Les députés Insoumis refusent d'entendre «le monarque» Macron et vont boycotter le Congrès de Versailles

POLEMIQUE Alexis Corbière refuse d'«être un pot de fleurs de la communication présidentielle»...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon pendant la fête à macron
Jean-Luc Mélenchon pendant la fête à macron — GERARD JULIEN / AFP

«Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d'écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu'il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l'ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous».  Les députés du groupe de La France insoumise  ont confirmé mardi qu'ils boycotteraient le Congrès convoqué lundi à Versailles, a indiqué Eric Coquerel, après la décision du groupe dans la matinée.

Alexis Corbière (LFI) avait déjà laissé entendre lundi qu'une telle décision serait prise, dénonçant l'exercice du discours du «monarque présidentiel» devant le Congrès, sans interpellation possible des parlementaires. Il avait remis fortement en question sa présence pour ne pas «être un pot de fleurs de la communication présidentielle».

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le chef de l'Etat peut prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et «sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote».

Pas une première pour LFI

Les 17 députés du groupe piloté par Jean-Luc Mélenchon avaient déjà refusé de se rendre au Congrès l'an dernier  pour écouter le discours du chef de l'Etat, dénonçant là aussi la «monarchie présidentielle». Lors de cette réunion, le 3 juillet 2017, Emmanuel Macron avait fixé le cap de son action pour le quinquennat, annonçant notamment la réforme des institutions.

Les parlementaires communistes, qui avaient aussi boycotté la rencontre, ont en revanche confirmé leur présence cette année mais ils prêteront auparavant «le serment de défendre une République démocratique», devant la salle du Jeu de paume, et appelleront à «un référendum» sur la réforme des institutions. Au lendemain de la réunion du Congrès débutera à l'Assemblée l'examen du projet de loi constitutionnelle «pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace».