Affaire Benalla: L'Inspection générale de la police saisie, annonce Gérard Collomb

ENQUETE Le parquet a de son côté ouvert une enquête préliminaire...

20 Minutes avec AFP

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Alexandre Benalla au côté (à gauche) d’Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture
Alexandre Benalla au côté (à gauche) d’Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture — JEROME MARS/JDD/SIPA

Gérard Collomb a annoncé ce jeudi saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour éclaircir les règles encadrant la présence d’observateurs au sein des forces de l’ordre et déterminer les circonstances dans lesquelles un collaborateur de l’Elysée Alexandre Benalla a pu, sous ce statut, frapper un jeune homme le 1er mai.

« Pour savoir dans quelles conditions ceci s’est passé, j’ai demandé à l’Inspection générale de la police nationale de préciser quelles sont les règles pour l’accueil et l’encadrement de ces observateurs et s’il en existe, de vérifier dans ce cas précis qu’elles ont été mises en œuvre », a déclaré le ministre au Sénat, soulignant que M. Benalla et un deuxième homme, gendarme réserviste et employé de LREM, « n’avaient aucune légitimité pour intervenir » ce 1er mai.

Ce collaborateur d’Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à l’Elysée après avoir agressé un manifestant à Paris le 1er-Mai, selon un article du Monde mis en ligne mercredi soir.

Quinze jours de suspension

Le Monde, dont l’article est accompagné d’une vidéo de l’incident, affirme qu'«  Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République (…) équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, s’en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris ».

« L’homme casqué, visiblement hors de lui traine (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par derrière puis le frappe à plusieurs reprises », raconte Le Monde, qui affirme que « le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé que M. Benalla était bien l’homme de la vidéo ».

« Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que M. Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c’était lui », a déclaré Patrick Strzoda au quotidien, en précisant qu’il avait autorisé M. Benalla à participer « en observateur » à une intervention policière le 1er-Mai. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.

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