérieur se défausse encore sur l'Elysée et la Préfecture de police de Paris.

« Je vous rappelle que le 2 mai, tant le cabinet de l’Elysée que la préfecture étaient informés. Je pensais que toutes les mesures appropriées avaient été prises. C’était à eux de prendre les mesures ! »

10h58 : Collomb confie avoir vu Macron ce week-end.

Interrogé par Eric Ciotti, le ministre confirme avoir vu le président de la République ce week-end. « Nous avons parlé de cette affaire le moins possible », lâche-t-il, provoquant les rires jaunes de la Commission.

« Le président de la République était plutôt préoccupé de l’avancement de la réforme constitutionnelle et du blocage de l’Assemblée [que de cette affaire] », poursuit le ministre, provoquant une nouvelle salve de rires dans l'assemblée. 

 

10h56 : Eric Ciotti (LR) passe à l'attaque.

Le député des Alpes-Maritimes enchaîne une quinzaine de questions afin de démontrer, plus que de questionner, qu'il existe « une police hors cadre ».

10h52 : Premières questions faciles pour Gérard Collomb...

En raison de son importance, le groupe LREM est le premier à poser une question à Gérard Collomb. Naïma Moutchou, députée du Val-d'Oise, lui demande de rappeler le « caractère exceptionnel » des violences du 1er mai.

10h50 : Gérard Collomb continue de se justifier.

« Je n'ai jamais évoqué avec le président le cas de M. Benalla. Nous avons des ordres du jour très précis. »

10h47 : Collomb assure n'avoir pas discuté de ce sujet avec Macron.

Interrogé à ce propos, Gérard Collomb assure qu'il n'a pas discuté avec le président de la République de ce sujet. 

10h46 : Guillaume Larrivé poursuit les questions.

C'est toujours Guillaume Larrivé, le vice-président (LR) qui soumet le ministre à un feu roulant de questions. Ensuite, chaque groupe aura la parole.

10h43 : Collomb se défausse sur l'Elysée et la préfecture de police.

Pour l'instant, ce qu'il faut retenir, c'est que le minstre de l'Intérieur se défausse sur l'Elysée, qui a été informée des faits du 1er mai et chargée de les gérer, et sur la préfecture de police qui a délivré a Alexandre Benalla un permis de port d'arme.

10h39 : Question sur le port d'armes d'Alexandre Benalla.

Gérard Collomb indique que trois demandes de permis de port d'armes ont été refusées par le ministère de l'Intérieur à Alexandre Benalla entre 2013 ert 2017. « Toutes ces demandes ont été refusées car il ne remplissait pas les conditions requises pour se voir délivrer une telle autorisation. »

Mais le ministre explique qu'une autorisation lui a été délivrée par un arrêté du préfet de police de Paris du 13 octobre 2017 sans que son cabinet en ait été informé. « J'ai découvert ça mardi dernier », lâche Gérard Collomb.

10h37 : Alexandre Benalla était dans la salle de commandement de la Préfecture.

Gérard Collomb confirme à la Commission qu'Alexandre Benalla était bien présent, après les événements du 1er mai, dans la salle de commandement de la Préfecture de police de Paris. Le ministre était également présent. « Mais il y avait une quarantaine de personnes dans cette salle », indique le ministre de l'Intérieur.

10h35 : Question de Guillaume Larrivé, vice-président (LR) de la Commission.

« Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ? »

« J’avais déjà rencontré M. Benalla lors, effectivement, de service d’ordre. Personnellement, je ne nle connaissais pas. Je croyais même que c’était quelqu’un qui faisait plutôt partie des services de police. J’ignorais sa qualité. La dernière fois que je l'ai vu, cela devait être à l’occasion de la Coupe du monde du football. »

10h33 : Gérard Collomb n'était pas au courant avant le 1er mai.

« D’abord, il est effectivement courant qu’un certain nombre de personne puissent demander à être observateurs dans des opérations menées par des forces de police. J’ai par exemple ici, je ne vous les montrerai pas, les photos de quelques uns d’entre vous en qualité d’observateurs... »

« Pour l’opération précise, je n’ai jamais été informé au préalable. J’ai constaté a posteriori les événements du 1er mai. »

10h29 : Les premières questions arrivent...

Yaël Braun-Pivet, présidente (LREM) de la commission des Lois ouvre le bal : « Je voudrais savoir si vous avez été mis au courant, en amont du 1er mai, si deux observateurs, travaillant à l’Elysée, allaient être présentes aux côtés des forces de l’ordre ? Est-ce quelque chose de courant ? Qui décide ? »

10h27 : Collomb rend hommage aux policiers et aux gendarmes.

Le ministre termine par rendre hommage aux forces de l'ordre. « Ce sont nos policiers et nos gendarmes qui doivent défendre les valeurs de la France ! »

10h24 : Le ministre explique pourquoi il n'a pas saisi la justice ou l'IGPN.

« Je m'étais assuré que tant la Préfecture de police que l'Elysée étaient destinataires des informations concernant M. Benalla », indique Gérard Collomb.

10h21 : « M. Benalla ne faisait pas partie des services de l'Intérieur »

Gérard Collomb précise qu'Alexandre Benalla faisait partie des effectifs de l'Elysée et non pas de ceux du ministère de l'Intérieur. Son directeur de cabinet lui a expliqué avoir signalé les faits à l'Elysée. « J’ai considéré que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté. Et donc, je ne les ai plus pris en compte. »

 

10h20 : Informé de l'existence de la vidéo en début d'après-midi.

Gérard Collomb indique qu'il a été informé de l'existence de la vidéo en début d'après-midi par le directeur de son cabinet.

10h18 : Le ministre détaille son emploi du temps du 2 mai.

