Rassemblement national: «En l’état», le parti va disparaître «fin août», estime Marine Le Pen

PARTI Les juges français ont saisi, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés du FN, deux millions d’euros d’aide publique qui devait être versés au parti…

H. B.

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Marine Le Pen, présidente du parti Rassemblement National.
Marine Le Pen, présidente du parti Rassemblement National. — Frederic BUKAJLO/RTL/SIPA

Le Rassemblement national (RN) est-il en train de vivre ses dernières heures ? « En l’état, le parti est en cessation de paiement fin août, il va donc disparaître. C’est donc une condamnation à mort », a déclaré ce mercredi matin Marine Le Pen, invitée de la matinale de Jean-Pierre Elkabbach sur CNews.

Les juges français ont saisi, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés du Front national, 2 millions d’euros d’aide publique due au RN (ex-FN), qui risque la cessation de paiement et crie à l'« assassinat politique ».

« On ne peut pas préparer de rentrée politique »

« Sur un soupçon, sans déclaration de culpabilité d’un tribunal, sans jugement, deux magistrats condamnent à mort le premier parti d’opposition de France », a-t-elle lancé, estimant qu’il y avait « des juges politisés dans notre pays et un Syndicat de la magistrature qui fait de la politique. »

« A l’heure actuelle, on ne peut pas préparer de rentrée politique, on ne peut pas louer de salle, on ne peut pas imprimer de tracts. C’est une violation extrêmement grave », a estimé la patronne du RN.

Une cagnotte populaire

Le Rassemblement national a décidé de faire appel de cette saisie. « Si la décision en appel intervient en septembre ou en octobre, nous serons morts depuis deux mois », a expliqué Marine Le Pen.

Le parti d’extrême droite a également lancé une cagnotte populaire à laquelle peuvent participer tous les Français qui seraient attachés « à la démocratie et au pluralisme ». « Si un autre parti politique avait subi ça, je serai venu à son secours ». .