Affaire Benalla: La commission d'enquête à l'Assemblée échoue à se mettre d'accord sur un calendrier d'auditions...

ACTU Retrouvez toutes les informations de vendredi sur l'affaire Alexandre Benalla en direct sur 20 Minutes...

Marie De Fournas

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Gérard Collomb, le 18/07/2018.
Gérard Collomb, le 18/07/2018. — PDN/SIPA

L’ESSENTIEL

  • ​Mercredi soir Le Monde a révélé avoir identifié le collaborateur d’Emmanuel Macron sur une vidéo où on le voit frapper un manifestant du 1er-Mai.
  • A la suite de cet incident Alexandre Benalla avait été suspendu de ses fonctions à l’Elysée pendant 15 jours et l’IGPN a été saisie ce jeudi par Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur.
  • Dans une deuxième vidéo diffusée ce vendredi, le collaborateur d'Emmanuel Macron s'en prend à une deuxième personne place de la Contrescarpe le 1er-Mai.

VIDEO​

 

22h30: Fin du live

C'est la fin du live concernant l'affaire Benalla. Merci de nous avoir suivis et rendez-vous demain pour de nouvelles infos sur cette histoire pleine de rebondissements.

22h : La commission d’enquête à l’Assemblée échoue à se mettre d’accord sur un calendrier d’auditions

Le bureau de la commission des Lois, dotée de pouvoirs d’enquête pour l’affaire Benalla, a échoué à se mettre d’accord vendredi soir sur un programme d’auditions, ont annoncé ses membres à l’AFP à la sortie d’une réunion houleuse. La majorité a proposé que Gérard Collomb soit entendu lundi matin alors que les oppositions ont exigé qu’il soit entendu dès samedi matin. La majorité a souhaité que seule l’audition du ministre soit publique alors que les oppositions ont réclamé que toutes les auditions le soient (fonctionnaires de police, etc...). L’Assemblée avait suspendu ses débats dans l’attente des résultats de ce bureau.

18h50 : Le parti de Benoît Hamon lance une pétition contre Gérard Collomb

Le journaliste de Libération, Rachid Laïreche, indique dans un tweet que le parti de Benoît Hamon, Générations, a lancé une pétition en ligne pour demander la démission du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 

18h04 : Edouard Philippe s’exprime... sans vraiment s’exprimer

Pressé par les journalistes, le Premier ministre s’est exprimé sur l’affaire : « il faut respecter les procédures en cours », a-t-il déclaré, indiquant qu’il répondrait aux députés lors des questions au gouvernement.

18h: Une nouvelle vidéo de Médiapart montre les faits selon un jour encore plus cru

Une nouvelle vidéo de Mediapart montre que le conseiller élyséen a donné un violent coup de pied dans le ventre à la victime de la place de la Contrescarpe, le 1er-Mai.Et qu'il a même ensuite fait procéder à l’interpellation du manifestant en question. 

 

17h55: Marine Le Pen demande à Emmanuel Macron de «s'expliquer»

«Les pratiques de l'Elysée semblent mettre en lumière la tentation de polices parallèles agissant en dehors de tout cadre légal», a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) dans une vidéo au ton très solennel.

«La question politique porte sur les conditions dans lesquelles ces actes ont été rendus possibles, comment, pourquoi et par qui ils ont été couverts et enfin ce qu'ils révèlent de la nature du pouvoir», a souligné la dirigeante du RN.

17h44: Gérard Collomb sera auditionné au Sénat mardi à 17h45

La commission, présidée par Philippe Bas (LR), «procédera à l’audition de Gérard Collomb (..) le mardi 24 juillet 2018 à 17h45, afin d’entendre ses explications sur les conditions de la participation d' Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du Président de la République, aux opérations de maintien de l’ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris, ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu’il y assumait au nom de l’État en collaboration avec les forces de sécurité», indique le communiqué.

17h21: Les images du jour d'Emmanuel Macron le montrent un poil tendu

 

17h15 : Les députés d’opposition réclament Edouard Philippe à l’Assemblée

 

Les députés des groupes d’opposition réclament la venue en séance du Premier ministre au sujet de l’affaire Benalla, multipliant rappels au règlement et demandes de suspension de séance lors de l’examen du projet de loi de révision de la Constitution. Matignon a déclaré que le Premier ministre devrait s’exprimer devant la presse après l’arrivée de la treizième étape de la Grande Boucle, prévue vers 17h30 à Valence.

