Assistants présumés fictifs du Front national : L’eurodéputé Bruno Gollnisch mis en examen

JUSTICE «Mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire», a fait valoir l’eurodéputé…

20 Minutes avec AFP

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Bruno Gollnisch, eurodéputé FN, à Lyon le 30 janvier 2015.
Bruno Gollnisch, eurodéputé FN, à Lyon le 30 janvier 2015. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK AFP

L’eurodéputé RN (ex-FN) Bruno Gollnisch a été mis en examen ce vendredi par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance » pour l’emploi présumé fictif entre 2005 et 2015 d’assistants parlementaires.

« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi l’élu. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir. Les assistants concernés sont Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna.

« Un délit d’escroquerie au jugement », selon Bruno Gollnisch

Bruno Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé.

Le 7 mars, le tribunal de l’UE à Luxembourg a rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320.026 et 275.984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.

Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu début juin Rassemblement national (RN), et sa présidente Marine Le Pen pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.

Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le FN en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et Louis Aliot.