Nouvelle-Calédonie: Le Parti travailliste ne participera pas au référendum sur l'indépendance

VOTE Louis-Kotra Uregei, leader du Parti travailliste a dénoncé un « simulacre de référendum »...

20 Minutes avec agence

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Illustration urne et enveloppes. Vote.
Illustration urne et enveloppes. Vote. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

En Nouvelle-Calédonie, un parti indépendantiste minoritaire proche de l’extrême gauche appelle à boycotter le prochain  référendum sur l'indépendance du 4 novembre prochain, rapporte Europe 1.

Ce référendum sur l’indépendance de l’île, officiellement « consultation sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté », fait partie d’un processus de décolonisation par étapes entamé en 1998, lors de la signature de l’accord de Nouméa.

Un scrutin qualifié de « farce électorale »

Réuni en congrès extraordinaire ce samedi 14 juillet, le Parti travailliste (PT) a appelé les citoyens à ne pas se rendre aux urnes. « Tous les comités communaux, à l’unanimité, ont souhaité qu’il n’y ait pas de participation du Parti travailliste (PT) au prochain référendum », a déclaré à la presse Louis-Kotra Uregei, président du parti et ancien syndicaliste.

« C’est tout sauf un référendum d’autodétermination et il n’est pas question pour nous, représentant le peuple colonisé, de nous associer à une farce électorale », a dénoncé Louis-Kotra Uregei, en déplorant « qu’il y ait autant de non Kanak que de Kanak » qui puissent voter lors de ce scrutin. Pour le leader du PT, « tout a été fait pour que le peuple concerné soit de plus en plus large », ce qui a selon lui « dénaturé » le sens de ce référendum.

« Nos militants iront à la pêche »

Louis-Kotra Uregei a également dénoncé « la majorité non indépendantiste qui n’a jamais respecté le peuple kanak […]. Le 4 novembre, nos militants iront à la pêche ou joueront aux boules, mais on ne participera pas à ce simulacre de référendum », a-t-il assuré.

Le leader du Parti travailliste a cependant soigneusement évité d’employer le mot « boycott », le mot d’ordre qui avait été donné lors d’élections territoriales en novembre 1984. Ces élections avaient marqué le point de départ de plusieurs années de violences meurtrières entre Kanak et caldoches loyalistes.

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