Gérard Collomb en vient maintenant à détailler son emploi du temps du 2 mai. Réunions, interviews... Il assure que personne ne l'avait avisé, durant la matinée. de l'existence de la vidéo sur laquelle on voit Alexandre Benalla commettre ses méfaits.

10h15 : « Quel que soit le contexte, c'est inadmissible ! »

« Certaines personnes peuvent être autorisées à assister aux opérations de forces de l’ordre en qualité d’observateurs. C’est le cas de certains parlementaires, certains chercheurs, certains journalistes… Mais il ne saurait être question que quelqu’un puisse prendre une part active aux opérations de police. » Ce qu’a fait Alexandre Benalla, le 1er mai. « Quel que soit le contexte, c’est inadmissible », poursuit Gérard Collomb.

10h10 : Gérard Collomb prend la parole.

« Je ne vous dirai pas que c’est un plaisir. Mais je suis heureux d’être avec vous pour faire la lumière sur les événements du 1er mai. Je condamne avec la plus grande fermeté les actes de M. Benalla pendant et après les événements du 1er mai. Ils sont contraires à mes valeurs. »

Le ministre rappelle que la manifestation du 1er mai intervenait dans un contexte particulier entre l’occupation de l’université Tolbiac, les évacuations de Notre-Dame-de-Landes, etc...

10h08 : Gérard Collomb prête serment.

« Je jure de dire toute la vérité, rien que la vérité », assure le ministre de l'Intérieur.

10h06 : Environ deux heures pour mener cette audition.

Yaël Braun-Pivet, la présidente (LREM) de la commission des Lois, explique comment l'audition va se dérouler. Elle estime que cela pourrait durer « environ 2h, 2h30... » D'abord, Gérard Collomb devrait faire une déclaration liminaire avant de répondre aux questions que lui poseront les députés.

10h01 : Gérard Collomb est arrivé dans la salle de la commission des Lois.

Les députés ont pris position dans la salle. Le ministre de l'Intérieur est, lui aussi, arrivé. Son audition devrait commencer dans les prochaines minutes.

9h33 : Grosse affluence médiatique à l'Assemblée nationale.

En place à l'Assemblée nationale, notre journaliste politique Laure Cometti indique sur Twitter que de nombreux journalistes ont déjà pris position devant la salle de la commission des Lois qui va auditionner Gérard Collomb à 10h.

 

9h22 : Le rapport de l'IGPN attendu pour la fin de semaine, selon de Rugy.

Selon François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale, le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) devrait être remis en fin de semaine. « Le Premier ministre m'a indiqué qu'il serait communiqué immédiatement au Parlement », a indiqué François de Rugy sur France Inter.

Rappelons que trois enquêtes distinctes ont été lancées. En parallèle de l'enquête administrative menée par l'IGPN, une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris et deux enquêtes parlementaires menées par deux commissions, l'une au Sénat, l'autre à l'Assemblée.

9h09 : Macron est « calme » et « déterminé », selon Griveaux.

Changement de stratégie pour le chef de l’Etat. Silencieux jusqu’à présent sur l’affaire Benalla, Emmanuel Macron a décidé d’envoyer, ce lundi matin, ses principaux lieutenants dans les médias afin de diffuser ses propres éléments de langage. Sur RTL, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, est donc venu indiquer qu’Emmanuel Macron était « calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie » sur l’affaire Benalla.

9h : Benalla a également été bagagiste, selon Christophe Castaner

Les fonctions d’Alexandre Benalla semblaient particulièrement étendues à l’Elysée, comme l’indique le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Ainsi, selon Christophe Castaner, « Benalla avait des fonctions logistiques » quand il était dans le bus des Bleus. « Il s’occupait des bagages », a-t-il affirmé, sans rire, sur BFM TV.

 

8h55 : « Les images qu’on a vues sont inacceptables, choquantes », juge Muriel Pénicaud

Après Griveaux, et Castaner, Pénicaud. « Tout le monde est d’accord. Les images qu’on a vues sont inacceptables, choquantes. Le président de la République l’a exprimé aussi. C’est très clair qu’il ne peut pas y avoir d’impunité », a assuré la ministre du travail lundi sur France Culture. « C’est pour ça » que trois enquêtes - judiciaire, administrative et parlementaire - sont lancées, a ajouté Muriel Pénicaud. « Il faut attendre le résultat » de ces enquêtes pour que « toute la vérité soit connue ».

8h40: «L'affaire Benalla, c'est l'affaire d'un homme qui a eu un comportement inacceptable»

Les fidèles de Macron montent au front ce matin, avant l'audition de Gérard Collomb. Après Benjamin Griveaux sur RTL, c'est Christophe Castaner qui a fait un petit tour chez BFM TV. Pour lui, «l'affaire Benalla, c'est l'affaire d'un homme qui a eu un comportement inacceptable».

 

8h20: Petit moment détente en attendant l'audition de Gérard Collomb

Alors que la presse titre sur «Gérard Collomb sur le gril de l'Assemblée», savez-vous quel saint chrétien est mort en martyr sur un gril? Les réponses sont à fournir en commentaires. Le plus rapide aura toute la considération de 20 Minutes.

8h05: Macron «déterminé à ce que la vérité puisse être établie» 

Emmanuel Macron est «déterminé à ce que la vérité puisse être établie», assure Benjamin Griveaux, le porte-parole de l'Elysée.

7h40: Lancement d’un live pour suivre une journée très chargée

Bonjour à tous et bienvenue sur 20 Minutes pour suivre en direct les derniers développements de l’affaire Benalla. La journée s’annonce bien remplie puisque Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur sera auditionné par la Commission des lois de l’Assemblée à 10h ce matin. Il sera suivi à 14h par le préfet de police de Paris Michel Delpuech. Ces auditions seront publiques et retransmises.