17h: Le parcours de l'homme en infographie

 

16h45 : « Il n’était pas mauvais, bien au contraire », déclare Sébastien Lecornu sur Benalla

Entre 2010 et 2013, Alexandre Benalla a été gendarme de réserve sous les ordres de Sébastien Lecornu, actuel secrétaire d’Etat à la transition écologique. « Il n’était pas mauvais, bien au contraire », déclare ce dernier à Libération à propos de l’homme dont tout le monde parle ce vendredi.

16h30 : Pendant ce temps-là, Edouard Philippe tente de se changer les idées…

Le Premier ministre avait prévu de suivre le Tour de France en Isère et dans la Drôme ce vendredi aux côtés de Christian Prudhomme, le directeur du Tour. Il n’a donc pas changé de programme.

 

16h20 : Pendant la présidentielle, le ministère de l’Intérieur lui avait refusé un port d’arme

Selon Libération, le ministère de l’Intérieur a refusé à plusieurs reprises d’accorder un permis de port d’armes à Alexandre Benalla. « Les retours sur lui étaient édifiants, les policiers du SDLP (Service de protection des hautes personnalités) le décrivaient en Rambo », explique un haut fonctionnaire de Beauvau de l’époque à Libération.

15h45 : L’affaire paralyse l’Assemblée et la révision constitutionnelle

Le projet de révision constitutionnelle s’est retrouvé vendredi victime collatérale de l’affaire Benalla, les oppositions réclamant d’entendre Gérard Collomb avant de reprendre l’examen de cette réforme qui s’enlise.

Alors que quelque 1.470 amendements restent à débattre, la majorité a dénoncé en retour une volonté « d’obstruction » des oppositions, qui rejettent ce texte réduisant, selon elles, les pouvoirs du Parlement.

Comme une grande partie de la journée de jeudi, la matinée de vendredi dans l’hémicycle a consisté en une succession de rappels aux règlements et suspensions de séance.

15h03 : L’homme a su gagner la confiance de Macron

Au sein du siège de campagne d’Emmanuel Macron « Alexandre était le seul [du service de sécurité] à avoir accès au sixième », raconte au Monde un témoin de l’époque. « Macron est un vrai entrepreneur donc il sait déléguer, mais une fois qu’il fait confiance, il n’y a plus de contrôle », déclare plus loin un ancien du service d’ordre de 2016.

14h50 : La commission des lois du Sénat commencera ses travaux dès le 24 juillet

Les auditions des rapporteurs débuteront dès le mardi 24 juillet après-midi, indique un communiqué du Sénat. Ils entendront le préfet de police de Paris, le directeur général de la police nationale, le chef du service de la protection, les représentants des organisations professionnelles de policiers, le Défenseur des droits et toute personne susceptible d’apporter des informations utiles. Ces auditions se dérouleront à huis clos. La commission des lois entendra également Gérard Collomb dans le cadre d’une audition publique. Cette mission durera six mois.

 

14h42 : L’AFP confirme que le directeur de cabinet du président Macron a été entendu jeudi comme témoin

Plusieurs médias avaient précédemment donné l’information. Selon le compte Twitter Vie de cab, Patick Strzoda partira à la retraite dans moins de 3 mois.

 

14h36 : « Nous avons été très proches pendant deux ans », déclare Karim Achoui, à propos de Benalla

Alexandre Benalla était ami avec le sulfureux avocat Karim Achoui, radié du barreau de Paris. « Il n’a jamais été mon garde du corps. Nous nous sommes fréquentés pendant deux ans », déclare Karim Achoui à M6.

14h19 : « Peut-être qu’Alexandre Benalla a des dossiers sur Emmanuel Macron », déclare un expert de la communication

« Ne pas parler cela veut dire que l’on a peut-être couvert les événements, que l’on a peut-être quelque chose à cacher. Peut-être qu’on est tenu par la personne qu’on devrait dénoncer et qu’Alexandre Benalla a des dossiers sur Emmanuel Macron. C’est ça qui se dit en coulisses et c’est ça qui est insupportable parce que dans un régime comme La République en Marche basé sur l’exemplarité, tout fonctionnait bien », a déclaré sur BFMTV, le professeur en communication, Philippe Moreau Chevrolet :

14h06 : L’entourage de Martine Aubry s’est confié à l’un de nos journalistes

Gilles Durand, journaliste de 20 Minutes basé à Lille a interrogé l’entourage de la maire de Lille à propos d’Alexandre Benalla : « Martine Aubry ne se souvient pas particulièrement de lui, si ce n’est qu’il était discret. Elle précise que ce n’était pas son garde du corps personnel. Il avait été assigné à son équipe de sécurité par Eric Plumer à l’occasion des primaires. Ce n’est pas elle qui l’avait choisi. Elle se dit surprise que l’Elysée n’ait pas signalé le comportement de Benalla à la justice », déclare-t-il.

