Diplomatie: A Moscou pour la finale du Mondial, Macron va rencontrer Poutine

DIPLOMATIE Bonus diplomatique à la finale du Mondial, Emmanuel Macron, venu soutenir les Bleus à Moscou, va rencontrer son homologue russe...

L.C. avec AFP

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Emmanuel Macron et Vladimir Poutine le 25 mai 2018 à Saint-Pétersbourg.
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine le 25 mai 2018 à Saint-Pétersbourg. — Mikhail Metzel/AP/SIPA

De passage à Moscou pour voir les Bleus affronter la Croatie en finale de la Coupe du monde, Emmanuel Macron va en profiter pour rencontrer son homologue russe. Un entretien bilatéral avec Vladimir Poutine est prévu ce dimanche de 14h à 15h (heure française) au Kremlin, juste avant le match.

Les deux dirigeants ont décidé de se voir lorsqu’ils se sont croisés pour la demi-finale des Bleus mardi. Pour l’Elysée, cette rencontre, la quatrième entre les deux hommes, arrive « au bon moment ».

La Syrie au programme

Elle « survient dans un contexte important, après le sommet de l'Otan et avant la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Elle permettra de faire le suivi de la très longue et positive rencontre des présidents français et russes à Saint-Pétersbourg, sur les coopérations bilatérales et les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l’Iran, malgré nos divergences », selon la présidence.

L’un des sujets principaux sera le règlement politique du conflit en Syrie, où la France a mis en place un mécanisme de concertation avec la Russie, pour tenter de rapprocher les initiatives russo-turques et celles des Occidentaux. « Ce mécanisme, nous le faisons fonctionner et il permet de bâtir des convergences, notamment sur l’aspect humanitaire », soulignent les conseillers de la présidence.

La France tente de rapprocher les positions entre le groupe d’Astana (Russie, Iran, Turquie) et le « small group » sur la Syrie (Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, France, Arabie Saoudite, Jordanie, Egypte).

Inquiétudes des Européens après l’affaire Skripal

Quant à la rencontre Trump-Poutine prévue lundi à Helsinki, elle est « normale » et pourrait permettre de faire avancer les efforts de désarmement, estime la France. Elle reflète le souhait de Donald Trump « d’établir un contact avec le président russe », en dépit de l’enquête aux Etats-Unis sur une possible ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016.

Le président américain doit aussi compter avec des alliés européens « évidemment très inquiets de l’attitude russe » après l’affaire de l’ex-espion Skripal et l’annexion de la Crimée, avertit Paris.

Emmanuel Macron avait répondu à l’invitation de Vladimir Poutine en se rendant à Saint-Pétersbourg fin mai dernier, un an après la visite du dirigeant russe à Versailles, en mai 2017.

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