Mais quand Emmanuel Macron va-t-il (enfin) présenter son plan de lutte contre la pauvreté?

PAUVRETE  «La misère n’attend pas», enrage le Secours catholique...

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron, le 26 juin 2018 au Vatican.
Emmanuel Macron, le 26 juin 2018 au Vatican. — Alberto PIZZOLI / AFP

Il est pourtant très attendu. «Les arbitrages ne sont pas rendus» pour le plan pauvreté, dont l a présentation était un temps pressentie pour la semaine prochaine  mais qu'il faut «continuer d'approfondir», a-t-on appris mercredi de sources gouvernementales concordantes.

« C’est une grande déception, alors que les propositions sont là, que la plupart des arbitrages étaient faits, a expliqué au Monde  Véronique Fayet, présidente du Secours catholique. La misère n’attend pas et on va perdre une année. »

«Le plan n'est pas totalement ficelé. Le président mature encore sur ce sujet», a déclaré l'une de ces sources en précisant que l'Elysée n'avait à ce jour pas fixé de date pour sa présentation.

Ca dépend aussi des résultats de l'équipe de France

«Les arbitrages ne sont pas rendus, il faut continuer d'approfondir le plan», a ajouté une autre, rappelant qu'«aucune date n'avait été donnée» initialement pour le dévoilement de cette statégie «très attendue», selon les mots de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn. Agnès Buzyn avait souligné mercredi sur LCI que la présentation allait «peut-être» dépendre aussi des résultats de l'équipe de France à la Coupe du monde de football. «Nous verrons si l'équipe de France» se qualifie pour la demi-finale programmée mardi, a ajouté Agnès Buzyn, en évoquant dans ce cas une question de «disponibilité» d'Emmanuel Macron, qui s'est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s'ils arrivaient à ce stade de la compétition.

Des grandes lignes dévoilées lundi?

«Le football n'est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c'est sûr qu'on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot», a pointé une source gouvernementale en plaidant pour donner à ce plan «une vraie exposition». Quelques grandes lignes du plan pourraient cependant être dévoilées lundi par Emmanuel Macron lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Figure notamment une mesure qui pourrait encore faire l'objet d'arbitrages: la possible recentralisation du financement du RSA, qui échoit pour l'instant aux départements, au même titre que d'autres aides sociales.

Avec la hausse des bénéficiaires, notamment du RSA, les départements demandent depuis plusieurs années une participation accrue de l'Etat. Regroupés au sein de l'Association des départements de France (ADF), ils ont claqué la porte mardi des négociations avec l'Etat dans le cadre de la Conférence nationale des territoires (CNT).

«Si le président annonçait lundi lors du Congrès que l'Etat récupère les compétences sur le RSA, cela serait d'une part logique et d'autre part serait interprété comme un geste positif par les départements», a commenté mercredi auprès de l'AFP le président de l'Association des petites villes de France Christophe Bouillon (PS), présent lui mercredi à Matignon à la réunion de l'instance de dialogue de la CNT.