13h55 : Selon Le Parisien, Alexandre Benalla touchait près de 10.000€ par mois

Selon nos confrères, « Alexandre Benalla disposait également d’une voiture de fonction, un Renault Talisman équipé d’un 2 tons, pour ses déplacements professionnels ». Des informations non confirmées par l’Elysée.

13h34: Et hop, ça continue: Alexandre Benalla aurait aussi fait parler de lui à l'aéroport de Roissy lors du retour des Bleus

Selon M6, ce jour-là, l'homme aurait essayé «de prendre la main sur le dispositif de sécurité, normalement assuré par les gendarmes». Un commandant de gendarmerie lui aurait alors demandé qui il était. «Vous me manquez de respect», lui aurait répondu Alexandre Benalla en montrant son macaron portant le sigle de l’Élysée . 

13h26 : Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu hier soir par les enquêteurs

Une information de nos confrères de France Info. Cette audition libre a eu lieu dans le cadre de l’enquête préliminaire. Patrick Strzoda déclare avoir averti le président de la République des faits survenus le 1er-Mai.

13h18: Cette affaire inspire les comiques sur Twitter

 

13h06 : Selon Le Monde, Benalla serait logé dans une dépendance de l’Elysée

Selon le quotidien, qui a consulté un document administratif, Alexandre Benalla, serait logé depuis le 9 juillet quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée, dans le 7e arrondissement de Paris. Un beau logement de fonction ! D’autant plus étrange qu’il avait déjà été sanctionné à ce moment-là. Le quotidien affirme aussi que l’homme disposait aussi d’une voiture avec chauffeur.C’est là que François Mitterrand avait discrètement installé sa compagne Anne Pingeot et leur fille Mazarine.

12h55 : Les députés LREM commencent à réagir…

Étant donné la pression politique et médiatique, le licenciement d’Alexandre Benalla « était évidemment la seule issue possible », a réagi vendredi le député LREM Matthieu Orphelin. Au groupe LREM, « je pense que beaucoup attendaient que ce soit réglé dès hier », rapporte un « marcheur ».

12h47 : Une vidéo montrant une intervention musclée de Benalla auprès d’un journaliste refait surface

Publiée par la chaîne parlementaire, elle remonte à mars 2017, lors d’un meeting à Caen d’Emmanuel Macron. On y voit un journaliste de Public Sénat s’avancer à l’arrivée du candidat pour le prendre en photo. Il est alors ceinturé par le responsable de la sécurité, poussé et Alexandre Benalla lui arrache son accréditation. Choquée, la direction de la chaîne avait ensuite envoyé une lettre à l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron « au prétexte qu’il n’y avait aucune menace pour le candidat et qu’empêcher la presse de faire son travail relève de l’arbitraire », raconte le site de la chaîne. Un courrier qui n’avait pas été suivi d’effet.

 

12h44 : Gérard Collomb « condamne lourdement » les « agissements » de trois hauts gradés de la préfecture de police

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb « condamne lourdement » les « agissements » de trois hauts gradés de la préfecture de police soupçonnés d’avoir extrait des images de vidéo-surveillance et de les avoir transmises à Alexandre Benalla, a-t-il déclaré vendredi.

« Le parquet de Paris ainsi que l’Inspection générale de la Police Nationale ont été saisis afin de faire la lumière sur ces faits », a ajouté le ministère dans un communiqué.

12h26 : Pécresse fustige la réaction du gouvernement

 

12h20 : Des députés veulent que Gérard Collomb s’explique devant l’Assemblée

Ils ont accusé vendredi Gérard Collomb de « mensonges » sur l’affaire Benalla, demandant que le ministre de l’Intérieur, voire le Premier ministre, vienne s’expliquer devant l’Assemblée.«C'est le cœur de l'Etat qui est atteint. Nos travaux doivent cesser immédiatement, le Premier ministre doit venir s'expliquer devant l'Assemblée nationale», a ainsi tonné le patron des députés LR, Christian Jacob.

12h09 : Vincent Crase est placé en garde à vue

L’autre chargé de mission d’Emmanuel Macron également présent lors des violences du 1er-Mai Vincent Crase, a été placé en garde à vue en fin de matinée pour «violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public» et «usurpation de fonction», confirme à 20 Minutes le Parquet de Paris. Il accompagnait ce jour-là Alexandre Benalla. 

 

11h54 : Gérard Collomb était au courant des violences d’Alexandre Benalla dès le 2 mai, selon France Inter

Selon les informations de France Inter, Gérard Collomb a été mis au courant de l’affaire dès le 2 mai. Des sanctions étant prises le 3 mai à l'encontre d'Alexandre Benalla, le ministre de l’Intérieur pense que l’affaire est close. Mais selon France Inter : « au cabinet présidentiel, le nom d’Alexandre Benalla est évoqué en réunion, certains autour de la table considère que » si dans les 15 jours qui viennent l’affaire ne sort pas, elle ne sortira jamais ."Les conseillers du président font alors le dos rond, et espèrent, sans trop y croire, que l’affaire tombera dans l’oubli" ». 

 

11h47 : Les cafetiers de la place de la Contrescarpe refont la manifestation

Notre journaliste, Vincent Vantighem, est retourné là où la vidéo qui a fait polémique a été tournée le 1er mai. Hocine a monté le son de la télévision. Ce vendredi matin, le patron du café des Arts regarde les images de la manifestation du 1er mai qui défilent en boucle sur les chaînes d’info en continu. C’est devant son établissement qu’Alexandre Benalla s’est dirigé après avoir molesté des manifestants. « On ne l’a pas vraiment vu parce qu’on a fermé le rideau très rapidement, indique le cafetier. Les jeunes étaient sur la place et ils jetaient des bouteilles sur les CRS qui arrivaient de l’autre côté. C’était la panique alors on a rapatrié les clients dans le bar et on a attendu que ça passe. C’est la première fois que je vois ça sur cette place et je travaille ici depuis 1999. »

 

Très prisée des touristes, cette petite place du 5e arrondissement de Paris est envahie, depuis ce matin, par les journalistes. Invariablement, les cafetiers leur expliquent qu’ils n’ont rien vu et ont fermé leur rideau avant que les choses ne dégénèrent. « Moi, je me suis abrité dans mon magasin, raconte l’épicier. De toute façon, les jeunes n’auraient pas dû jeter des bouteilles et des chaises. Et l’autre [Alexandre Benalla] n’aurait pas dû être là. Il n’y a rien d’autre à dire… »

11h38 : Une voiture équipée de matériel policier

Selon BFMTV, le véhicule de fonction d’Alexandre Benalla était équipé de matériel policier. Le site de BFMTV relaye d’ailleurs une photo de ladite voiture où apparaissent des dispositifs lumineux en principe réservés à l’usage de la police.

 

11h25 : Benoît Hamon appelle à la démission de Gérard Collomb

Dans un communiqué, le chef du parti Génération. s appelle à la démission du ministre de l’Intérieur « dans les plus brefs délais ». « L’attitude du ministre de l’Intérieur déshonore le travail de milliers de fonctionnaires de police dont il a la responsabilité, elle met en cause nos institutions, l’autorité de l’Etat et la vitalité de notre démocratie. Gérard Collomb doit partir. »

 

11h20 : Alexandre Benalla est très connu dans le milieu policier

«Ce n’est pas la première fois qu’il vient sur un service d’ordre ou qu’il vient se mêler à des services de police» a déclaré sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale. Il est «régulièrement sur les dispositifs opérationnels, il pilote différentes choses, sans qu’on sache qui l’a mandaté pour ça. Il est temps que l’enquête vienne démontrer dans quelle mesure M. Benalla outrepasse et se permet de s’attribuer des responsabilités sur des services d’ordre alors qu’il n’en a aucune légitimité», a poursuivi le syndicaliste. 

11h15: Trois policiers suspendus

Trois policiers ont été suspendus à titre conservatoire pour avoir extrait des images de vidéo-surveillance de la Ville de Paris et les avoir transmises à Alexandre Benalla, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

11h10: Alexandre Benalla placé en garde à vue

Le collaborateur d'Emmanuel Macron a été placé en garde à vue vendredi matin à Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d'une vidéo le montrant frappant un manifestant le 1er mai, a annoncé le parquet de Paris.

11H00: L'Elysée va licencier Alexandre Benalla

La présidence de la République a «pris la décision d'engager la procédure de licenciement» d'Alexandre Benalla, pour des «faits nouveaux, qui sont constitutifs d'une faute commise, et qui font l'objet d'une procédure judiciaire», a indiqué l'Elysée.

10h50 : Bonjour, nous passons en live à la suite plusieurs révélations dans l'affaire Alexandre Benalla ce vendredi matin.