Marine Le Pen «réjouie» de sa relation «apaisée» avec son père

FAMILLE La cheffe de l’extrême droite s’est affichée ce week-end aux 90 ans de Jean-Marie Le Pen…

R. G.-V. avec AFP

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Jean-Marie et Marine Le Pen ne s'affichaient plus ensemble depuis des années.
Jean-Marie et Marine Le Pen ne s'affichaient plus ensemble depuis des années. — VALERY HACHE / AFP

Le clan Le Pen réuni en l’honneur du patriarche Jean-Marie Le Pen :  voici une photo qu’on avait plus vue depuis vingt ans. C’était ce week-end, à l’occasion de la fête des 90 ans de l’ancien président du Front national. Ce mardi matin, Marine Le Pen, brouillée avec son père depuis plusieurs années, s’est expliquée au micro de RTL sur cette réconciliation.

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), s’est « réjouie » de la relation, selon elle désormais « apaisée » qu’elle entretient avec son père Jean-Marie Le Pen, avec qui elle s’est affichée samedi après des années de conflits politico-familiaux. « Il y a deux aspects dans notre relation, il y a un aspect politique et il y a un aspect familial : l’aspect politique ne se réglera pas puisque nous sommes en désaccord et, vous le savez, les divergences sont profondes et elles le resteront. »

Exclusion de « son » parti en 2015

« Mais, évidemment, je me réjouis qu’on arrive sur la voie de l’apaisement dans notre relation familiale, a-t-elle indiqué. Je m’en réjouis, bien entendu. La fille que je suis s’en réjouit beaucoup », a-t-elle ajouté. Les deux autres filles de Jean-Marie Le Pen, Yann et Marie-Caroline, avec laquelle il était aussi fâché depuis de nombreuses années, étaient également présentes à cette fête d’anniversaire, avec Marine Le Pen.

Après lui avoir succédé à la tête du parti d’extrême droite en 2011, Marine Le Pen s’était peu à peu éloignée de son père, en lui reprochant ses outrances et provocations alors qu’elle entendait « dédiaboliser » le Front national. En 2015, elle avait fini par exclure son de sa formation politique. S’en était suivie une bataille à la fois judiciaire, politique et médiatique. Acide, le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 avait notamment expliqué dans ses mémoires publiés en mars, à propos de sa benjamine, qu’il avait « pitié d’elle ».

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